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lundi 19 novembre 2018

Les hôteliers parisiens n’ont besoin de personne pour pousser les clients chez AirBnB

 
 

Il y a quelques jours se tenait le salon SIAL à Villepinte et de très et trop nombreux hôteliers parisiens se sont à nouveau « lâchés » avec des prix affolants : entre 500 et 600 € par nuit, hors petit déjeuner, dans des dizaines de 3* parisiens.

SIAL, Nouvel An,… : tout est prétexte à prendre les clients pour des vaches à lait

Au palmarès des excuses de ceux qui défendent ce « c’est l’jeu ma pov’Lucette » : « la SNCF ou les compagnies aériennes en font autant », « c’est l’offre et la demande », « ça compense les jours où c’est vide »…

Un échantillon :

Nuit du 23 au 24 octobre 2018 à Paris

Ah ces p... d’avis client

Après avoir facturé 500 ou 600 € les 10 ou 11 m2, il ne faut pas s’étonner de prendre des avis calamiteux dans la foulée.

A ce niveau de prix, le client peut en effet être exigeant, il peut s’étonner de devoir porter ses bagages soi même, de ne pas avoir de room service, d’avoir une moquette ayant bien vécu, d’avoir du linge de toilette au grammage léger, d’avoir des joints de douche ou de baignoire ragoutant, d’avoir un distributeur de jus de fruits ou des couverts jetables au petit déjeuner, etc, etc, etc...

D’autres villes ont combattu l’égoïsme primitif

La compétition est rude entre les destinations en mesure d’accueillir de gros évènements : Paris, Londres, Barcelone, Berlin, Prague, Cannes, etc… et certains évènements ont déménagé, le coût global et exhorbitant étant quasiment toujours dans le top 3 des motifs de départ.

Les comportements manifestement abusifs de certains prestataires (transporteurs, VTC, salle de congrès, location de matériel, hébergements…) ont de facto un impact sur la facture globale d’un évènement : certes ce n’est pas l’organisateur qui paie 100% des frais, néanmoins ils impactent de plein fouet ceux que l’organisateur veut voir : les VI-SI-TEURS. Effrayer les visiteurs avec des pratiques de surfacturation systématique a un impact évident : il fait hésiter ou fuir les exposants, et sans exposants, le salon au mieux réduit son impact et au pire disparaît (dans une autre ville).

Hôteliers et organisateurs de salon sont donc sur le même bateau et devraient avoir le même objectif, celui de ne pas couler.

Quant aux abus pour le Nouvel An, au lieu de revenir à Paris, nombreux sont les touristes à privilégier d’autres capitales plus lointaines pour le même prix global (incluant le transport NDLR).

Parmi les hôteliers, des grincheux du tourisme

De nombreux hôteliers font penser à ces cousins grincheux qu’on ne voit qu’aux banquets de famille : ils arrivent en retard, moquent la décoration et les couverts, critiquent la qualité des ingrédients, assassinent le menu, s’essuient les mains sur la nappe et quand tourne la corbeille d’un hypothétique pourboire pour le personnel, râclent les pièces jaunes qui leur restent d’avant le passage à l’euro et s’étonnent de voir des grimaces face à tant de générosité.

Qu’ont-ils fait pour ce grand banquet du tourisme dont les invitations et la participation financière émanent des autres membres de la grande famille du tourisme que sont :

  • les institutionnels du tourisme, qu’ils soient locaux, régionaux ou nationaux
  • les attractions de tous types : musées, théâtres, expositions, foires, parcs d’attraction…
  • les grands magasins et les associations de commerçants
  • certains verticaux comme le monde de la mode
  • la mairie
  • les agents de voyage, qu’ils soient en ligne comme Expedia ou hors ligne
  • les voyageurs eux même qui racontent les plaisirs qu’ils ont pris à venir à Paris
  • etc…

Les hôteliers sont nombreux à se plaindre des commissions qu’ils paient aux OTAs alors qu’ils n’ont eux même aucune ou quasiment aucune action commerciale pro-active pour leur propre établissement. Alors de là à faire du marketing et du commercial pour la destination, faut pas rêver !

