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samedi 23 juin 2018

Google Hotel Finder évolue dans son modèle et sa présentation

 
 

Deux annonces faites cette semaine laissent à penser que Google a décidé de progresser tranquillement dans le monde de la réservation hôtelière.

La première annonce concernait le "Google Hotel Ads Commission Program", programme qui permet à un hôtel de payer Google à la commission dans le cadre d’une réservation effectuée après une recherche qualifiée (avec dates) effectuée sur Google dans le cadre de Google Hotel Finder. Le modèle à la commission pourrait être plus avantageux sur le long terme pour un hôtel que le modèle au clic que Google avait mis en place depuis son lancement en 2011. Pour l’instant le seul CRS qui offre cette possibilité est Synxis de l’américain Sabre.

La seconde annonce "Google Instant Booking", une déclinaison pour l’hôtellerie de Google Shopping (voir l’article de Tnooz). L’internaute ne quitte plus Google, y compris lors du paiement en ligne qui peut être réalisé avec Google Wallet bien évidemment.

Uniquement disponible aux Etats Unis et pas encore adopté par les chaînes, il y a fort à parier que des évolutions auront lieu avant le déploiement en Europe à toute l’industrie. Compte tenu de la lenteur à laquelle Google bouge dans ce domaine spécifique, il est plus que délicat de déterminer la stratégie globale de Google pour le tourisme et l’hôtellerie.

S’il le voulait, Google pourrait anéantir des OTAs et devrait compenser le manque à gagner en publicité générique payée par les OTAs par de la publicité payée par les hôteliers sur GHF. Les démêlés avec la Commission Européenne doivent sans doute y être pour quelque chose. En tous les cas, Google sort ici de son rôle de moteur de recherche et c’est bien cela la question qui importe : quelqu’un qui a le monopole sur la recherche Internet (par définition universelle) peut-il imposer ses propres produits commerciaux ?

Chez les métamoteurs, après Kayak, puis TripAdvisor et maintenant Google, il ne reste plus que Trivago qui résiste et persiste à envoyer l’internaute faire sa réservation sur le site de l’annonceur. La fin d’un cycle, le début d’un autre...

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    Les commentaires


    1. le 10 juillet 2015 à 15:46, par Hotel le Manoir St Michel

    " il ne reste plus que Trivago qui résiste et persiste à envoyer l’internaute faire sa réservation sur le site de l’annonceur" Heuuu...c’est ou ca ?

    Trivago est un métamoteur comme Tripadvisor, Holidaycheck et les autres et se gave comme les autres en achetant le nom des hotels avec Adwords (brandjacking) pour les revendre en clics vers les OTA.

    En plus il blackliste les -rares- hotels encore hors OTA (a moins de décocher une minuscule case cochée par défaut).

    Ok sur Trivago, il y a lien direct vers le site de l’Hotel accessible... apres 3 clics et un scroll.

    MAIS sur Holidaycheck aussi et au moins, il suffit juste de scroller plus bas pour avoir le lien direct et les coordonnées de l’hotel.

    Je sais que Trivago est un sponsor actif de TH mais faut pas pousser mémé dans les orties, comme on dit chez nous...

    @Jerome relisez calmement et 3 fois de suite le paragraphe "Chez les métamoteurs, après Kayak, puis TripAdvisor et maintenant Google, il ne reste plus que Trivago qui résiste et persiste à envoyer l’internaute faire sa réservation sur le site de l’annonceur. La fin d’un cycle, le début d’un autre...".
    Il est juste écrit que les métamoteurs ont changé leur modèle sauf trivago, enfin pas encore. Il n’est pas non plus écrit "hôtelier" mais "annonceur". Dans la nouvelle configuration des métamoteurs, exit tout lien vers l’hôtel en direct puisque l’internaute ne le quitte plus.
    Par définition un métamoteur affiche des produits dont il a précisément les données chiffrées (stock et prix) et le descriptif. Un marchand qui ne met pas ses offres à disposition du métamoteur ne peut quand même pas reprocher au métamoteur de ne pas diffuser ses offres. Question de bon sens et surtout de bonne foi !!!
    Dire que si vous et vos copains hôteliers vous fédériez, bye bye les métamoteurs, bye bye les OTAs, bye bye les sangsues... C’est donc vos confrères qu’il faut pousser dans les orties :)

    3. le 10 juillet 2015 à 16:38, par Hotel le Manoir St Michel

    @ TH : ok pour les confrères, je ne peux que confirmer. C’est vraiment chacun pour soit et dieu pour tous.

    Et oui je sais, je n’ai pas de moteur de résa donc Trivago et les autres ne peuvent afficher mes dispos et tarifs. Et alors ? c’est mon choix, je ne me plaint pas. Ma boutique tourne bien grace aux prix corrects et bonnes prestations.
    Pas dur quand on a pas a payer les sangsues d’OTA... Et je peux même me payer le luxe de procrastiner sur TH ;-)

    Par contre quant un de mes (nombreux) clients fidèles gogolise mon nom, atterrit sur Trivago parce que ce dernier a acheté mon nom sur adwords, et croit que je suis complet car Trivago ećrit sur ma fiche"0 disponibilités sur 0 sites", ca me donne envie de mettre mon bonnet rouge !

    Apres jouer sur les mots "hôtelier" ou "annonceur" a peu d’importance vu que des fois les lecteurs lisent mais ne comprennent pas, moi aussi je l’avoue, ma réaction a chaud et a coté de la plaque en est la preuve ainsi que certains croustillants commentaires postés ici.

    A moins que ce ne soit la chaleur bretonne qui me monte a la tête. ;-) Bon ben je vais aller me siroter une petite Coreff, bonne Journée !

    @Jerome : nombreux sont les imposteurs (tous les OTAs, certains même si vous n’avez pas de contrat, TripAdvisor, Trivago, HolidayCheck, etc...) à acheter la marque des établissements sur Don Corleone Google qui a reçu la bénédiction de la plus haute juridiction européenne : il crée la place de marché, il "oriente" les prix des enchères pour ne pas dire qu’il la fixe, il laisse faire n’importe qui... mais il n’est pas responsable le pov’chéri...
    Un patron de café est responsable de l’accident d’un client bourré qu’il a resservi, mais Google n’est responsable de rien alors qu’il a distillé la gnole, construit le bar et le parking qui va avec, fourni les verres et organisé le concours de la descente la plus rapide. Vive l’irresponsabilité...
    Le nouveau cheval de bataille des syndicats hôteliers est le brandjacking : maintenant qu’ils ont eu la peau des clauses de parité, ils s’y attaquent fortement et avec l’espoir de faire aussi bien et surtout plus rapidement que sur la parité

 
 

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