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mardi 14 juillet 2020

Après-crise du coronavirus & Hôtellerie : « Nul ne peut prédire l’avenir »

Cet article a été soumis pour publication gratuite par un tiers qui en assume l'entière responsabilité. TendanceHotellerie n'approuve ni ne désapprouve ce contenu.


Comme à chaque fois, après des événements critiques qui mettent à mal le tourisme et l’hôtellerie, des « experts » en goguette, sans doute en mal de notoriété, en profitent pour nous asséner leurs prévisions loufoques dans les médias. Or, personne ne sait rien sur rien dans la crise actuelle liée au coronavirus et surtout pas sur l’après-crise.

Le Covid-19, star des stars, a entraîné la planète dans une situation incroyablement et violemment dramatique ! Le dire, c’est enfoncer des portes ouvertes. Nous nous en trouvons tous affectés de près ou de loin, sans exception. Ne serait-ce que par le confinement imposé à près des trois quarts de la population mondiale dans presque une centaine de pays.

Et comme d’habitude, le tourisme est un des premiers secteurs immédiatement atteints par la crise. Cela s’est traduit du jour au lendemain par un effondrement des voyages et déplacements. Avec une conséquence évidemment directe pour l’hôtellerie, puisque tel est le sujet de cette chronique.

Cette situation dans laquelle nous sommes entrés est exceptionnelle à plus d’un titre. Il s’agit à la fois d’une crise sanitaire planétaire, d’un confinement imposé mettant à l’arrêt pendant des semaines, voire des mois, toute activité de production et par ricochet de services et de ventes (sauf pour quelques domaines tels que l’agroalimentaire et sa distribution), poussant une foule de gens (plus de 8 millions d’actifs français) au chômage (parfois de façon irréversible)… Sachant que nos « chômeurs » obligés sont plutôt bien indemnisés, comparés à la plupart des autres pays. Mais, pas les travailleurs indépendants et petits patrons.

Sans compter, en corollaire, un écroulement financier et économique mondial. Tout cela assemblé en même temps, c’est bel et bien du jamais vu  !

 

COMPARAISONS DÉRAISONNABLES

Et là, il faut bien se dire qu’en cherchant longtemps, on ne trouve pas de possibilités de comparaisons avec des exemples passés. Ces comparatifs nous permettraient au moins de tricoter un ou des scenarios de sortie de crise. Mais là, non, en restant honnête.

  • Il n’y a pas d’analogie avec les périodes d’après-guerres du siècle dernier, car la société et l’économie mondiale étaient alors très différentes de celles d’aujourd’hui, même à l’issue de la guerre du Golfe en 1991.
  • On ne peut pas faire de parallèle avec la grippe espagnole de 1918-1920 (il y a un siècle !), qui aura fait entre 50 et 100 millions de morts, soit entre 3 % et 6 % de la population de la planète, qui n’était alors que de 1,8 milliard d’habitants. Là encore, les connaissances scientifiques et les moyens de lutte étaient rudimentaires, aux lendemains d’une guerre affolante, aux populations fatiguées et mal nourries.
  • La grippe de Hong-Kong en 1968-1969, qui a provoqué près d’un million de morts, dont 31 à 35.000 en France, a (presque) été oubliée. Elle n’avait pas eu de vraie répercussion sur l’économie, laquelle était encore dans les 30 glorieuses. Même chose pour la grippe H1N1 de 2009, avec près de 400.000 décès estimés, mais sans lien avec l’implosion de l’économie due à d’autres motifs.
  • Enfin, la crise économique d’aujourd’hui et la récession dans laquelle nous sommes entrés n’ont rien de semblable avec d’autres. La plus récente, celle de 2008-2009, avait pour origine une folle sortie de route liée à la spéculation financière forcenée. Son impact dans l’économie internationale a été fortement ressenti, y compris par ricochet dans une partie des PME. Mais, la population n’en a pas été affectée sérieusement.
  • On passera en pertes et profits les drames et épisodes tels que les conséquences sur les entreprises des attentats, des mouvements des gilets jaunes et des grèves des transports de la fin 2019. Ils ont eu une incidence réelle sur l’hôtellerie. Mais, c’est peu à côté de ce que nous connaissons à présent.