Le renouveau de l’hôtellerie parisienne et ses néo-4* aux chambres de 12 m2

Depuis quinze ans, les rénovations d’hôtels à Paris ont été nombreuses. Avec les normes de classement à peine laxistes, des 3* sont devenus 4* d’un coup de baguette magique, sans avoir touché à la superficie de la chambre ni des communs : un peu de déco, et hop le tour est joué. Trop de ces 4* ont des chambres de 12 à 14 m2 aux salles-de-bains où entrer à deux exige des talents de contorsionniste.

Côté petit-déjeuner, on trouve encore des buffets avec de purs produits industriels, du pain caoutchouteux, du jus de fruit bien reconstitué dans un distributeur imposant et moche, du café 1er prix, etc… Ça n’est pourtant pas difficile de trouver un bon boulanger dans Paris ! Ah oui mais ça coûte cher

Côté prix, nombreux sont ceux à osciller entre une centaine d’euros et 700 ou 800 € en fonction de l’occupation, comme s’il était normal de pratiquer des écarts de prix de 1 à 8, parfois plus.

Le "YIELD", nouveau rite liturgique

Dans un monde laïc et matérialiste, le profit instantané est devenu LA religion du moment. Le yield est l’osculatoire des temps modernes, cet objet qu’il faut baiser frénétiquement et à toute heure pour assurer son ascension au paradis.

Le yield, c’est comme le chocolat : un plaisir subtil quand on déguste un grand cru, ou juste une goinfrerie quand on le dévore déguisé en Nutella dégoulinant d’huile de palme.

La pré-autorisation à tort et à travers

Bien évidemment, pas de yield qui se respecte sans une utilisation obsessionnelle de la pré-autorisation, sans aucun respect pour le client a qui on raconte des calembourgs sur "ça dépend de la relation que vous avez avec votre banque" pour justifier l’injustifiable et parfois illégal : prendre une pré autorisation à J-10 ou J-15 pour une réservation flexible annulable sans frais jusqu’à J-2 est purement et simplement illégal. Quand rien n’est indiqué dans les CGV, prendre une préauto est illégal, point-barre !

Et quand par fainéantise on refait le coup de la préauto au check-in puis on redemande la carte du client au check-out, on a en fait bloqué 3 fois la somme sur la carte de paiement du client. Le client qui voyage peu ne se rend pas compte de la supercherie. Celui qui voyage beaucoup voit sa ou ses cartes de paiement bloquées pour plafond atteint ou provision insuffisante sans aucune raison. Le client n’est pas banquier et ce n’est pas son rôle que d’être la marionnette de l’hôtel.

Cet article de 2012 est toujours d’actualité : Du bon usage de la pré-autorisation

L’hôtellerie, un emblème de l’ancien monde

Dans un monde de l’entreprise obsédé par l’OPEX qu’imposent les géants du web au lieu du CAPEX qui a gouverné le monde depuis des siècles, l’hôtellerie est une des industries qu’on ne peut pas OPEXiser à outrance : la rentabilité des murs d’un hôtel se compte en décennies, pas en mois ni en année. Quant à la valeur du fonds de commerce qui peut facilement atteindre 6 fois le CA à Paris, on se doute bien qu’il ne va pas s’amortir rapidement.

On pourrait donc se dire qu’être hôtelier à Paris, c’est agir sur le long terme, c’est s’inscrire dans une dynamique de marathon par équipe. A-t-on déjà vu un marathonien faire varier sa vitesse de 1 à 8 ? C’est pourtant ce que les ayatollahs du yield nous assènent ! Comme s’ils allaient pouvoir tenir ce rythme sur la durée !!!

Haro sur Airbnb

A les écouter, tout est « la faute à AirBnB », ce vilain trublion qui permet à de très vilains propriétaires de gagner de l’argent.

La fiscalité de l’économie collaborative commence enfin à se réguler. Les autorisations administratives sont désormais la règle à Paris. On peut donc dire que les choses sont en train de se régler et vont prochainement atteindre un point d’équilibre.

AirBnB ne paie pas beaucoup d’impôts en France, à l’instar de Booking, Expedia, Amazon, Apple et même Total, un groupe pourtant bien français qui sait « optimiser » comme on dit dans les milieux avertis. On ne peut quand même pas reprocher à ces acteurs d’utiliser les outils d’optimisation que la loi leur offre ! Ceci dit, quand on voit le poids des impôts/taxes/cotisations/etc qui pèsent sur les français et sur les entreprises françaises, faire des « économies » sur ce sujet est un principe de bon sens !

