Une reprise prudente de l’activité hôtelière en janvier 2011 selon Deloitte
Dernière mise à jour 8 mars 2011 à 21h07min
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L’année 2011 débute sur les chapeaux de roues pour certaines destinations. A Paris et en Province les hausses de RevPAR sont conséquentes grâce à une augmentation conjuguée des taux d’occupation des prix moyens. Toutefois, ces progressions sont à mettre en perspective. D’une part, à l’exception de Paris et de quelques grandes villes de Province, le niveau d’activité demeure modéré avec un taux d’occupation inférieur à 50% pour l’hôtellerie haut de gamme et milieu de gamme. D’autre part, en janvier 2010, la reprise n’était pas encore amorcée, les performances avaient même sensiblement baissé par rapport à l’année précédente.
Ces bonnes nouvelles n’en restent pas moins appréciables. La croissance est plus prononcée pour l’hôtellerie haut de gamme (4/5*) et 3 étoiles, dans la lignée de la tendance constatée en 2010. La croissance du PIB sur les marchés émergents, la reprise de l’investissement, la reprise de l’activité séminaires et congrès sont autant de facteurs permettant de soutenir la fréquentation de ces hôtels.
Au mois de janvier, l’évolution des performances est encourageante. Quelques villes se distinguent avec des hausses spectaculaires à deux chiffres. Les hôtels de Lille, Lyon, Angers et Metz enregistrent ainsi sur toutes les catégories de très fortes hausses de recettes hébergement, jusqu’à 42% pour les établissements haut de gamme lyonnais. Ces derniers ont bénéficié de la tenue du Sirha, évènement ayant lieu tous les deux ans et qui a bénéficié d’une bonne fréquentation.
Quelques agglomérations affichent toutefois un recul de RevPAR. Les résultats d’Aix en Provence, Nantes, Nice et Marseille s’effritent pour la majorité des catégories. Certaines de ces villes avaient toutefois bénéficié l’année dernière d’un début de reprise dans un contexte qui était morose.
L’année débute sur de bonnes bases pour la majorité des destinations. Les perspectives économiques sont engageantes. Toutefois, l’hôtellerie française pourrait être indirectement impactée par les défis que les économies européenne et française devront relever : une croissance modérée dans la zone euro et en France, poids de la dette publique française pouvant affecter l’économie nationale, lente diminution du taux de chômage. Les hôtels économiques et 2 étoiles pourraient être davantage touchés par ces facteurs.
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