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mardi 25 septembre 2018

Communiqué : Collecte de la taxe de séjour, le tour de passe-passe d’Airbnb

 
 

La semaine dernière, Airbnb a annoncé avoir reversé 5,5M€ de taxe de séjour à la Mairie de Paris. Derrière ce chiffre important se cache une réalité bien différente.

Les analyses menées et publiées, il y a plusieurs semaines, par l’AhTop ont permis d’établir que 80% de la clientèle des plateformes numériques dédiées à la location de meublés touristiques était directement soustraite à l’industrie hôtelière. Dans le même temps, les constatations opérées permettent d’établir que les conditions de collecte de la taxe de séjour par ces plateformes numériques auprès de leurs utilisateurs (qui devrait, en principe, être de 0,83 € par nuit et par client) ne sont ni homogènes, ni systématiques. Ainsi, il résulte de l’examen du site Airbnb qu’aucune taxe de séjour ne serait collectée pour une réservation individuelle et que seulement un euro serait collecté pour une réservation de deux personnes, alors qu’en comparaison, la taxe de séjour collectée par les hôteliers parisiens s’élève en moyenne à 1,99 €[1] et s’applique, elle, systématiquement.

Partant, la différence entre le montant de la taxe de séjour, semble-t-il collectée par Airbnb à Paris et le montant que cette plateforme numérique devrait collecter auprès de ses utilisateurs pour les appartements qu’elle propose à la location situés à Paris (si des taux réalistes étaient appliqués aux locations réalisées sur cette plateforme) correspond a minima à une perte sèche de 5 millions d’euros pour la Mairie de Paris. Une nouvelle fois l’AhTop ne peut que regretter cette distorsion de concurrence :

« Contrairement aux apparences, le fonctionnement de ces plateformes dans la collecte de la taxe de séjour est ubuesque. Cette différence de traitement entre acteurs traditionnels et acteurs du numériques est injustifiable et constitue un élément avéré de concurrence déloyale qui nous est préjudiciable. Dans un contexte très difficile marqué par les événements tragiques des derniers mois et de ces derniers jours, cette concurrence déloyale conduit à une perte de CA pour les hôtels parisiens de 316 millions d’euros soit une perte pour nos finances publiques d’un minimum de 31,6 millions d’euros de TVA ; ces constats ne s’appliquant pas à la seule capitale » déplore Jean-Bernard Falco, président de l’AhTop.

L’AhTop souhaite ainsi rétablir la vérité sur l’opération de communication menée par Airbnb pour détourner l’attention des autorités : « Le chiffre de collecte de la taxe de séjour à Paris diffusé par Airbnb, s’il peut, à première vue, paraître important cache une réalité très différente au préjudice de la Mairie de Paris et des acteurs traditionnels de la filière de l’hébergement touristique. L’heure est grave et la concurrence dévoyée à laquelle ils sont confrontés du fait des pratiques de ces plateformes, conduit aujourd’hui certains hôteliers à devoir licencier du personnel, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Ces dérives doivent cesser sans quoi le secteur du tourisme, premier employeur de France et premier contributeur au PIB français, sera confronté à des répercussions structurelles tant sur l’emploi que sur sa croissance » conclut Jean-Bernard Falco, président de l’AhTop.

A propos d’AhTop
Créée le 21 Juillet 2015 et déjà forte de près de 30.000 adhérents, l’AhTop (Association pour un Hébergement et un Tourisme Professionnels) a vocation à fédérer l’ensemble des professionnels de la filière touristique et unifier en son sein tous les acteurs économiques pour promouvoir un hébergement de qualité et un haut niveau de service et contribuer ainsi à l’attractivité touristique de la France. Elle rassemble les organisations syndicales telles que le GNI-SYNHORCAT, la FAGIHT qui en sont membres fondateurs, la FNAIM, l’UNIS, le SNPI, la chaîne internationale Best Western, la fédération des professionnels parisiens des chambres d’hôtes ainsi que différents acteurs de la filière touristique française (secteur hôtelier, chambres d’hôtes, auberges de jeunesse, restauration, agences de voyage, professions immobilières et syndics de copropriété).