Dans un contexte de croissance du nombre des visiteurs et de taux de remplissage élevés dans Paris, il faut une dose conséquente de mauvaise foi pour accuser AirBnB de piquer les clients des hôtels. Sans AirBnB, jusqu’où iraient nos braves égoïstes ? 800 € la nuit en 3* pendant le SIAL ? 1.000 € ? 1.500 € ?

Les co-propriétaires des immeubles où sévit AirBnB subissent de vrais dommages et de vrais désagréments, eux ! Et on ne parle pas des gens qui ne parviennent plus à se loger dans Paris à l’année par pénurie de biens en location : pour ceux qui sont nés dans Paris (et pas qu’eux d’ailleurs), le désagrément d’habiter en banlieue est QUO-TI-DIEN !

Conclusion

A la campagne, on comprend que pour récolter de beaux fruits au fil des ans, il faut prendre soin de son verger, de sa terre, de son irrigation, et le protéger de la maraude ou des oiseaux. A Paris, on pense « presque » que les fruits poussent dans des cageots, bien rangés par taille et la queue toujours en l’air…

TOUS les acteurs du tourisme sont sur le même bateau et personne ne peut tirer la couverture à soi, surtout quand il n’a participé à rien dans la promotion de sa ville. Même si la pilule peut être dure à avaler, il va bien falloir que les hôteliers parisiens se mettent à travailler main dans la main avec AirBnB, Expedia, les musées, la mairie, etc…

 
 
 
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    Les commentaires


    1. le 1er novembre à 14:05, par MILLON

    Très bon article.

    Juste un petit bémol sur le fait que les hôteliers ne participent en rien à la promotion de la ville. Nous reversons tout de même la taxe de séjour.

    Elle est payée par le client vous allez me dire. Au même titre que la TVA je vous répondrai.

    Sylvain MILLON
    Hôtelier au Mans

    2. le 1er novembre à 14:11, par TH

    Merci Sylvain. Cet article concerne les enfants gâtés du tourisme français . Ailleurs, on est bien obligé de se comporter correctement.

    Collecter une ou plusieurs taxes n’est en aucune manière un acte de promotion de sa ville, sa destination, son pays. C’est d’ailleurs illégal de ne pas le faire !

    Faire la promotion de sa destination, c’est investir du temps et de l’argent pour faire du marketing en amont des séjours des clients.

    Payer une commission à Booking n’est manifestement pas un acte de promotion non plus.

    3. le 1er novembre à 14:35, par Christophe

    Félicitations ! Merci de dire les choses.

    4. le 1er novembre à 18:25, par Guy WELTER

    Je suis un hôtelier de Province et au vu des prix pratiqués par certains hôtels pendant le SIAL, je suis pris d’un doute.
    Etes-vous certain que le prix affiché correspond bien au séjour d’une nuit ou ne s’agit-il pas d’un prix correspondant à un minimum de séjour imposé (par exemple 3 nuits ou plus durant le SIAL ?)

    5. le 1er novembre à 18:29, par TH

    @Guy Welter
    Il s’agit de prix à la nuitée et pour certains il y avait même un minimum de nuitées
    Ce genre de comportement survient en général 2 à 3 fois par an

    6. le 2 novembre à 13:47, par Steuermann oliver

    Très bonne analyse comme d’habitude.
    faits effectifs
    il serait intéressant aussi d’analyser le forcing que fait AIRBNB sur nous, les hôteliers et les groupes d’hôtels en nous rencontrant depuis quelques semaines sur Paris...

