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mardi 25 septembre 2018

Qu’est-ce qu’une chambre d’hôtes ? La question mérite aujourd’hui d’être posée…

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Nous parlons de « chambres d’hôtes » dans le sens légal du terme, pour des chambres meublées situées chez l’habitant en vue d’accueillir des touristes, à titre onéreux, pour une ou plusieurs nuitées, assorties de prestations. La capacité d’accueil se limite à 5 chambres pour un total de 15 personnes maximum afin de ne pas tomber sous les normes d’accessibilité et incendie des Etablissements Recevant du Public.

Notre histoire pouvait donc tout simplement s’arrêter là… Sauf qu’il nous fallait prendre en considération deux dimensions fondamentales à savoir l’évolution du client et l’évolution de l’offre au sein d’un marché du tourisme en perpétuelle transformation.

Dans un monde « standardisé », le client semble se diriger vers davantage d’expérience, d’authenticité, d’humain, de détente sans oublier de confort. La chambre d’hôtes devient alors « tendance ». De son côté, l’offre d’hébergement tend aujourd’hui à un certain niveau de saturation sur notre territoire. La concurrence est omniprésente et les établissements doivent ainsi faire preuve d’originalité pour faire évoluer leur produit, se différencier afin séduire des clients et ressortir en tête sur Google.

Ce contexte a fait naitre de très nombreuses variantes au terme initial de « chambres d’hôtes », limité par le code du tourisme. Il existe donc des maisons d’hôtes, des demeures d’hôtes, des demeures de caractère, des hôtels d’hôtes, des maisons de standing, des villas privatives, etc, etc. Tous ces établissements « surfent » sur des images et autres symboles associés par le client aux chambres d’hôtes à savoir l’accueil authentique, chaleureux, humain et de proximité. Ces hébergements se rapprochent donc de l’esprit chambres d’hôtes tout en étant juridiquement davantage des hôtels. En effet, ces établissements ont bien souvent plus de 5 chambres tombant alors dans les nomes des Etablissements Recevant du Public, les propriétaires n’habitent pas forcément sur place, la nuitée n’inclut pas nécessairement un petit-déjeuner, etc, etc. Notre voyageur peut s’y perde et penser arriver dans une chambre d’hôtes alors qu’il est dans un hôtel à l’esprit chambre d’hôtes qui commercialise non pas 5 mais 22 chambres… Nous l’avons compris, l’appellation répond aujourd’hui purement à un enjeu marketing et commercial.

La chambre d’hôtes dans son appellation juridique, répond donc à des standards bien précis. Les hôtels d’hôtes ou encore demeures d’hôtes ne sont néanmoins pas dans l’illégalité à partir du moment où ils n’utilisent tout simplement pas le mot : « chambre d’hôtes » dans leur présentation officielle et qu’ils respectent bel et bien l’ensemble des normes hôtelières en matière d’accessibilité, d’hygiène ou encore de société.

L’enjeu de la commercialisation et de la visibilité en grande partie sur Internet est tellement important que ce phénomène n’est pas près de s’arrêter. Appeler à encadrer davantage juridiquement telle ou telle profession ou l’utilisation de tel ou tel mot n’apparait pas comme une solution pérenne et efficace dans un climat économique tendu. Il faut veiller à ce qu’une chambre d’hôtes reste bien une chambre d’hôtes et à ce qu’un hôtel d’hôtes ou demeure d’hôtes respecte bien les normes hôtelières tout en pouvant afficher un « esprit » plus convivial.

Au client cherchant des chambres d’hôtes de se diriger vers les bons acteurs tels que les labels nationaux que sont Gites de France ou Clévacances pour ne nommer qu’eux ou encore des réseaux plus intimistes tel que Guest & House qui fédère quelques chambres d’hôtes d’exception respectant la loi de manière scrupuleuse…

Exemples de cas flagrants :
- www.lamaisondhotes.fr
- cote-argent.com
- www.digoine.com

Article gracieusement soumis par Jérôme FORGET, créateur de Guest & Strategy

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    Les commentaires


    Les chambres d’hôtes "chez l’habitant" et les "maisons d’hôtes" ne peuvent être confondues, bien que la base de la prestation soit identique : accueil par l’hôte habitant les lieux, hébergement personnalisé, mise en avant des produits locaux, conseils touristiques...

    Mais les auberges, maisons ou hôtels d’hôtes de + 5 chambres doivent répondre aux mêmes conditions juridiques que les hôtels en terme de sécurité et hygiène, avec toutes les garanties que cela apporte pour les clients.

    Au lieu d’une habitation particulière, ce peut être une auberge, un petit établissement hôtelier ou toute autre appellation locale (chalet, hostellerie, oustau, etc...)

    Ces établissements proposent un service de petit-déjeuner et de restauration mettant en avant les producteurs locaux.

    Vouloir uniformiser (ou évincer) par la législation les hébergements "d’hôtes" serait une grave erreur commerciale tant la diversité de prix , de style, de prestation, est aujourd’hui un facteur d’attractivité pour le clients qui, avec Internet, dispose de tous les outils pour choisir selon ses désirs : style d’hébergement, tarif, capacité, etc...

