L’année 2011 s’annonce exceptionnelle dans l’hôtellerie française selon KPMG
Dernière mise à jour 20 septembre 2011 à 10h59min
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D’après l’AFP, l’année 2011 s’annonce exceptionnelle pour l’hôtellerie tant en termes de taux d’occupation que de rentabilité, notamment pour Paris et la Côte d’Azur grâce au printemps arabe qui a profité à la destination France, selon l’étude annuelle du cabinet KPMG. « 2011 va être une très bonne année avec un niveau de fréquentation qui ressemblera à l’année 2008 d’avant la crise des subprimes », a déclaré Stéphane Botz, responsable du département tourisme-hôtellerie de KPMG.
Le taux d’occupation des hôtels était fin août de 68,2% toutes catégories confondues, contre 64,8% fin août 2010, année de « reprise difficile ». « Conséquence du printemps arabe, la clientèle française et européenne a recherché les destinations sûres comme les Canaries, la Croatie, la France et cela s’est tout de suite ressenti en termes de taux d’occupation », a-t-il ajouté.
Les établissements de luxe ont tiré cette croissance (+ 4,3 points à 73,4%) grâce notamment au retour de la clientèle étrangère. L’hôtellerie économique affiche aussi une bonne santé (+ 5 points à 68,1%) profitant d’une hausse du tourisme d’affaires. Mais l’attractivité de la France « est à double vitesse », a nuancé Stéphane Botz selon lequel Paris, la Côte d’Azur et quelques métropoles régionales en ressortent plus renforcés que les autres. Côté rentabilité, 2011 s’annonce même comme une année « record ». Le revenu par chambre disponible (RevPar, principal indicateur de rentabilité de l’hôtellerie) a bondi à fin août de 18,7% dans l’hôtellerie 4 étoiles, de 13,7% dans le segment deux étoiles, de 10,5% pour les trois étoiles et de 6,2% pour les 0/1 étoile.
Outre les taux d’occupation, cela s’explique par le maintien des prix moyens en raison « d’un simple effet mécanique, les hôtels ayant arrêté les promotions » de l’an dernier, a poursuivi Stéphane Botz.
Pour 2012, KPMG est prudent. « L’année sera peut-être moins florissante qu’on pourrait le penser malgré les JO de Londres qui ne profiteront pas de toute façon à l’ensemble des destinations France », a expliqué Stéphane Botz qui relève également l’absence de rendez-vous forts comme en 2011 à Paris avec le salon du Bourget ou Batimat.
Il a qualifié par ailleurs de « très belles » les dernières transactions hôtelières qui concernent surtout Paris, devenue leader en termes de prix payé par chambre, devant Londres. « La demande est plus forte que l’offre, et les investisseurs qui ont fait le dos rond pendant deux ans sont prêts à le faire malgré les tensions autour de la Bourse ».
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