    7. le 3 novembre à 13:55, par Plezza Directeur hôtel IDF

    Votre article ou du moins l’analyse que en faite est top et majoritairement vraie. Mais je crois que les hôteliers Parisiens travaillent déjà main dans la main avec les OTA’S, en témoigne votre capture d’image et les tarifications qui vont avec.
    Ne seraient-ils pas complices ? Vous semblez mettre en avant le modèle Airbnb. Mes inquiétudes sont les suivantes : les propriétaures tirent ils vraiment profit ? Airbnb est vraiment un modèle qui vas durer dans le temps selon-vous ?
    Je dirais comme @ Guy Welter que SIAL c’est pas tous les jours non plus quoi.
    Ne dit-on pas souvent qu’à événement spécial tarif spécial (yield). La base du mercantilisme l’offre et la demande. Se faire une marge spéciale en période spéciale une fois ou deux dans l’année ne veut pas dire dire pratique linéaire.

    8. le 3 novembre à 15:20, par TH

    @Plezza Directeur hôtel IDF
    1. combien d’hôteliers travaillent avec les OTAs le pistolet sur la tempe ? EN le disant autrement, combien ne rêvent que d’une chose, foutre ces OTAs à la porte ?
    2. combien d’hôteliers vendent plus cher sur les OTAs que sur leur propre site ? la capture d’écran y répond...
    3. complices ? non, juste réactifs au lieu d’être pro-actifs. Ils ne font que suivre le mouvement en mode Panurge
    4. Airbnb reflète un changement de modèle de société. Qu’il s’agisse de Airbnb, Birbnb, Cirbnb... le modèle est désormais présent. Il est d’ailleurs plus que logique d’optimiser l’utilisation des ressources. C’est à la campagne que ça prend tout son sens, là où la clientèle est rare et ne permet pas vraiment d’en vivre. En ville, ça permet de gommer les pics d’activité d’une part, et d’accueillir des gens qui n’iraient de toute façon pas à l’hôtel d’autre part
    5. si 500 ou 600 balles les 10 m2, c’est parfaitement normal car c’est juste une fois de temps en temps, alors tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

    C’est donc normal d’avoir une amplitude tarifaire de 1 à 8 ou 10.

    Imaginez quand votre médecin va faire la même chose : un jour ce sera 23 euros et le jour où il y a beaucoup de grippe, ce sera 170 ou plus...

    Imaginez quand votre boulanger va faire la même chose : pour le nouvel an, la baguette va valoir 8 euros. Allez, arrondissons à 10 euros.

    Etc, etc, etc... car c’est bien ce monde que vous voulez en cherchant des justificatifs à l’inexcusable

    9. le 6 novembre à 00:36, par Lesage - Grand gite , forêt de Rambouillet

    Pour la Ryder Cup nos clients étaient étonnés que nous leur proposions le tarif ordinaire car " à Saint Quentin en Yvelines les tarifs des hotels ont été multipliés par 3 pendant la semaine sainte du golf mondial" .
    On ne savait même pas ce qu’était la "Ryder Cup" avant que nos clients nous en parlent. Ca nous apprendra à refuser d’aller au pince-fesses annuel de l’office de tourisme.
    Vous avez peut-être raison de remettre les pendules à l’heure concernant les dommages économiques supposés ou réels causés par AirBnb au petit cénacle de l’hôtellerie parisienne. Mais pour rester objectif, votre article aurait dû mentionner que, exception faite de la Mairie de Paris, c’est dans ce cénacle que se sont trouvées les personnes les plus déterminées à tailler des croupières à une multinationale qui a complètement perdu la tête le jour où elle a voulu transplanter dans l’hôtellerie puis dans la location de vacances, le même business model qu’elle avait inventé avec succès pour une toute autre activité à savoir le partage de logement.

    Vous décrivez à juste titre les nuisances sonores insupportables pour les co-propriétés mais il n’y a pas que les co-propriétés en ville qui sont potentiellement concernées : les banlieues résidentielles le seront bientôt si ce n’est pas déjà commencé. ( A suivre )

    10. le 6 novembre à 17:10, par RM ANONYME

    @TH

    En tant que RM je suis globalement d’accord avec votre article (même si je le trouve légèrement exagéré). "Assassiné" son client par un prix exorbitant sur un salon est une stratégie court-termiste et déloyal surtout à l’heure du digital où l’on sait que le prochain acte d’achat sera motivé par les commentaires clients laissés sur les différents sites d’avis (Trip, OTA’s...)

