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mardi 19 juin 2018

Marketing hôtelier : y-a-t’il un pilote dans l’avion ?

 
 

Voici un constat simplifié de ce qui a évolué dans le marketing hôtelier au cours des 15 dernières années. Les hôteliers géraient des prix par saison. Avec Internet, les saisons n’ont jamais été si éphémères et il leur faut désormais les gérer en temps réel en fonction de l’offre et surtout de la demande, et ce phénomène s’est amplifié avec les OTAs. L’avènement d’Internet a poussé les hôteliers à créer du contenu sur Internet, bien souvent pour faire comme le voisin. L’avènement des sites UGC (User Generated Content) a poussé les hôteliers, souvent à reculons, à y répondre. L’avènement des réseaux sociaux a poussé les hôteliers à y être présent, souvent mollement. Et si on faisait un break pour se poser des questions quant à la cohérence de toutes ces "nouvelles" méthodes de travail.

La gestion des prix

Historiquement, gérer les prix se limitait à décider de :
- l’augmentation des prix d’une année sur l’autre
- des dates précises des saisons
- puis à remplir une feuille A4 envoyée par fax ou courrier aux TO.

Aujourd’hui, les prix sont établis dynamiquement en fonction du marché. Dans le meilleur des cas, un algorithme complexe issu d’un système RMS ou plus simplement issu de feuilles de calcul Excel a déterminé le meilleur prix à pratiquer à un instant T pour tel jour. En complément des notions d’historique des années précédentes et de montée en charge, on associe la comparaison de la concurrence, puisque jamais les données des concurrents n’ont été aussi faciles à trouver.

Pour transmettre ces prix à l’intégralité du spectre de la distribution, les outils de channel management sont simples à utiliser, mais souvent dénués de toute intelligence pour réalloter les canaux dans les 2 cas de vente ou d’annulation, mais surtout pour appliquer dynamiquement et automatiquement de nouvelles règles.

Dans un hôtel structuré, ceci est géré par le revenue manager.

Les canaux de distribution

Bien souvent les canaux de réservation sont sélectionnés en fonction de leur capacité à produire. Dans un monde d’hyper consommation, on peut comprendre ce raccourci simpliste qui consiste à n’être présent que sur les canaux qui génèrent des réservations.

En agissant de cette manière, on affecte à Internet une fonction de vente et uniquement de vente, alors qu’Internet est avant tout une formidable vitrine. Comment espérer faire acheter ses produits en étant diffusé de manière confidentielle ? Imaginez Coca-Cola présent dans une seule enseigne de supermarchés !

Une fois ces canaux sélectionnés, combien d’hôteliers s’attachent à vérifier le contenu régulièrement ? à s’assurer du rendu des images et du texte ? à mettre à jour les photos régulièrement et à chaque rénovation même mineure ?

Dans un hôtel structuré, ceci est géré par le revenue manager, un maniaque du résultat qui ne parle souvent que de prix moyen ou de Revpar. Il se contente souvent de mettre en place des promotions financières alors que c’est une véritable campagne de promotion qu’il faudrait lancer.

La gestion du site Internet

Depuis plusieurs années, les hôteliers se sont lancés dans le "web". N’y connaissant rien, ils ont très majoritairement eu recours à un prestataire externe. Même si des excès ont existé, ils ne suffisent pas à jeter l’opprobre sur toute une profession, tout particulièrement quand la relation est engagée et maintenue de bonne foi.

Le problème du web, c’est qu’il évolue sans cesse et qu’il est difficile d’en suivre les évolutions en temps réel. Ce qui était génial il y a 10 ans n’est aujourd’hui plus forcément très utile.

Ce prestataire était chargé de :
- la conception graphique du site
- la conception technique du site
- l’agencement du contenu
- la rédaction du contenu
- l’hébergement
- le référencement

Chaque élément a évolué. Les CMS sont apparus, et nombreuses sont les agences à s’en servir sans forcément le dire. D’autres ont préféré construire leur propre CMS-usine-à-gaz en espérant la vendre cher à leurs clients, comme si leur plus-value consistait à vendre du logiciel, alors que leur plus-value devrait être leur connaissance du web et la qualité du service qu’ils proposent.

