Vous êtes ici : Accueil > > Articles & brèves > > Communiqué de presse > Saison estivale 2015 : les professionnels constatent un (...)
samedi 22 septembre 2018

Communiqué : Saison estivale 2015 : les professionnels constatent un nombre de vacanciers en hausse mais déplorent un tourisme low-cost qui pénalise en particulier cafés et restaurants

 
 

Alors que la France fait cocorico sur la hausse des touristes choisissant l’hexagone pour leurs congés, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du GNI font une analyse bien plus mitigée des premières tendances (juillet et début août) de la saison estivale 2015. Dans leur grande majorité les hôteliers constatent un taux d’occupation en hausse par rapport à 2014 mais ressentent les effets de la crise sur les prix, tirés à la baisse. Mais surtout ces professionnels notent une évolution inquiétante quant à la fréquentation des cafés et restaurants paradoxalement concurrencés par l’explosion de l’hébergement de type Airbnb qui modifie les pratiques de consommation en vacances, en favorisant les repas pris à domicile.

L’hôtellerie tire son épingle du jeu
Les premiers chiffres de fréquentation communiqués pas les adhérents du GNI tendent à attester que l’année 2015 sera meilleure que 2014. Favorisés par une météo clémente, les taux d’occupation semblent dépasser les 70% dans les zones côtières et les 60% dans les zones de montagne et de lacs, retrouvant ainsi leurs niveaux de 2012 et 2013. Toutefois, de nombreux professionnels implantés dans les zones touristiques de France constatent la montée en puissance de la concurrence des plateformes d’intermédiation entre particuliers (type Airbnb) qui tire les prix vers le bas. Ainsi, à taux d’occupation comparable, les hôteliers estiment subir, selon leur implantation, une érosion entre 2 et 5% de leurs marges. Seules exceptions dans ce tableau mitigé : l’hôtellerie de plein air enregistrerait une hausse notable de son activité et la Corse boit le bouillon conséquence d’une baisse de fréquentation de l’ile de beauté !

Les cafés et restaurants impactés par la crise
La hausse des touristes estivaux ne semble par contre pas avoir profité aux cafés et aux restaurants. Les dépenses de consommations sont très réfléchies et font craindre un bilan estival négatif pour ce secteur. Qu’ils se situent sur les côtes, à la montagne ou encore à la campagne, les cafetiers et restaurateurs constatent, selon les établissements, stagnation ou de baisse de leurs CA dans une fourchette allant de -2% dans les zones qui résistent, à -10% dans les aires privilégiées par les vacanciers français qui ont, à l’évidence, des budgets très contraints.

Paris, broie du noir
La capitale mondiale du tourisme connait, elle, un été particulièrement morose. Tous les professionnels du secteur pointent une baisse de leur CA. Les hôteliers constatent une érosion de -2 à -5% avec notamment une défection de la clientèle familiale. Les restaurateurs subissent les conséquences de la crise avec des tickets moyens en baisse. Quant aux cafetiers, malgré les beaux jours de juillet et d’août, ils déplorent un manque à gagner souvent supérieur à -10 %. Situation critique donc pour la ville des lumières devenue, en quelques années, le terrain de prédilection d’Airbnb qui menace désormais clairement ce pan stratégique de l’économie parisienne.

Le GNI demande que le gouvernement encadre urgemment l’économie collaborative touristique
Alors que les décideurs politiques se félicitent de l’attractivité touristique du pays, il est urgent qu’ils prennent la mesure de l’onde de choc que représentent les plateformes d’intermédiation touristique entre particuliers (détourné d’ailleurs de plus en plus par des loueurs professionnels), pour l’activité du secteur de l’hôtellerie et de la restauration. Alors que l’hôtellerie traditionnelle supporte des coûts fixes importants ainsi que des contraintes légales, sociales et fiscales, les loueurs qui font appel aux plateformes en évitent certaines et ne respectent souvent pas la réglementation en vigueur. Ainsi l’Etat est privé de recettes fiscales, les régimes sociaux voient se développer une économie grise qui échappe aux cotisations (services de nettoyage / ménage / entretien), les voisins et les copropriétés découvrent de nouvelles nuisances liées aux locations temporaires (bruit, incivilités…) et les consommateurs se retrouvent parfois à devoir gérer des situations ubuesques liées au caractère trompeur de certaines annonces.