La déflagration sur l’économie mondiale de ce printemps 2020 est un choc particulièrement virulent et certains disent qu’elle rappellerait celle de 1929. Mais, encore une fois, le parallèle est hasardeux car le contexte d’alors était très dissimilaire à l’actuel. Mais, peut-être que les conséquences risquent d’être proches. Il est trop tôt pour le savoir.

En quelques jours de mars 2020, les sociétés cotées en bourse ont vu leurs actions fondre en valeur de 50 % à davantage encore. Le confinement a fait stopper brutalement la plupart des entreprises et activités. Avec elles, la majorité des déplacements hors proximités ont été annulés, comme les voyages et séjours de loisirs. Les frontières ont été fermées. Le tourisme a été furieusement congelé.

 

DÉPÔTS DE BILANS & BANQUES EN RETRAIT

On ne le mesure pas encore — c’est trop tôt —, mais ce confinement longue durée (combien de temps ?) devrait logiquement donner le coup de grâce à de nombreuses PME et microentreprises. Celles qui étaient les plus fragiles, avec une trésorerie exsangue, n’y couperont sans doute pas. Ce n’est pas de la futurologie, mais de la logique. Combien sont-elles ? Nul ne le sait pour le moment. Les chiffres qui circulent sont fatalement fantaisistes. Cela leur serait sans doute arrivé en temps normal, mais la crise va fatalement et mécaniquement précipiter le mouvement.

On sait maintenant que de nombreuses banques fuient le champ de bataille. Elles ne soutiendront pas les professionnels les plus affaiblis, malgré les annonces politiques, les aides de l’État et les prêts garantis par BPI France, qui ne pourront rien pour eux, non plus. Par ailleurs, beaucoup de banquiers se retirent de financements de projets hôteliers pour lesquels ils avaient pourtant dit oui. Mais ça, c’était avant le Covid-19 : le tourisme est redevenu un secteur à risque, pensent les concernés.

Enfin, on parle également de grandes entités dans le tourisme (compagnies aériennes, groupes hôteliers, tour opérateurs…) qui pourraient ne pas se relever si elles ne sont pas aidées ou reprises par des fonds d’investissement, avec alors un changement de destin.


 

DÉRAPAGES DIVINATOIRES

Il m’a fallu être long, sans pouvoir détailler davantage, pour expliquer que ce qui nous arrive ne peut pas être comparé avec le passé. Bref, l’état du monde au moment où s’écrit cette analyse, c’est de l’inédit complet !

L’adage « Comparaison n’est pas raison » est plus que jamais d’actualité.

Cela n’a pas empêché, comme à chaque fois que se présente un bouleversement dans le tourisme et l’hôtellerie, que des « experts » — coutumiers du tarot et de la lecture du marc de café — viennent se répandre pour expliquer doctement et de façon totalement gratuite (c’est-à-dire sans moyen d’étudier le phénomène) comment se passeront les choses pour le tourisme et l’hôtellerie dans l’après-crise.

Ainsi, a-t-on pu découvrir dans la presse en folie les annonces fumeuses de ceux — si sûrs d’eux — qui parlent sans sourciller au futur (même pas au conditionnel :

  • L’hôtellerie, tant en France qu’en Europe, ne retrouvera pas son niveau d’activité de 2019 avant 2022 au mieux. (sic)
  • Il faut compter trois à quatre ans pour retrouver une situation d’avant crise (pour l’hôtellerie). (re-sic)
  • Les Français après le confinement n’auront qu’une volonté : voyager, sortir et se changer les idées. Et, ils le feront, on peut en être sûr.
  • Pas de retour à la normale avant peut-être 2023 pour les palaces.
  • Selon nos analyses (nota : provenant d’une petite structure sans moyens d’investigations), nous serons au-delà des -50 % d’arrivées touristiques en France (après la crise) — (et pas -20 à -30 % comme le publie l’OMT).
  • Les Français pendant le confinement n’auront rien ou si peu dépensé. Ils seront par conséquent assez argentés pour faire du tourisme. (sic)
  • Les seniors vont décaler leurs vacances d’été pour l’automne, ce qui va arranger les hôteliers.
  • Quand les hôteliers rouvriront, ils proposeront des établissements de grande qualité. Les gens pourront revenir l’esprit tranquille. (sic)
  • Une saison estivale qui pourrait être un bon soutien pour l’hôtellerie française, même en l’absence de la clientèle étrangère ».
  • Les Français n’attendent que ça : partir en vacances. Ils se remettront sur les routes dès que possible.
  • Etc.