Le référencement est complètement différent de ce qu’il était il y a 10 ans, comme par exemple la notion de mot clé qui a radicalement évolué.

Aujourd’hui, le site web s’habille de différentes façons pour apparaître :
- sur un écran classique
- sur un écran de tablette
- sur un téléphone portable
- sur la section blog

Dans un hôtel structuré, ceci est géré par le responsable marketing.

La gestion des sites UGC

TripAdvisor a obligé les hôteliers à écouter leurs clients. Même si des abus existent, ces sites ont globalement apporté de bonnes choses, tout au moins pour les établissements qui se préoccupent réellement de leurs clients.

Ces sites UGC consomment du temps et de l’énergie. Combien d’hôtels s’en occupent en temps réel ou quasi-réel ?

Dans un hôtel structuré, ceci est géré par le directeur ou le front office manager.

La gestion des réseaux sociaux

"Encore un nouveau bazar à gérer" pensent beaucoup d’hôteliers. Pourtant, compte tenu des choses qui s’y disent, nombreux sont les hôteliers à tenter une approche discrète, parfois très discrète.

Les réseaux sociaux ont une multitude de sous-catégories : impossible de mettre des sites comme Facebook ou Google+ dans la même catégorie qu’un YouTube ou un Flickr.

Mais qui gère ces espaces de discussion ? Qui lance des sujets de discussion ?

Dans un hôtel structuré, ceci est géré par une personne du service marketing, et bien souvent on a choisi la personne qui a le plus d’amis sur Facebook.

La gestion du marketing off-line

Discipline reine avant l’avènement du web, le marketing hors ligne a perdu énormément. Même si les brochures papier existent encore, elles ont perdu de leur intérêt. Certains sites web se transforment en brochure, partiellement ou totalement.

Idem pour la gestion des relations avec la presse. On ne compte plus les hôtels qui balancent à tue-tête des communiqués de presse, comme si la quantité prévalait sur la qualité. Gérer des relations avec la presse ne signifie pas envoyer des communiqués. Le mot "relation" est le plus important dans l’expression et pourtant cette évidence est oubliée.

Dans un hôtel structuré, ceci est géré par le responsable marketing.

Internet aujourd’hui

La somme du contenu disponible sur Internet ne cesse de croître de jour en jour. Cette course au contenu est essentielle pour rester sur le devant de la scène, c’est à dire trouvable et réservable par les internautes.

Se contenter d’un seul canal de diffusion est une stratégie qui empêche certains types d’internautes de trouver l’hôtel. Comment fait-on avec les internautes qui n’utilisent pas Google ? avec ceux qui ne jurent que par Facebook ? que par Pinterest ? que par Booking ? avec ceux qui ne jurent qu’écolo ? avec ceux qui refusent la société de consommation ? avec les chasseurs de prime ? ...

Quelle cacophonie !

On se rend compte que la communication depuis l’hôtel vers le reste du monde est répartie de manière totalement étanche entre différents services.

Quelqu’un s’est-il posé la question de savoir ce que fait l’internaute ? Pour l’internaute, ce qui compte c’est d’obtenir des renseignements précis, de se forger une opinion, de donner une note à l’hôtel sur sa propre échelle de valeurs. Pour lui, le prix n’est qu’un élément parmi tant d’autres.

Alors pourquoi gérer ces contenus de manière étanche ? Ne serait-il pas plus pertinent de désigner un seul responsable de l’IMAGE que dégage l’hôtel, un responsable du CONTENU, à charge pour ce responsable de synchroniser et surtout de faire synchroniser le travail entre les différents services et les différentes personnes ?

 
 
 
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    Les commentaires


    Certes, mais dans les établissements familiaux de petite capacité, on ne peut être partout et tout gérer de front.
    Difficile de faire partie des précurseurs du Yeld management alors que la tête n’arrive plus à supporter les multiples casquettes déjà...
    Quant à confier cette tâche à une agence, il faut dégager de quoi la financer et communiquer la matière lui permettant d’agir en temps réel.

    Je crains que beaucoup ne restent à la traîne, non ?