« Nos responsables politiques doivent prendre la mesure de l’impact de ces nouvelles pratiques sur le modèle social français. Alors qu’ils se félicitent d’avoir obtenu qu’Airbnb collecte la taxe de séjour à Paris, comment acceptent-ils de confier cette mission régalienne à un acteur qui ne paie pas ses impôts en France et ne se préoccupe pas de l’application des lois et règlements par ses partenaires loueurs ? » déclare Didier Chenet, le Président du GNI.

Il poursuit : « Cette situation ne peut plus durer alors que de nouveaux services collaboratifs émergent et viennent dorénavant concurrencer également les restaurateurs. Nous allons dans les prochains jours rencontrer notre nouveau Ministre de tutelle pour qu’il se saisisse de ces nouvelles problématiques. Il est essentiel que, dès 2016, la France encadre mieux ces activités en s’assurant que la Loi soit appliquée sans discrimination par tous les acteurs du secteur, anciens et nouveaux. Nous croyons à l’intérêt de la concurrence comme levier d’amélioration de l’offre aux consommateurs, mais nous attendons qu’elle soit loyale et nous serons très vigilants car il en va de l’avenir d’un secteur clé pour l’économie du pays et fort pourvoyeur d’emplois. »

Si vous copiez cet article, n’oubliez pas d’insérer le lien vers sa source : http://suiv.me/5132

 
 
Note au lecteur :
Ceci est le contenu copié-collé du communiqué de presse officiel de son émetteur qui en assume l'entière responsabilité. TendanceHotellerie n'approuve ni ne désapprouve ce communiqué. Ce communiqué a néanmoins fait l'objet d'une vérification ce qui peut parfois conduire à un décalage de mise en ligne de quelques heures ou jours.
 
 
 
Note à l'émetteur du communiqué de presse :
Des renseignements concernant l'insertion de votre lien et/ou votre logo et/ou votre image sont accessibles ici.
 
 
Dans le cadre strictement privé (voir les CGU) de la reproduction partielle ou intégrale de cette page, merci d’insérer la marque "TendanceHotellerie" ainsi que le lien https://suiv.me/5132 vers sa source ou le QR Code accessible à l'adresse https://suiv.me/5132.qr. Voir le mode d'emploi.
 
 

 
 
 
 
 

    Les commentaires


    "La capitale mondiale du tourisme connait, elle, un été particulièrement morose. Tous les professionnels du secteur pointent une baisse de leur CA. Les hôteliers constatent une érosion de -2 à -5% avec notamment une défection de la clientèle familiale."

    "Situation critique donc pour la ville des lumières devenue, en quelques années, le terrain de prédilection d’Airbnb qui menace désormais clairement ce pan stratégique de l’économie parisienne."

    Personne ne voit le rapport ?

    Avez-vous essayé de réserver un weekend ou un séjour dans un hôtel quand vous êtes une famille de deux adultes deux enfants ? Je vous engage chers collègues à essayer.

    Impossible de trouver une chambre familiale sur nos OTAs préférés. La plupart des recherches sur les différentes destinations se solde par : aucune disponibilités trouvées... Ou alors sur Booking après avoir cru qu’il y aurait une chambre, on vous propose deux doubles (par ailleurs c’est bien fait de ce côté là comme d’habitude)... Bonjour le tarif et surtout non je ne veux pas mettre mes enfants de 3 et 6 ans seuls dans une chambre et je ne veux pas non plus faire chambre à part avec mon épouse... Sans garantie de chb contiguës car oui je sais que mes chers confrères mettent les clients OTA là ou ça les arrangent sans jamais lire les demandes clients... Et puis les soi disant suites..