Il manque juste les taux d’occupation mensuels, à la virgule près s’il vous plaît, que feront après-crise les hôteliers survivants pour que le tableau soit complet ! Avouons-le, tout cela tient du grand n’importe quoi.

 

BOULE DE CRISTAL ET CULOT MONSTRE

Les talentueux auteurs de ces sentences péremptoires, irresponsables et sorties du chapeau du magicien, mesurent-ils seulement les conséquences de tels délires sur les professionnels, les investisseurs et les banques ? Ont-ils ne serait-ce qu’un semblant d’éthique ? Sont-ils ainsi prêts à dire de telles con***** pour juste se faire mousser dans les médias ? Comment peut-on parler du futur ainsi, sans douter de rien, et en se donnant une (im)posture de sachant ? Enfin, les journalistes qui leur tendent le micro ne sont-ils pas complices de ces désinformations et intox ?

La boule de cristal a chauffé, c’est peu de le dire ! Déjà en temps normal, les prévisions de débuts d’années que ces mêmes font ne se réalisent jamais. Alors comment pourrait-il en être autrement quand tant d’incertitudes et de méconnaissance liées à cette crise économique plombent toute prévisibilité et toute idée de ce qu’il en sera plus tard ?

Faire dans la voyance (bon marché) — car il faut bien dire qu’il n’existe aucun outil permettant de prévoir l’économie, surtout pas dans le tourisme, y compris à court terme — c’est verser dans le mensonge et prendre les autres pour des imbéciles ou des naïfs.

Car, il faut se rendre à l’évidence. Outre l’ignorance — y compris du gouvernement qui navigue à vue — sur les conditions de déconfinement et du temps qu’il va falloir pour que tout rentre dans la « normale » (si la normale revient), nous n’avons aucune piste à suivre, ni données sur quoi compter. Y compris sur l’état d’esprit qui sera celui des Français et des étrangers après des semaines d’enfermement, de télétravail le cas échéant et d’interdictions de toutes sortes. Sans parler de l’appréhension et des angoisses face aux risques de contraction de la maladie, qui sera encore présente ou imaginée.

Nos concitoyens, vont-ils se ruer pour de vrai dans les restaurants, cafés et lieux de loisirs et de culture comme un seul homme ? Vont-ils vouloir se rattraper vite fait de toutes les privations ? Vont-ils partir massivement en week-ends et en vacances (selon le moment du déconfinement) ? Auront-ils réellement envie de se retrouver dans les foules touristiques ? Seront-ils vraiment aisés financièrement pour se remettre à faire les touristes (on peut avoir sacrément des doutes) ? …Ou tout (ou en partie) le contraire de tout cela ? Nul ne peut se prévaloir de le savoir.


 

SCENARIOS PLAUSIBLES, MAIS AVEC BEAUCOUP DE RÉSERVES

Et de cet état d’esprit, voire du moral des populations — qu’aucun ne peut dessiner à ce jour — dépendront la reprise du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, pour ne parler que de ces secteurs, qui nous intéressent. Lesquels ne sont pas déconnectés du reste de l’économie.

S’il est impossible de réaliser des prédictions sans mentir, on peut éventuellement raisonner en fonction des segments de clientèles qui font l’hôtellerie. Parce qu’on se pose légitimement des questions sur la reprise qui se présentera forcément (un jour). Mais comment, quand et sous quelles conditions, tout le monde, encore une fois, l’ignore à juste titre.