    Est-il raisonnable de penser que le train va ralentir pour attendre les indépendants ?

    Ne vaudrait-il pas mieux que ces indépendants apprennent à travailler ensemble et à partager des ressources ?

    Pour la 1ère question, la réponse est NON. Pour la 2nde, la réponse ne dépend que des hôteliers eux même, et personne ne peut les aider contre leur volonté.

    Quand je lis cela, je me demande pour qui ils prennent les hôteliers...
    A propos du classement hôtelier :

    "Après cette date, les retardataires n’auront d’autre choix que de retirer leur panneau d’homologation, et de s’en remettre…aux aléas des sites de commentaires en ligne, aux réputations plus ou moins douteuses exprimées ici et là, bref à une dangereuse anarchie."

    c’est vrai que de se faire classer améliore les choses :
    extrait d’un commentaire de site "vérifié" :
    " chambre et salle de bains trop petites pour un hotel 3 étoiles - petit déjeuner copieux mais trop cher ( 14€ /pers.) pour un 3* - idem rapport qualité /prix du repas trop cher ! En fait cet hôtel est un bon 2* mais n’en mérite pas 3*"

    Et que dirons les étrangers qui arriverons dans un deux etoiles nouveau classement sans TV ni toilettes dans la chambre ???...

    Je dis cela car j’ai un dilemme :

    - je passe a l’aise en trois etoiles mais mes salles de bains sont assez petites. Je risque donc de déçevoir une certaine clientèle habituée aux trois étoiles et me faire allumer sur les site UGC.

    - Je reste en deux étoiles mais me coupe d’une potentielle clientèle étrangère refroidie par certains deux étoiles NN français qui ont encore les sanitaires sur le palier.

    - Je ne me fait pas classer, compte sur le bouche a oreille (ou le vécu a clavier), ca marche très bien jusque maintenant mais je vais me faire boycotter par l’Office de tourisme Local et honnir pour incompétence crasse par l’intelligentsia :

    [...]Cet impératif s’impose à tout hôtelier compétent soucieux de maintenir la position de son établissement sur un marché de plus en plus concurrentiel[...]
    Laisser la notoriété de son hôtel ou de son restaurant aux sites de commentaires dont le succès est fondé essentiellement sur le dénigrement relève d’une coupable et dangereuse illusion.[...]

    Suis-je le seul dans ce cas ou me posai-je trop de questions ???

    Merci Jérome de citer l’édito de ce bon vieux journal d’un autre millénaire. Mon passage préféré est celui

    Laisser la notoriété de son hôtel ou de son restaurant aux sites de commentaires dont le succès est fondé essentiellement sur le dénigrement relève d’une coupable et dangereuse illusion.

    L’illusion ne serait-elle pas de croire qu’il est encore possible de maîtriser sa notoriété ? L’illusion ne serait-elle pas de croire que sa notoriété dépend de la rente que l’on verse à son avocat ?

    Vous vous posez les bonnes questions, mais surtout vous avez le courage de poser à haute voix des questions que des milliers d’hôteliers se posent à voix basse.

    Excellent cet article ! Très pertinent et tout à fait vrai.
    Cet investissement sue le" e-yield management" et la "e-distribution" n’est plus du resort du "Revenue Manager" mais d’un métier qui a un rapport direct avec le marketing, ce marketing qui peut faire tout pour un produit, je dirais même pour un mauvais produit ! et d’une nouvelle fonction qui pourrait s’appeler " Marketing Revenue Distribution Manager" : optimisation des prix, image de marque et e-distribution ;
    Tout un programme !!