    Par contre il y a quelques absurdités que je me dois de relever. Notamment l’exemple du boulanger qui ne peut en rien appuyer vos propos.
    En effet le Revenue Management (ou Yield) n’est applicable que si capacité (ici nbr de chambres) est fixe. On peut donc considérer que nous travaillons sur un produit périssable. Hors le boulanger, en cas de période de pic d’activité, peut lui augmenter sa production afin de répondre à la demande.
    Cet exemple ne peut donc etre utiliser.

    Autre chose ,vous dites : "2. combien d’hôteliers vendent plus cher sur les OTAs que sur leur propre site ? la capture d’écran y répond..."
    En quoi est ce un problème ? Ceci est d’ailleurs autorisé depuis la loi Macron de 2015. Cela ne bénéficie t’il pas au client finalement ? Pourquoi ne pas accorder une remise au client plutôt que de reverser 20% de com aux OTAs

    Aussi j’ajouterais que Airbnb conseille depuis longtemps ses clients en terme de stratégie pricing et a en interne un service de Revenue Management de plus en plus structuré.

    Enfin il y a souvent des articles lorsque les prix s’envolent pendant des périodes comme le SIAL ou encore en 2016 pendant l’EURO mais j’ai rarement lu d’articles lorsque ces mêmes RMs ont su baisser les prix pour attirer une nouvelle clientèle. Car oui sans cette culture RM, nous aurions encore des tarifs linéaires quelques soit la saison ou le jour de la semaine. Ne peut on pas aujourd’hui dormir dans un palace parisien à prix "raisonnable" ? il y a quelques années su été inimaginable

    J’ai conscience que cette pratique restera contestée, que certains hôteliers en usent et en abusent, mais il faut aussi veiller à ne pas faire trop de généralité...

    11. le 6 novembre à 17:23, par GD

    @RM Anonyme
    Quelle vision étriquée vous avez !!!

    Alors comme ça le boulanger n’a pas de contrainte ? Contrainte de taille du local commercial, contrainte de stockage, contrainte de personnel, contrainte d’équipement (nombre de fours...). Il va également falloir expliquer en quoi une baguette n’est pas un produit périssable !

    Quant aux fluctuations tarifaires, tout le monde sait bien que ça n’existait pas avant l’arrivée du mot magique "yield". Avant on parlait de saison haute ou saison basse...

    En tous les cas, vous ne pouvez pas à la fois dire que c’est normal de faire fluctuer les prix dans le tourisme et en même temps l’interdire à d’autres secteurs d’activité d’en faire de même sous prétexte que la définition purement scolaire pourrait l’écarter. Ah oui mais c’est pas pareil est l’excuse classique, on a l’habitude

    12. le 6 novembre à 17:46, par RM ANONYME

    @TH

    Demandez à un boulanger s’il n’accroit pas sa production pendant les périodes de fêtes par exemple ? Apparemment vous serez surpris de sa réponse !
    Par contre demandez à un hôtelier s’il ajoute des lits de camps dans son hall les soirs de SIAL pour accueillir plus de clients...

    13. le 6 novembre à 18:19, par GD

    @RM anonyme
    Que ne diriez-vous pour être justifier l’injustifiable, l’injustifiable n’étant pas de faire du yield mais d’avoir une amplitude de 1 à 8 ou plus !

    Si vous aviez lu l’article au lieu de vous contenter des seuls commentaires, vous auriez lu que le yield, c’est comme le chocolat : exquis à dose raisonnable, du gavage écœurant à haute dose.

    Le boulanger ne multiplie pas par 8 sa production pour le nouvel an, il n’en a juste pas la capacité de stockage ni de fabrication. Mais lui, à ce jour, ne facture pas plus cher les jours bleus et encore plus cher les jours violets.

    Mais pourquoi un boulanger n’aurait-il pas le droit de pratiquer ces méthodes à dose raisonnable ou à outrance comme il lui chante car nous parlons bien de liberté n’est-ce-pas ? Ah oui, suis-je bête, il n’y a pas "RM" dans le titre de sa fonction et le yield est une marque déposée et utilisable par les seuls RM...

    Et le médecin, il n’a pas un planning contraint surtout un jour d’épidémie ??? Qu’est ce qu’il l’empêche d’augmenter ses tarifs en fonction de l’affluence ? Ah oui c’est vrail, il manque RM dans son titre...

 
 

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