    Tout commercial sait que quand l’offre s’agrandit, la clientèle se développe....

    Cordialement.

    Le titre de l’article n’est pas très heureux : on sait précisément ce qu’est une chambre d’hôtes. Tout comme on sait ce qu’est un hôtel et une location saisonnière, et quelles règles s’appliquent en l’espèce.

    En effet, le mot « d’hôtes » est à la mode, fait vendre, et donne lieu à des concepts hybrides. Parmi les liens fournis, la « demeure d’hôtes » / « maison d’hôtes » Digoine est un excellent exemple avec sa capacité de 19 couchages. C’est en fait un hôtel, point barre. Qui d’ailleurs donne dans le séminaire et les réceptions, et propose également un gite. Et puis du « séjour de charme », de « l’insolite », « table d’hôtes », ça sent le référencement Google pour manger dans toutes les gamelles...

    Le client de toute façon va plus s’intéresser au prix et à la nature des prestations (logement indépendant oui/non, petit déjeuner compris oui/non) qu’au nom qu’on lui donne...

    Sur cette question, voir le point de vue d’un excellent juriste, Francis VARENNES, qui vient de mettre à jour sonGguide juridique du tourisme fiscal et social (je n’ai pas d’actions chez cet auteur, je salue sa compétence...). Et il estime, comme moi, que l’Etat devrait vraiment clarifier l’appellation "d’hôtes", car c’est induire en erreur toute une frange de la population que d’user de termes proches pour surfer sur la tendance. Ici, à St MALO, c’est devenu un vrai sport : on affiche 5 chambres, et on dispose au choix en plus "d’hébergement insolite", de "chambres supplémentaires" (sic !!), "d’appartements d’hôtes", etc.... Tout ça pour commettre en toute impunité un délit de concurrence déloyale, et effectivement obtenir du référencement Google, utiliser des moyens de commercialisation plus pointus, etc... Sans parler des restaurateurs qui louent les chambres au dessus de leur restau, sans répondre aux normes ERP, sans jamais voir un hôte d’ailleurs, sans habiter sur place. A force de tolérer les fraudeurs, l’Etat va laisser mourir les vraies chambres d’hôtes. Et quant à croire que cela va permettre à la clientèle de se développer, c’est une lourde erreur : toute augmentation va nécessairement en majorité à ces établissements taillés sur mesure pour capter un maximum.
    Malheureusement, les labels ne sont pas une garantie : nous avons quitté Gîtes de France qui tolérait des situations frauduleuses malgré des preuves, Clévacances ne labellise que des meublés dans notre département. Et d’autres "labels" ne font confiance qu’au chèque d’adhésion qu’ils reçoivent, et devraient être radiés de la reconnaissance par l’Etat. qui lui non plus ne fait rien, même dûment informé. Bref, seuls ceux qui subissent tout ça ne s’en foutent pas.
    Mais c’est bien connu, en France, la LOI s’impose seulement à ceux qui consentent à la respecter.

    Le marché de la chambre d’hôtes est en train de se casser la gueule en France. Les raisons : depuis 5 ans beaucoup de propriétaires qui ne pensent qu’au fric et rarement à la convivialité, qui considèrent l’activité comme une niche fiscale (les clients européens payent en espèce, sauf les français), les prix en France sont exorbitants, et dans beaucoup d’endroits il faut mieux aller dans un petit hôtel de charme que fréquenter les chambres d’hôtes. Nous récoltons de plus en plus d’avis négatifs sur cette activité : problèmes d’isolation, mauvais accueil, chambres pas propres, etc. Et en plus, la génération actuelle de propriétaires ne comprend rien au fonctionnement de l’internet et ne fait aucun effort pour se former.
    Grégoire, consultant chambres d’hôtes depuis 35 ans.

    Article qui pose la nouvelle donne. Bien que l’UMIH et les autres syndicats professionnels de l’hôtellerie ont lutté pour limiter voir interdire la chambre d’hôtes, elle reste une valeur tout le moins marketing, puisqu’aujourd’hui c’est celle qui l’a condamné qui l’imite.
    Cela prouve que la chambre d’hôtes reste un produit qui attire par son authenticité.
    Merci Monsieur Jérôme Forget de rappeler ceci.

    6. le 16 décembre 2014 à 10:09, par Anne COEFFIC La maison du canal de Rompsay - Maison d’hôtes et Centre de (...)

    Nous avons ouvert une maison d’hôtes en juillet 2013, label national - Fleurs de Soleil - Label dont personne ne parle ? Pourquoi ?? Nous regrettons que de nombreuses maisons d’hôtes soit en fait des mini-hôtels de luxe bien loin du caractère rural du départ. Souvent des salons privés …, nous avons une seule pièce de vie la notre et celle des hôtes en même temps. Mais quelle échange. Nous nous annonçons pas de luxe mais avons souvent les mêmes prestations. Dernière remarque d’un de nos clients, vous êtes bien au delà des 2 et 3 étoiles que je fréquente pour mon travail avec un sens du service (commentaire booking). Respectons et faisons respecter la loi et les vaches seront bien gardés. Mais en France, c’est un sport de contrer la loi … Bonnes Fêtes à tous et une bonne année 2015 à tous niveaux.

 
 

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