    6. le 17 juin 2012 à 19:08, par GA De rouen

    Ahhhh les OTA’s
    A peine a t’on compris un système, qu’un nouveau apparait les OTA’s font figure de précurseur, comme les produits dopants c’est à dire toujours un coup d’avance, dans l’e marketing mais jusqu’à quand .
    le Yield vient d’être contré par Tingo, demain Google Hôtel Finder , et Facebook feront leur entré sur le marché. ..Je suis assez pessimiste mais après tout nous avons declenché, nous hôteliers indépendants, en parfait nombrillistes que nous sommes, l’émancipation de ces géants.....
    Les combattre sans les éliminer
    Nous ne pouvons les éliminer comme cela, car ils apportent quelque chose au niveau de la lisibilité sur la toile. Nous devrions pour une fois se mettre autour d’une table et leur donner une parité tarifaire , non pas celle entre les plateformes, mais entre hôtel ; Décrétons un tarif OTA par catégorie d’hôtel , un taux de commission identique pour les hôtels bien sur d’une zone, on évitera en partie le poids des commissions, et leur pression . ensuite travailler directement sur les prix via votre site, et offrir de véritable Deals à vos clients.
    Vous allez me dire que c’est une forme d’entente déguisée ? mais eux que font ils ? commissionnement à l’étranger et donc ils échappent à toute fiscalité en France ce qui est totalement scandaleux alors attendons la répressions des fraudes.
    Cependant je doute qu’ils nous assignent car actuellement, pour ma part et ne pas me compliquer au niveau du yield, je fais comme les grandes surfaces, j’effectue un relever des prix de mes confrères autour de moi et avec une formule entre prix, emplacement et notation j’arrive a trouver un semblant de prix "approximatif"pour les 15 prochains jours.
    Pour les contrer une seule méthode s’unir, car ils nous ont divisé. Ils ne sont rien a part des intermédiaires, ne ramène aucun flux, il ne font que siphonner des réservoirs et en remplir d’autres. La profession se doit de s’en sortir que par une plus value celle de la qualité et des fondamentaux " le service". La dessus ils sont mauvais. la seule chose qui les intéressent est le profit . Priceline.com est un groupe financier coté sur le marché américain qui détient booking.Com en 5 ans l’action est passé de 26 dollars à 646 . en réalisant près d’un milliard de résultat net en 2011 , Tout cela sur notre dos . porteur ou fourvoyeur d’affaires ?
    ils connaissent tout de votre hôtel, c’est effarent et personne ne bronche. Il faut renverser le système actuel et les maitriser tant que c’est possible.
    imaginez demain qu’ils fidélisent leurs clients en leur donnant des miles ?
    Des idées ils en ont tout les jours, flashs, coupons, commission HELP !!

    j’étudie le poids de cette pression sur ma région la normandie ; Le poids économique est un frein a l’emploi, la formation, l’investissement, le développement durable, et a la santé de nos entreprises d’après mon étude chaque année l’évasion fiscale se monte a 2, 5 millions d’euros sur 260 hôtels . c’est scandaleux .
    Alors soit nous trouvons une riposte de façon commune et solidaire soit on disparaitra tôt ou tard , en perdant l’un de nos fleurons de l’économie .

    Bonne lecture et je cherche également des idées pour étayer ma réflexion

    Ah ce vieux démon de l’évasion fiscale ! Nous sommes en Europe et les entreprises européennes, ce qui est le cas de Booking par exemple, déclarent leur chiffre d’affaires en Europe. Ils vous facturent en HT. S’ils étaient français, vous auriez payé la TVA puis l’auriez récupérée à la fin du mois avec votre déclaration mensuelle. C’est plus intéressant pour vous puisque vous ne faites plus l’avance de la TVA. Sachez cependant que Booking ne déclare pas beaucoup de CA en France.

    A part ce détail fiscal, le reste est bien vrai.

    A force de voir tant d’hôteliers contents de payer des commissions élevées et s’en satisfaire, peut être ont-ils raison de continuer jusqu’à ce que leur affaire ne vaille plus rien !

    8. le 17 juin 2012 à 22:42, par GA De rouen

    Cher TH,

    Toutes les commissions que nous versons à booking sont récoltés ici

    Booking.com B.V. est immatriculée au registre du commerce de la Chambre de Commerce d’Amsterdam, aux Pays-Bas, sous le numéro 31047344. Le numéro d’identification TVA est NL805734958B01. Le règlement des “commissions” se fait sur leur de compte Cambridge.
    Numéro de TVA 902191948, Enregistrée au Royaume-Uni sous le No : 3512889

    Que déclare t’il en France ??
    La commission est prélevée sur un CA TTC

    La répartition géographique du CA booking est la suivante : Etats-Unis (40,4%), Pays Bas (37,6%), Royaume Uni (16,3%) et autres (5,7%)

    je ne vois donc pas la France . ; Avez vous des infos ?

