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samedi 20 octobre 2018

[Tribune] « Airbnb, la ville uberisée », réaction de Chloé Fournier, fondatrice de Welkeys

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couverture du livre « Airbnb, la ville uberisée » de Ian Brossat

Nouvelle réglementation Airbnb ou comment Ian Brossat tue nos emplois.

Le 5 septembre dernier dans une interview donnée au Parisien, Ian Brossat, adjoint chargé du logement à la Mairie de Paris, a annoncé vouloir interdire les locations Airbnb dans les 4 premiers arrondissements de Paris. A la sortie de son livre « Airbnb, la ville uberisée » le 6 septembre 2018, c’est encore un coup -médiatique- porté à l’économie de la location meublée de courte durée parisienne.
Son objectif, rendre la ville aux Parisiens en luttant contre les plateformes de location meublée de courte durée comme Airbnb, qu’il juge responsables de la bulle immobilière sans voir qu’elles créent, depuis plusieurs années, emplois réels et notoriété mondiale pour notre pays.

Le système collaboratif remis en cause ?

Dans cette interview, Mr Brossat explique qu’Airbnb s’est éloigné de son principe de base en louant des « logements entiers au lieu d’une simple chambre ». Pourtant, la plateforme permet aujourd’hui à des milliers de touristes de visiter l’une des villes les plus touristiques du monde et de répondre à l’insuffisance de son offre hôtelière et à ses prix exhorbitants. Avec un nombre de nuitées facturées passé de 4 à 37 millions sur l’ensemble de son activité entre 2013 et 2017, Airbnb répond à une vraie révolution collaborative que des dirigeants politiques hors des réalités économiques réelles tentent de stopper en matraquant leurs propres élus plutôt qu’en essayant de comprendre l’évolution de leurs mentalités.

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Sanctionner plutôt qu’accompagner ?

Le marché de la location saisonnière s’est accéléré depuis 10 ans avec l’émergence d’Airbnb et des autres plateformes collaboratives dans nos vies. Comme toute innovation, elle doit être adoptée, éprouvée puis réglementée. Il est évident que le modèle collaboratif Airbnb a changé notre manière de voyager et de partager notre logement au point qu’il a disrupté tout un pan de l’économie du logement et du tourisme.

Aussi nous sommes tout à fait d’accord avec le fait qu’il doit être réglementé. Cependant, imposer une réglementation punitive sans solution pour les propriétaires particuliers et professionnels qui louent sur Airbnb n’est à notre avis pas la bonne solution.

Aujourd’hui, chaque ville dispose de sa propre réglementation et a développé son propre système déclaratif. Entre les villes où la limite des 120 jours est effective, celles où le changement d’usage dépend de l’arrondissement ou encore la superficie du logement, il devient difficile d’y voir clair.

La mairie de Paris dénonce la professionnalisation des acteurs de la plateforme. Mais comment dire d’un marché qu’il se professionnalise lorsque sa réglementation n’est simplement pas claire et méconnue des services municipaux, ces même services chargés de faire appliquer la réglementation elle même.

Encore une fois, le gouvernement préfère sanctionner plutôt que d’écouter les acteurs de l’économie réelle, chefs d’entreprises et usagers qui doivent sans cesse s’adapter aux réglementations incohérentes au risque de voir leur activité menacée et leurs emplois supprimés.

En tant que fondatrice de Welkeys, un service de gestion et de conciergerie dédié aux locations courts-séjours, je soutiens fondamentalement la régulation du marché de la location saisonnière, à condition que cette régulation soit transparente et fondée. La législation en vigueur doit également être juste pour tout le monde, propriétaires et locataires inclus, et non uniquement en faveur des principaux groupes hôteliers.

Un réel manque à gagner ?

L’apparition de nouvelles plateformes comme Airbnb est actuellement dénoncée sous forme de concurrence déloyale de la part des hôteliers parisiens. Si le nombre d’offres proposées sur Airbnb est aujourd’hui plus importante, le taux d’occupation des hôteliers parisiens n’a jamais été aussi haut puisqu’il a augmenté de 5,9% entre 2016 et 2017*. Il est en effet plus facile de combattre un marché émergent et pénaliser non seulement le tourisme parisien mais aussi les emplois créés grâce à Airbnb, dont Welkeys fait partie intégrante que de s’attaquer aux gros lobbyistes hôteliers.

Les conciergeries comme Welkeys, accompagnent des milliers de propriétaires dans la gestion de leur location saisonnière chaque année en jouant le rôle « d’encadrant » de l’activité et surtout de créateur d’emplois de centaines d’emplois fixes à Paris et dans toute la France.

Le secteur hôtelier, lui, fait un lobbying fort pour que des centaines de propriétaires ne puissent pas jouir de leur bien immobilier comme ils le souhaitent et compléter leurs revenus. Mais cela ne s’arrête pas là, ils freinent également toutes ces entreprises françaises qui travaillent quotidiennement à accueillir les voyageurs venus du monde entier, et qui porte haut et fort les couleurs du savoir-recevoir français.

Paris attire de plus en plus de touristes chaque année et interdire la location saisonnière dans les 4 premiers arrondissements diminuera drastiquement l’offre d’hébergement touristiques impactant directement l’économie parisienne et par conséquent ses habitants. Si aujourd’hui bon nombre de propriétaires se dirigent vers la location saisonnière, c’est avant tout parce que leur bien n’est pas disponible pour des périodes leur permettant de faire de la location classique, ou bien que cette solution impose des contraintes beaucoup trop lourdes. Et en leur enlevant cette solution, nous nous retrouverons face à des centaines de logements, réellement vides, accueillant ni touristes, ni parisiens.

M. Brossat, le tourisme évolue et chaque jour de nouveaux acteurs entrent en jeux. Néo-hôteliers, plateformes collaboratives ou encore service de conciergerie : nous jouons tous un rôle dans la nouvelle économie du tourisme parisien et nous sommes les mieux placés pour vous aider à réglementer de manière intelligente notre économie. ECOUTEZ-NOUS !!


A propos de l’auteure :

Article fourni gracieusement par :

Chloé Fournier
Fondatrice & CEO de Welkeys

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Welkeys est un service de gestion et conciergerie dédié aux locations courts-séjour.

 
 
 
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