Ainsi :

VOYAGEURS D’AFFAIRES (commerciaux, cadres, dirigeants, techniciens… qui se déplacent pour un motif professionnel) :

On peut penser rationnellement que c’est le premier segment de clientèle hôtelière qui puisse reprendre la route. A ne pas en douter, les entreprises auront besoin de renouer avec les affaires et les déplacements qui leur sont attachés. Surtout après plusieurs longues semaines ou mois de confinement, de télétravail et de visioconférences frustrantes avec leurs clients, fournisseurs et partenaires.

Mais, il faut imaginer que beaucoup de PME risquent d’avoir sombré. D’autres auront l’impérative nécessité d’élaguer leurs dépenses. Cela retirera autant de déplacements et de nuitées pour les hôteliers. Combien ? Le marc de café ne le dit pas. Pour ce public, ce sont les hôtels en milieux urbains qui sont en première ligne pour les récupérer et dans les bourgs pour les techniciens, VRP, commerciaux. Mais, cela se passera-t-il vraiment ainsi sur le marché des voyageurs d’affaires ? Pas de réponse possible, sauf par un oracle aviné après un apéro-balcon.

MICE / tourisme de groupes affaires :

La logique voudrait que les séminaires, conventions, salons et l’événementiel reviennent au galop, après tant d’immobilisation et d’annulations. Les entreprises auront sans doute des messages à passer et réunir les troupes s’imposent dans ce cas. On a besoin de se voir. Surtout après l’indigestion de toutes ces réunions virtuelles et conférences on line qu’il a fallu organiser durant le confinement, pour compenser.

Sauf que quand tout va mal, comme c’est déjà le cas, ou cela le sera immanquablement pour bon nombre d’entreprises, les MICE sont le premier poste de dépense que l’on supprime ou que l’on réduit drastiquement. Cela se passe toujours ainsi lors d’une crise économique, sans que l’on soit obligé de parler d’un lien avec le Covid-19. Les séminaires ne sont pas jugés comme des activités prioritaires. Les reporter, quand on doit faire des économies, est facile et tentant, sans y renoncer. Les reporter à quand ? Nul ne peut le savoir à ce jour. Ni même les intéressées.

On peut également croire que le fait de se remixer avec d’autres personnes, dans des salles de réunions et des auditoriums, risque de refroidir plus d’un participant, durant un certain temps. Quant aux salons et expos, il va manquer des exposants, avec toutes ces entreprises au régime « vache maigre » ou déposant le bilan. Sans parler des visiteurs.

Aussi, il est possible qu’il faille un peu de temps avant que tout se remettre en ordre de marche en matière de MICE. Mais, ne comptez pas sur moi pour donner une date. Restons intègres. Il est également possible que tout ce qui vient d’être dit soit différent, tant on ne maîtrise rien. Ici encore, il ne s’agit pas de prévisions, mais d’un regard pragmatique sur le marché.

CLIENTÈLE DE LOISIRS :

Alors là, tout est supputation gratuite ! Ou rêves que l’on prend pour des réalités. Les Français, voyageront-ils comme avant ? Impossible de le dire à ce jour. Et si oui, resteront-ils en France et les étrangers dans leur pays ? On peut être tenté de croire au seul tourisme domestique pour des raisons psychologiques, parce qu’on peut craindre une deuxième vague de coronavirus, parce que l’épisode des touristes bloqués à l’étranger sans possibilité de revenir fait froid dans le dos, parce qu’on peut s’accorder à dire que notre couverture médicale en France est plus sûre que celle d’autres pays, parce qu’il faut soutenir les professionnels français (ce qui est en général le dernier des soucis de nos concitoyens et devrait logiquement le rester), parce que, parce que…

Bref, on peut s’attendre à une raréfaction des touristes étrangers (surtout si les avions ne volent plus et que les frontières restent un moment fermées) et à des Français qui passent leurs vacances et week-ends en France. …ou pas. Ou le contraire et inversement. Et dans l’affirmatif (si les Français bougent en France), combien seront dans ce cas ?

Autre considération : combien de chômeurs nouveaux la France et ses pays voisins vont-ils devoir compter ? Je parle de ceux que leur employeur ne pourra pas reprendre après le chômage partiel ou ceux qui découvriront que leur entreprise met la clef sous la porte. Or, c’est un fondamental de la demande touristique : le niveau de revenus disponibles et le moral. Au chômage, on fait une coupe claire sur les voyages et les sorties.