[1] Selon un calcul AhTop établi à partir de statistiques d’Atout France

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    Les commentaires


    Rien d’étonnant, on peut que constater que rien n’est vraiment fait pour que les hôtels ne ferment pas, les emplois disparaissent, mais le contrôle est très long à se mettre en marche, trop long , nos voisins européens, eux ont déjà réagit !!!

    Même si, pour atteindre l’objectif de 100 millions de touristes, un apport supplémentaire de lits était nécessaire, on ne peut laisser s’installer une activité commerciale représentant une concurrence totalement déloyale.
    D’autant plus que les lits sont là mais l’objectif est plutôt à la croissance négative !
    Pour nous hôteliers la TVA, le RSI, la SECU, la CFE, la commission de sécurité et j’en oublie.
    Pour eux, chambres d’hôtes, locations diverses, rien ou presque !
    Uber Taxi a été interdit en France, pourquoi pas ces hébergements collaboratifs ?
    Tout ça à cause d’une simple appli ou site web.......
    Il faut :
    Minimum de 7 jours de séjour
    Visite de contrôle obligatoire payante de la mairie pour l’autorisation de louer avant le démarrage de l’activité
    Taxe de 20% forfaitaire sur la CA
    Impôts sur les revenus fonciers
    Taxe de séjour
    et surtout :
    déclarer chaque séjour à l’avance en mairie en indiquant le nom et nombre de locataires, la durée du séjour et le montant de la location. Comme pour nous vis à vis de l’URSSAF lorsque nous embauchons.
    Tout le monde se porterait mieux, y compris l’Etat !

    Sinon, pourquoi nous devrions continuer à payer ?

    3. le 7 octobre 2016 à 21:00, par TH

    Tout le monde sait bien que chaque hôtelier de France et surtout de Navarre déclare à l’avance en mairie les séjours de ses clients. Et quand il y a un client de passage, le réceptionniste court ventre à terre à la mairie pour mettre à jour sa liste quotidienne...

    Mr RICH,
    Vous vous trompez d’adversaire et vous êtes mal informé.
    Nous tenons une chambre d’hôtes, qui a pignon sur rue, site internet et affichages règlementaires.
    Nous sommes soumis, comme vous, au RSI, à la TVA, à la SACEM...et nous nous acquittons comme vous de la taxe de séjour.
    En ce qui concerne celle ci, elle est chez nous forfaitaire, selon un barème fixé par la municipalité, et nul besoin, comme les hoteliers, de "courir ventre à terre" faire une mise à jour quotidienne. Nous avons effectué une déclaration d’activité, et nous sommes détenteurs d’un permis d’exploitation et d’une licence 3. Sachez enfin que nous n’avons aucun problème relationnel avec les hoteliers de notre région avec lesquels nous travaillons en bonne intelligence.
    Nous n’avons rien à voir avec le type d’activités que vous mettez en cause, et nous en subissons les mêmes conséquences.
    Cordialement.

    Cher Monsieur ou Madame,
    cqfd.... donc mon combat est le vôtre. Nous sommes d’accord !

    Cher TH,
    L’hôtelier n’est peut-être pas parfait mais aucune commune mesure, il me semble, avec un loueur de meublé(s) !

    7. le 12 octobre 2016 à 10:22, par TH

    Vous faites encore un nouvel amalgame, cette fois entre le statut de loueur de meublé professionnel et le loueur de meublé "sauvage"...
    Mais vous avez raison, c’est toujours de la faute des autres, des vieux, des rentiers, des chômeurs, des politiciens, des jeunes, des profs, des journalistes, ... jamais celle des hôteliers dont la capacité légendaire à se rassembler et à se faire entendre avec raison est reconnue dans toute la galaxie. Il ne manque pourtant pas d’industries qui parviennent à influencer les gouvernements, pas forcément pour le bien du "peuple" d’ailleurs, sans pour autant peser autant dans le PIB que le tourisme.
    Quoi que vous en pensiez, campings, chambres d’hôte, meublés, hôtels, ... sont dans le même bateau, même si certains sont moins chargés que d’autre et c’est par la paix que le tourisme gagnera, pas par la guerre qui commence toujours par éliminer les plus faibles

 
 

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