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dimanche 18 novembre 2018

Un mois de décembre 2010 nuancé selon Deloitte : positif dans l’ensemble, plus réservé pour l’hôtellerie économique

 
 

L’année 2010 s’achève sur des indicateurs de chiffre d’affaires hébergement en progression. L’hôtellerie 4 étoiles arrive en tête avec 8,3% de croissance. Cette hausse ne compense cependant pas les fortes pertes enregistrées l’année passée mais pourrait marquer l’émergence d’une phase haussière du cycle. Par rapport à 2009, la catégorie 3 étoiles affiche un rebond significatif. Cela est d’autant plus satisfaisant que cette catégorie avait été l’une des moins pénalisées l’année dernière. En dépit de ces bons résultats, l’année 2010 s’achève sur une certaine fragilité de l’hôtellerie économique et 2 étoiles dont les performances stagnent.

En 2010, l’hôtellerie française a bénéficié de la croissance de l’économie mondiale. Cette dernière a enregistré une progression de 4,5% après avoir été timide en 2008 (2,8%) et négative en 2009 (-0,9%). Cette dynamique a également été favorisée par une parité monétaire plus favorable à la zone euro que l’année précédente.

L’impact de ces bons indicateurs internationaux s’est surtout fait sentir sur l’hôtellerie haut de gamme et à Paris, catégorie et destination fortement internationales. Les catégories 3 et 4 étoiles de Paris voient ainsi leur RevPAR progresser de plus de 8% sur l’année.

La capitale a su faire face à la baisse des nuitées de ses clientèles étrangères traditionnelles - Etats-Unis -0,9%, Royaume Uni -10,9%, Italie, -2,7% - par le gain de nouveaux segments. On assiste ainsi à la montée en puissance de la demande du Moyen Orient (+0,9% du trafic aérien) et de la Chine (+37% des nuitées parisiennes), même si, pour l’heure, ces segments restent minoritaires dans le total des nuitées parisiennes. Au final, les nuitées étrangères progressent de 4,6% à Paris.

Si les hausses sont moins prononcées en Province et sur la Côte d’Azur, la croissance est également au rendez vous. Ces deux destinations affichent des progressions de RevPAR comprises entre 4 et 5% sur le marché 3 et 4 étoiles. Cette phase haussière du cycle est essentiellement générée par l’augmentation de la demande, le prix moyen stagnant, voire reculant.

Seul bémol, les établissements 2 étoiles et économique de Province. Même si les recettes hébergement sont stables, voire en très légère progression, la demande sur ces marchés s’effrite. Ces derniers sont plus dépendants de la clientèle française. Or, la croissance a été moins soutenue en France qu’à l’étranger. Elle serait de 1,6% du PIB en 2010. A cette tendance qui pèse sur la demande affaires viennent se rajouter des problématiques sur la clientèle loisirs. Pour cette dernière, les hôtels doivent faire face à la montée en puissance de produits alternatifs (mobil home, gîtes, chambres d’hôtes, etc.) qui répondent à ces évolutions du comportement des consommateurs. Cette hôtellerie pourra-t-elle continuer à faire progresser son prix moyen dans ce contexte de fléchissement de la fréquentation ?

Dans les grandes agglomérations, plusieurs affichent un dynamisme plus prononcé que la moyenne nationale. Avignon, Bordeaux, Dijon, Metz, Montpellier et Nice bénéficient ainsi d’une activité hôtelière fleurissante en 2010. Ces villes avaient été particulièrement affectées par la crise. A l’inverse, la reprise n’est pas partagée par tous. Ainsi, Angers, Le Havre, Marseille, Nancy sont en retrait sur toutes les catégories.

Les perspectives économiques restent mitigées. Dans les pays développés, les politiques budgétaires restrictives risquent de peser sur la demande intérieure. En outre, le niveau élevé du chômage pénalise la consommation des ménages. Dans les pays émergents, la croissance devrait être moins soutenue mais elle restera dynamique grâce à l’investissement et la consommation, favorisant d’autant les consommations touristiques.

Performances hôtelières Décembre 2010 - Deloitte

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