N’est-ce pas être candide de dire qu’après l’enfermement, tout le monde voudra forcément voyager (ce qui est plausible pour les envies) et le fera (ce qui est autre chose) ?

La population n’étant pas immunisée dans sa majorité et le vaccin contre ce virus n’étant pas encore prêt (on parle de 18 mois), la prudence du public sera sans doute de rigueur à devoir coexister avec le virus. Ou à s’attendre à un coronavirus, saison 2… Et tout ce qui va avec. Quant au dépistage, on sait déjà (à ce jour) qu’il ne sera pas possible de tester toute la population, tout en ne sachant pas combien de personnes ont développé des anticorps en étant en contact avec le virus. Là, encore, les adeptes de la voyance par tarot devraient s’abstenir de donner leurs divinations, car on navigue sans instruments et sans visibilité sur la suite, laquelle est conditionnée par tous ces facteurs.

Si les Français partent en vacances, il est très imaginable que ce soient les locations de maisons et d’appartements (ou les échanges) qui soient privilégiées, plutôt que d’autres formes d’hébergement. Toujours pour éviter le contact avec les foules. Mais, ce n’est là encore qu’une hypothèse qui peut vite être contredite le moment venu.

 

NOUVELLES ATTENTES ?

Enfin, les Français (et les autres) auront-ils de nouvelles exigences, notamment en matière de sécurité sanitaire et de propreté ? Sans doute que oui, après les avoir bassinés avec la désinfection depuis le début de la crise du coronavirus, puis les masques à porter.

Mais, si les hôteliers et les restaurateurs auront intérêt à faire attention à cet aspect, le dire à toutes les sauces dans la communication de leur établissement fera forcément l’objet d’un rapide rejet de la part de leurs clients. Une sorte de trop-plein de messages, de nausée, de saturation. Tout comme pour le respect de l’environnement et le tri des déchets : les gens savent ce qu’ils doivent faire (et le font ou pas) et en ont assez qu’on le leur rappelle sans cesse. Bref, il faut le faire sans trop le dire.

 

POUR RÉSUMER…

Vous l’avez compris, l’inconnue est totale sur l’après-crise du coronavirus. Ce qui contrarie les diseurs de bonne (ou de mauvaise) aventure, qui se présentent comme des prévisionnistes. En carton-pâte, sans doute. Sauf, encore une fois, qu’il n’est pas et n’a jamais été possible, sans mentir, de faire des prévisions dans le tourisme. Cela ne se concrétise jamais, sinon par coup de chance.

Tout risque de changer, y compris nos modes de pensées d’avant. Mais peut-être pas… Revenir en arrière, comme avant, ne se fera pas. Ou bien si, quand même. On ne pourra sans doute pas imaginer tout reprendre comme si rien n’avait eu lieu. Ou peut-être sera-ce le contraire…

On peut seulement est assuré (à défaut d’être rassuré) que les conditions de récession économiques dans lesquelles nous plongeons toutes voiles dehors vont nous obliger à revoir nos copies, tant pour le pays et pour les entreprises que pour les populations. Nous aurons tous à payer. Là, on peut parler en conjuguant au futur.

Être pessimiste ou optimiste, n’est pas la question. Personnellement, je suis de nature optimiste. Mais, réaliste, tant que possible. Et je ne supporte pas que l’on trompe les professionnels du tourisme et les hôteliers.

Aussi, faut-il s’armer de patience et travailler sur l’avenir immédiat. Mais, pour cela, il faut en savoir un peu plus : quand et comment serons-nous déconfinés, comment seront nos clients et quel sera leur état d’esprit, comment l’économie et les marchés vont-ils se comporter, etc. ? Et tant d’autres questions pour lesquelles personne n’a de réponse.

Ni même les devins qui sortent de terre comme les escargots après la pluie.

A situation exceptionnelle, il faut une humilité exceptionnelle. C’est en tout cas ce que je pense.


A propos de l’auteur :
Article de Mark Watkins,
Fondateur / Directeur-Associé de Coach Omnium

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