    Les hoteliers allemands (eh oui, encore eux...) avaient lancé un page FB suite a une modif des CGV, avec la devise "ils (les OTA’S, HRS en l’occurence)ont les moyens, nous avons les lits !).

    800 hotels inscrit en 3 jours. Leur but etaient de s’entendre pour fermer toutes leurs dispos pendant une semaine précise.

    Buzz sur le net (voir les article de TH), ca chauffait sur les forums hoteliers, bref, la page a bizarrement eté renommée au bout d’une semaine en "page de discutions sur les tarifs HRS" plus question de semaine de fermeture au programme .

    Car si succès avéré : danger de contamination dans les pays voisins.

    Je ne sait toujours pas la fin de l’histoire...

    @GA. On croirait entendre Mélenchon ou LePen !

    Nous sommes en Europe et on ne parle pas d’évasion fiscale quand une entreprise paie son impôt dans un autre pays que celui où une partie de son chiffre d’affaires a été réalisé. L’exercice ne consiste pas à regarder par le petit trou, mais de manière globale. Booking est avant tout une entreprise européenne est répond à ce titre à ses obligations fiscales dans le pays où elle est enregistrée. Booking réalise son CA à travers toute l’Europe, et donc une partie en France. De très nombreuses entreprises françaises en font de même et personne n’y trouve à redire en France.

    Ceci dit, une recherche de 15 secondes permet de trouver la fiche societe.com de Booking France : http://www.societe.com/societe/booking-com-france-sas-449620848.html. 11 M€ déclarés en 2011, ce n’est pas la panacée, mais c’est mieux que rien

    @jerome La négociation. Voici ce qui a fait que la page a été renommée. HRS a accepté d’ouvrir des négociations à condition que la page FB soit supprimée et remplacée par une page ouverte aux suggestions plutôt qu’aux revendications.

    Impossible de comparer les gaulois et les allemands. Les allemands se mobilisent, agissent soudés, respectent le principe de la négociation, et préfèrent de très loin un bon compromis qu’un mauvais affrontement. Ces allemands ne se contentent pas non plus de vouloir détruire les OTAs (même si c’est mission difficile), ils réfléchissent également à construire une alternative crédible à proposer aux clients.

    Alors la fin de l’histoire n’est toujours pas écrite. Elle se négocie actuellement.

    Sur un plan stratégique :
    - un HRS est bien mieux armé qu’un hôtelier indépendant pour combattre un Booking
    - plus la puissance des OTAs est divisée entre plusieurs entités, moins de pouvoir ont-ils individuellement. Autrement dit, mieux vaut faire en sorte qu’HRS ait les moyens de lutter contre Booking que laisser le champ totalement libre à Booking
    - il ne faut pas pour autant baisser la garde et il est impératif de continuer à travailler entre hôteliers

    12. le 18 juin 2012 à 00:27, par GA De rouen

    @TH
    je vous trouve un peu excessif dans vos propos, je ne m’associe à aucune forme de poujadisme n’étant moi même, pas syndiqué.
    je vous invite quand vous voulez à prendre la parole devant des hôteliers et leur faire croire que les commissions qu’ils versent en Angleterre sont rapatriés dans un CA france . Nous subissons leur pression sans arrêt. et tout le monde s’en inquiète. Vous savez très bien que, seul, aucun hôtelier ne pourra les contrer, la mondialisation a fait que pour nous en sortir il va falloir jouer sur d’autres valeurs et unis. ( oui unis !!)
    Concernant la société d’édition de logiciel bookings.fr avec un s , effectivement , il possède bien des bureaux sur paris puisque leurs commerciaux font état de la même adresse.
    De toute les façons qu’on le veuille ou non les OTA’s détruisent petit à petit l’hôtellerie indépendante jusqu’à preuve du contraire..

