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mercredi 25 novembre 2020

Que s’est-il passé cet été ?

 

Le gouvernement

Les annonces du gouvernement ont été nombreuses et ses aides se sont multipliées de même que les restrictions, notamment celle sur les salons de plus de 5.000 personnes.

Les cartes des régions rebattues

Certaines régions et certains types d’hébergement ont cartonné cet été alors que d’autres ont vraiment souffert. Voir les deux locomotives du tourisme que sont Paris et la Côte d’Azur être vides de clients internationaux doit faire se poser des questions. Bien malin celui (pas de « celle » car les femmes sont hors exception plus subtiles sur des sujets complexes) qui a des réponses toutes prêtes...

Résas directes ?

On a pu constater une croissance des réservations dites directes. Ne nous trompons pas : tant que l’activité touristique n’aura pas retrouvé des volumes importants et tant que les grands du tourisme n’auront pas remis leurs énormes machines en marche, les statistiques seront déformées.

Penser que les clients vont durablement revenir 20 ans en arrière chercher et appeler un par un leur lieu de séjour n’est qu’un rêve éveillé. Ils ont pris goût au tiers de confiance, la leur, pas la vôtre, qui leur permet de trouver de manière exhaustive des renseignements pertinents sur une destination et ses hébergements.

Changer la donne impose de repenser le tourisme et redessiner le web.

Avant de redessiner le web pour les autres, peut-être faudrait-il commencer par ne plus utiliser à titre personnel les outils et plateformes telles qu’Android, Chrome, Amazon, Gmail, etc... et utiliser à la place des outils libres ou acheter un produit au lieu d’un prix.

Les temps sont durs

Toutes les entreprises du monde du voyage ont souffert sauf une qui a sciemment profité de sa position dominante pour asphyxier financièrement ses clients devenus concurrents : Don Corleone Google a refusé d’accorder des délais de paiements aux gros annonceurs du monde du voyage (GetYourGuide ou trivago par exemple) alors que Bing et Facebook l’ont fait spontanément. Impossible aujourd’hui de dire que Google ne fait pas partie du monde des entreprises du voyage. C’est également la seule grande entreprise du secteur qui a dégagé des bénéfices pendant la période.

Ajout au 21/08/2020 : un autre article à propos de l’attitude prédatrice de Google de Phocuswire : Google plays hardball with pandemic-affected travel site, freezes its ad account.

Les faillites ont déjà frappé de nombreuses entreprises et la rentrée devrait hélas étoffer cette liste.

Parmi les grandes marques du tourisme qui ont massivement licencié on peut citer Accor, Hilton, Hyatt, Marriott, Booking, TripAdvisor, trivago, Expedia, Airbnb et tant d’autres. Parmi elles, certaines vont beaucoup moins mal que d’autres : au 30 juin, Booking Holdings disposait de plus de 10 milliards de dollars de cash. Les fantaisistes qui inondaient les réseaux sociaux de la « mort prochaine » de Booking n’ont fait qu’illustrer leur ignorance (ou naïveté) face au monde de la finance.

Que peut-on en penser ?

L’expérience des crises précédentes laisse penser que chacun des grands groupes du tourisme va se recentrer sur son activité clé : ça veut dire que les activités annexes et/ou non essentielles seront au mieux vendues ou au pire fermées. Ça a déjà commencé chez Booking, Airbnb, Expedia, TripAdvisor et on se doute bien que d’autres vont suivre.

Google assoit sa domination et en attendant une hypothétique action du congrès américain après l’élection présidentielle, les meilleurs alliés des hôteliers face à l’hégémonie de la multinationale de Mountain View ne sont plus très nombreux : ils s’appellent Booking, TripAdvisor et Expedia. C’est dur à entendre ? C’est également dur à écrire !

Accor aurait envisagé un rapprochement avec IHG

Le Figaro révélait hier soir que le groupe Accor aurait mis en place en juin une cellule destinée à étudier les possibilités d’un rapprochement avec IHG. Le conseil d’adminstration aurait donné son accord de principe, néanmoins Sébastien Bazin préfèrerait attendre. Affaire à suivre...

Où en est l’épidémie ?

Les statistiques de contamination reprennent et il faut les prendre pour ce qu’elles sont : des statistiques qu’on ne peut pas comparer avec le passé car il n’y avait pas de tests jusqu’en mai-juin. Néanmoins peu de ces nouveaux cas sont graves à ce stade et c’est ce chiffre des hospitalisations graves qui mérite d’être surveillé comme le lait sur le feu.

Rester prudent et appliquer les règles de base que sont la distanciation physique, le lavage des mains et le port du masque quand nécessaire n’est qu’un principe de bon sens pour qui veut voir le monde revivre.

Conclusion

En tous les cas, personne hormis Google ne sortira indemne et seul de cette crise économique. Seuls celles et ceux qui sauront unir leurs forces, se soutenir et surtout rester humbles face à l’inconnu auront la capacité à passer au travers. L’important aujourd’hui est de tenir. Faire des bénéfices viendra plus tard.

#SortezCouvert

 
 
 
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