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mardi 15 octobre 2019

Liquidation Amoma : c’est la faute à tous les méchants géants

 

Hier sortait la nouvelle de la liquidation d’Amoma. Dans la nuit, la page d’accueil du site amoma.com a affiché un message concernant sa cessation d’activité.

Voici le contenu :

Les méchants OTAs et géants du web

Voici donc que la liquidation incombe aux méchants comparateurs qui appartiennent aux très vilains OTAs. C’est vrai que parmi ceux qui vendent activement des chambres d’hôtels (il existe pléthore de comparateurs spécialisés en vols secs) :

  • trivago appartient à Expedia Group
  • Kayak (et ses filiales Sidestep rachetée en 2007, Swoodo en 2010, Jabo & Checkfelix en 2011 et HotelsCombined en 2018), Momondo racheté en 2017 appartiennent à Booking Holdings
  • Skyscanner appartient à Ctrip depuis 2016
  • Hipmunk a été acheté en 2016 par le géant du voyage d’affaires Concur
  • sans oublier Don Corleone Google dont la montée en puissance a tardé puis est devenue fulgurante
  • seul TripAdvisor est « indépendant » des grandes marques suite à sa séparation d’Expedia et son introduction en bourse en 2011
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Les Bed Banks, sourcing N°1 d’Amoma

Quand on parle de concentration, il faut également se souvenir de la concentration côté Bed Bank où Hotelbeds est devenu n°1. Sans ces Bed bank, il n’y aurait jamais eu de Planigo ni d’Olotels ni d’Amoma...

En effet, ces Bed Banks obtiennent des hôtels des tarifs ultra compétitifs et destinés à être revendus offline et pour des segments opaques. Sauf que les Bed Banks ont sciemment ouvert les vannes de ces tarifs privés à la vente en ligne en B2C...

Le cas HotelBeds

Côté HotelBeds, les sites de type Amoma ont bien évidemment fait partie des sujets abordés en one-to-one avec Carlos Muñoz lors de la conférence MarketHub Europe à Istanbul en mai 2019. Carlos Muñoz a reconnu que ces sites avaient permis aux Bed Banks (dont Hotelbeds et ses acquisitions récentes) de croître fortement pendant une période et a assuré avoir compris l’impact sur l’hôtellerie, conduisant Hotelbeds à permettre aux hôtels de refuser de vendre en B2C online et ayant (enfin) fait la chasse aux reventes en cascade (un client d’HotelBeds qui revend à Amoma ou consort, ou qui revend à un client qui revend lui même à Amoma). De source interne, le volume d’Amoma pèserait moins de 1% du volume d’affaires d’Hotelbeds en 2019. Ce n’est pas beaucoup, néanmoins on parle de plusieurs dizaines de millions d’euros. Même si Hotelbeds ne recouvrait pas ces sommes, il n’y aurait pas de quoi fragiliser Hotelbeds.

Ce qu’ont fait les vilains géants du web Expedia, Booking, Ctrip, Google, TripAdvisor...

Si les avis mentionnant « Amoma + arnaque » se comptent par centaines, c’est de la faute des méchants OTAs qui envoient chez Amoma les vilains clients.

Si les hôtels voyaient arriver des clients avec des résas qu’ils n’avaient jamais reçues, c’est de la faute des méchants OTAs et des vilains Bed Banks.

Si Amoma diffusait des informations inexactes sur des milliers d’établissements, c’est de la faute des méchants OTAs.

Si le service client d’Amoma est une plaie depuis des lustres, c’est de la faute des méchants OTAs.

Si Amoma s’est instauré « agence de voyages » sans souscrire les garanties (pour les clients) adéquates, c’est la faute des méchants OTAs qui ne se sont pas cotisés pour les aider.

Si les avis dithyrambiques (à propos d’Amoma NDLR) ont envahi le web par vagues successives, c’est la faute des méchants OTAs qui rédigent des faux bons avis.

Conclusion

On connaissait la mauvaise foi des dirigeants d’Amoma. Ils en apportent aujourd’hui l’illustration.

Preferente parlait hier d’un CA annuel d’un demi milliard d’euros. Sur 7 ans, ce sont donc plusieurs milliards d’euros qui sont passés par Amoma et de facto des marges en centaines de millions d’euros dont certains ont du être bien planqués, par exemple à Hong Kong (cf. Global Travel Market Ltd)

Parmi ces personnes, certains en sont à leur 3e faillite : Planigo en 2010, Olotels en 2012 puis Amoma en 2019.

Nul doute qu’ils vont (ou ont déjà) créer une nouveau pirate du web, en langage simple : une machine à cash du même acabit !

 
 
 
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