    @GA. Booking déclare du CA en France, c’est un fait, mais qui a dit qu’il s’agissait de commissions ? La société mentionnée est bien dans le giron du vrai Booking et donc dans le giron de Priceline. Côté fiscal, Booking est une entreprise européenne et mis à part refaire les lois européennes, personne n’y changera rien. S’il fallait d’ailleurs changer des choses par les hôteliers, il y aurait plus urgent comme par exemple se regrouper et agir ENSEMBLE.

    Comme déjà indiqué "A part ce détail fiscal, le reste est bien vrai."

    Il est nécessaire de se rencontrer et débattre d’idées. Devant une réalité, nous devons créer une autre réalité. Que penser d’associer des fonds et créer un regroupement d’hôteliers ? Comment, pourquoi, label, portail de réservation, nouvel OTA au service des hôteliers et au bénéfice des hôteliers......L’union fait la force, et donne les idées. Pouvons nous envisager, la saison importante passée, de nous rencontrer, peut être régionalement ou nationalement, dans un premier temps, avec les pistes proposées par chacun, triées pour éviter les pertes de temps, et, commencer à suivre un chemin vers une réalisation ? Petit investissement de départ, peut échouer ou réussir. Peu de perte si échec, beaucoup d’apport si réussite. Qui veut participer ? (et surtout, ne pas discuter des fuites d’impôts de booking et autre, car comme perte de temps et d’énergie...et puis nous ne sommes pas inspecteurs des impôts payés pour passer ce temps et donner cette énergie. Nous ne saurions le faire et nous avons plus important à faire me semble t il.)

    15. le 18 juin 2012 à 22:28, par Brigitte

    Cool ! Voilà des propos qui nous ramènent à des échanges d’il y a...3 ou 4 ans, Guilain , non ? Que de temps perdu faute d’avoir su motiver, persuader.
    Prête et toujours convaincue, en tout cas, que l’union fera la force, avec un comité inter- indépendants pour concrétiser.

    Je n’ose vous dire combien nous fûmes au final.

    Il faut y croire, s’investir ou alors apprendre à subir et le temps ne nous fera pas de cadeau.
    Le souci primordial est notre nombre et notre éparpillement et personne n’a assez de temps pour du porte-à-porte pour convaincre, expliquer, faire signer un engagement moral, au départ.
    Les Groupements se sont montrés tellement peu intéressés pour communiquer auprès de leurs adhérents, qu’on a eu l’impression de parler dans le vide.

    Mais si on relance, allons-y, en essayant de ré-impliquer tout le monde.

    16. le 19 juin 2012 à 09:42, par GA De rouen

    Bonjour ,

    Il est très agréable de lire que certains y réfléchissent
    Dans l’étude que je mène dans ma région certains hôtels on voulu voire l’incidence de fermer leur hotel sur booking pendant 2 mois . ; la perte de chiffre d’affaires fut de 30% c’est pas une mince à faire pour un hôtel, il faut que l’ensemble des acteurs se posent la même question au même moment chose impossible a mon avis.
    jusqu’à preuve du contraire

    @brigitte les choses ont évolué et les gens, y compris dans les chaînes, ont bien vu la place prise par les OTAs. A priori, RED serait en train de renaître... Dès que nous avons des nouvelles, nous vous en faisons part

    @TH : Késaco RED ?
    (c’est pas ca ? : RED – Retired. Extremely Dangerous)

    ;-)

    jerome

    @Jerome c’est peut être Extremely Dangerous pour les OTAs, mais à part çà, ils sont gentils.

    Il s’agit de reservationendirect.com. Notre dernier article est accessible ici.

    Il y aun truc qui m’a bien fait rigoler aujourd’hui :

    Ces articles sont extraits l’organe de presse de la profession que nous connaissons tous...

    Un article de ce mois ci sur Tripadvisor, titre :
    21 hôtels obtiennent le certificat d’excellence 2012 Tripadvisor
    jeudi 21 juin 2012
    [...]Les critères retenus pour la consécration au titre étaient, au-delà de l’excellence de l’accueil, une note de 4 sur 5 étoiles sur le site de Tripadvisor et le nombre important d’avis sur les hôtels reçus au cours des douze derniers mois. Pour la France, les lauréats sont : l’Hôtel Warwick Champs-Élysées à Paris, l’Hôtel Westminster à Paris, Warwick Reine Astrid à Lyon et le Splendid Hôtel & Spa, à Nice.[...]

