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dimanche 23 juillet 2017

Portrait de Marianne Estène Chauvin, présidente du groupe Belles Rives à Juan les Pins, la passagère devenue commandant de son paquebot

 

Rencontrer Marianne Estène-Chauvin, c’est rencontrer le Belles Rives et toute son histoire. Elle est à la fois passionnée et imprégnée par l’esprit du Belles Rives, qui est une histoire de famille, une histoire de cœur, un lieu cosmopolite et de vie tenu par les grands parents de Marianne, Boma, d’origine russe et Simone, d’origine anglo-turque dès 1929. C’est là que Marianne passait toutes ses vacances étant jeune, c’est là où se trouvent ses plus beaux souvenirs, empreints de travail, de vie et de plaisir.

Vacances pour Marianne rimaient avec action, puisqu’elle a profité de tous ces moments passés dans l’hôtel familial, conçu comme un paquebot, les pieds dans l’eau, pour découvrir tous les aspects de la vie d’un hôtel. Partir à 5 heures du matin avec le chef de l’économat* pour faire le marché, tâter la viande ou le poisson ; gérer la caisse ou plier le linge... Pas de tâche ingrate pour Marianne, chaque activité répondait à sa soif de découverte et surtout à sa curiosité. D’autant que les moments passés avec le chef de l’économat* sont l’occasion d’écouter les souvenirs et anecdotes concernant son grand-père disparu, dont elle admire tant l’œuvre et surtout l’âme visionnaire. Curiosité est certainement un des maîtres mots de cette femme de tête et de cœur, puisque c’est cette personnalité qui l’a poussée à entreprendre des études d’arts à Paris.

Rien ne la prédestinait à reprendre la « maison » familiale, son oncle et ses frères en étant les héritiers naturels (et surtout des hommes), et son père s’étant éloigné de l’hôtellerie en s’installant à Paris. Elle travaille donc dans une galerie d’art à mi-temps, parallèlement à ses études. Puis vient le temps du départ au Maroc, où elle se marie, donne naissance à son fils, et reste 10 ans, pendant lesquels elle tient sa propre galerie d’art.

1986 marque son retour en France, et surtout son retour sur cette Côte d’Azur chère à son cœur. Cette installation près du Belles Rives est le tournant de sa vie, puisque ce sera le départ de sa carrière dans l’hôtel familial. Venue pour aider son oncle Casimir dans la gestion de l’hôtel, elle enchaine les petits boulots au Belles Rives, s’en imprègne de façon concrète. Peu à peu, Marianne prend et apprend les responsabilités de direction. Puis vient le temps des remises en question. Pas question, inconcevable même pour Marianne de modifier la structure de ce diamant brut, en cassant pour reconstruire ; elle préfère le valoriser et focalise sa communication sur l’histoire de l’hôtel et surtout sur la vie des années 30 avec le couple Fitzgerald, icône de l’établissement. C’est son premier succès : valoriser auprès des clients ce qui l’a tant séduite et ramenée au Belles Rives.

Lorsqu’en 1999 la question de vendre ou de conserver l’hôtel dans le patrimoine familial se pose, hors de question pour Marianne de laisser partir le lieu de sa jeunesse et qui perpétue l’image Belle Epoque d’une Riviera parfois oubliée. La bataille s’engage alors pour pouvoir racheter l’hôtel, car elle n’est pas seule héritière, et difficile de convaincre les financiers de l’époque. Un banquier lui donne sa chance, et elle la saisit : le Belles Rives sera le sien !

Au décès de son oncle, Marianne se retrouve seule ; elle qui est revenue dans l’hôtel familial pour l’hôtel, certes, mais aussi et surtout pour l’amour de cette famille d’hôteliers et de cette vie à la Belle Epoque. Du jour au lendemain, à elle de reprendre les rênes de ce lieu qui la fait tant vibrer. Une nouvelle victoire, mais teintée de nostalgie, elle qui a partagée tant de bonheurs familiaux dans cet hôtel.

Quelques années plus tard, c’est le Juana, hôtel presque voisin, construit seulement 2 ans après « son » Belles Rives, qui s’offre à elle, avec les mêmes complications financières, mais avec succès comme toujours avec elle. Chaque épreuve est transformée, chaque handicap pour certains devient un défi et un succès pour elle. Marianne travaille avec son cœur, et avec toute sa force. Elle fait donc du Juana le parfait compagnon du Belles Rives, en proposant les services que la structure du Belles Rives lui interdit (piscine, salles de séminaires…).

Elle tient tant à préserver ce patrimoine sans pour autant se montrer conservatrice. Marianne est amoureuse de sa Riviera, celle du Cap d’Antibes des années folles, mais avec la modernité qui l’habite. Son secret ? Avoir su concilier son amour du Belles Rives avec sa passion pour l’art qui lui donne toute la hauteur et le regard nécessaires pour gérer deux établissements de caractère et pour accueillir une clientèle parfois connaisseuse d’art. En somme, le métier nourrit son intérêt pour l’art et pour toute forme de culture.

Selon elle, pour épouser l’univers de l’hôtellerie, il n’y a qu’un chemin : celui de la curiosité. Qu’on soit ou non diplômé, l’hôtellerie est un des rares univers où il est possible de gravir les échelons, si on est suffisamment curieux et passionné. Il faut se donner corps et âme et surtout oser tenter, oser vouloir avancer. La transmission et le compagnonnage existe toujours dans l’hôtellerie, un secteur où les portes sont ouvertes à ceux qui veulent les pousser !

* Le responsable de l’économat est responsable de la gestion des stocks dans les cuisines d’un restaurant, il a un rôle essentiel dans le restaurant puisque c’est lui qui passe les commandes.

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