    L’année dernière, Tripadvisor a aussi décerné des Certificats d’excellence et le travelers’s choice et mais le jugement était out autre :
    Edito N° 3243 du 23 juin 2011 du meme journal sur le meme sujet.

    [...] des “millions de
    recommandations de voyageurs à travers le monde” (mais si !)
    qui ont conduit à décerner un prétentieux ‘Travellers’ Choice
    Awards’ à des hôteliers qui n’en demandent sans doute pas
    tant. Et l’on doute fort que “45 millions d’avis authentiques”
    (sic) aient été recueillis sur ces deux villages de la campagne
    française.[..]
    [,,] Cet exemple absurde illustre l’indispensable
    distance à prendre par les professionnels soucieux de
    proposer une offre de qualité dans les règles de cet art difficile
    qu’est l’accueil, et il s’agit de ne pas se laisser déstabiliser
    par de pitoyables forfanteries.[...]

    Bref, lorsque Tripadvisor prime des petits indépendants inconnus c’est "une pitoyable forfanterie" mais quand ce sont des palaces réputés qui sont primés, c’est une respectable institution.

    Allez, un petit effort, quand le Traveller’s choice ne primera que des hôtels de luxe Parisiens et de la cote méditerranéenne, le guide Michelin deviendra alors "une farce moyenâgeuse"...

    PS : en plus ils ont tout faux sur les Certificats d’excellence.
    Ils concernent 10% des Hôtels répertoriés, et pas seulement les 4*.
    Mon équipe et moi l’avons chaque année depuis 2010, ha oui ! j’oubliai : un petit 2* n’en demande sans doute pas tant...

    Le breton gaulois récalcitrant.

    @Jerome, cet article n’est en fait qu’un copié-collé partiel du communiqué de presse reçu hier en début d’après midi. 24 heures pour copier-coller 3 lignes, ça fait 8 heures par ligne...

    En fait, les attaché(e)s de presse de toutes les chaînes diffusent ce type de communiqué à chaque fois que l’un de leurs hôtels gagne quelque chose. C’est plutôt normal qu’ils le fassent. On en reçoit très, très souvent... Quand on les reçoit, on sent bien que certains DG ont plus d’ego que d’autres, comme par exemple le patron de l’ex-cantine de notre ex-président.

    Sur TH, nous essayons de faire l’effort de :
    - trouver le prix en question, ce qui n’est pas toujours évident tellement certains prix sont confidentiels
    - lister tous les gagnants, pas uniquement celui qui s’autopromotionne, par exemple World Luxury Spa Awards ou l’Edition 2011 du Reader Survey Award du guide Andrew Harper ou les Traveller’s Choice 2011

    Sur le fonds de votre propos, nombreux sont les prix et récompenses qui honorent des maisons modestes mais qui font bien leur travail en rendant leurs clients heureux. Et c’est heureux...

    22. le 7 juillet 2012 à 20:44, par Mathias

    On ne parle très peu du rôle des institutions dans ce débat.
    La mise en place des nouvelles normes (nouveau classement, incendie, handicapés....) tombe en même temps qu’un réel virage de l’hôtellerie, et plus précisemment chez les indépendants.
    Aujourd’hui nous devons encore plus diversifier nos compétences déjà très pluridisciplinaires. Et la sous traitance de plus en plus de tâches augmente le coût de fonctionnement de nos hôtels. Les commissions des OTAs en plus des nouveaux investissements liés aux nouvelles normes sont un cocktail détonnant pour la rentabilité des indépendants.
    Le risque est la concentration du marché par la disparition de nombreux indépendants et ce n’est pas bon pour le consommateur.
    D’où l’intérêt d’une présence de l’état dans le débat.

    Lorsqu’un fonctionnaire en mission ou en formation réserve sa nuit d’hôtel par une OTA, on peut dire que l’on marche sur la tête...

 
 

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