    DONC il faut se farcir les sites des hôtels UN par UN... et sur chaque site comprendre comment trouver l’information et ensuite appeler la réception pour vérifier que ce sont bien des familiales (avec des vrais lits ou de bon lits d’appoints) et que je ne vais pas payer plein pot le pdj de mon petit dernier qui mange royalement un yaourt le matin... Ah oui de toute façon y’a plus de dispo ? Ah bon...Ben au revoir alors...

    BREF j’ai réservé sur AirBNB et en 20 minutes j’avais trouvé mon bonheur...

    C’est triste, je me suis rendu compte que l’hôtellerie passe à côté de sa clientèle loisirs. Y’en a que pour les corpos et les couples sans enfants...

    A qui se plaindre quand les enfants qui auront voyager avec leurs parents par AirBNB (ou abritel ou...) auront grandi et n’auront pas le réflexe Hôtel ? Ils auront pris l’habitude de se faire la popote, parce que il est vrai que pour manger des plats sous vide microndés c’est aussi bien de se les faire soi même et c’est moins cher.

    tiens c’est vrai j’aurais du essayer villa.com...Y’en a un qui anticipe en tout cas...

    MES SOIREES RESTAURANT DANS LA MANCHE DE 1986 A 2017.
    De mars 1986 à juillet 2001, je suis allé au restaurant tous les 15 jours accompagné de Sophie mon ex-femme et d’Ophélie notre fille qui était souvent de la partie, Ophélie adorait aller au restaurant. Nous nous étions fixés comme objectif de faire tous les restaurants du Nord Cotentin, 26 X 15 = 390, mais nous avons préféré aller et retourner souvent dans les grands restaurants de Cherbourg (le Rubens, le Café de Paris et la Régence) où nous avons dégusté les meilleurs plats avec de grands vins (Haut Médoc Port Royal, Saint Emillion, Cahors) tous situés sur le Quai Alexandre III, c’est Tiphaine qui gardait David à la maison, nous lui donnions chaque fois 50 francs puis 100 francs pour la récompenser. Un jour mon ex belle mère Yvonne nous invita au restaurant à Montfarville près de Barfleur Sophie, Bernard et moi, j’avais refusé qu’Yvonne paie l’addition et ce sont Bernard et moi-même qui la réglèrent, du 50 - 50 je me souviens. Depuis le 11 juillet 2001, date de ma séparation avec Sophie, je vais seul régulièrement au restaurant (une fois par semaine en moyenne). Depuis le 12 février 2009, date de mon déménagement d’Equeurdreville à Pont l’Abbé, je vais régulièrement au restaurant Le Madélo à Pont l’Abbé, mais aussi au restaurant de la Douve à Les Moitiers en Bauptois, à la Pizzéria de Saint Mère Eglise, mais aussi à Portbail soit Aux XIII Arches ou au Phoenix pour manger des fruits de mer. Quand je vais à Portbail, je fais une escale au bar Le Rideau Cramoisi à Saint Sauveur le Vicomte à l’aller comme au retour où je m’offre une Fraise à l’Eau. Aux Xiii Arches et au Phoenix je bois un verre de 12 cl de vin blanc avec les fruits de mer en entrée et un verre de vin rouge de la même contenance, du Merlot ou du Côte du Rhône avec le steak haché du chef, pas de dessert, juste un café pour clôturer le repas. J’ai cherché en vain à inviter mon fidèle neveu Benjamin et sa fiancée à diner à Portbail, pas grave ce sera pour une autre fois. Voilà 8 ans que je vis à Pont l’Abbé, je vais faire des restaurants sur Carentan, sur Bricquebec pour étoffer mes points de chute. Quand je me trouverai une fiancée dans mes âges (45 à 55 ans) dans Pont l’Abbé ou ses alentours, je l’amènerai régulièrement au restaurant.

    Alain Mocchetti
    Ingénieur en Construction Mécanique & en Automatismes
    Diplômé Bac + 5 Universitaire (1985)
    UFR Sciences de Metz
    alainmocchetti chez sfr.fr
    alainmocchetti chez gmail.com
    @AlainMocchetti

    3. le 8 février 2017 à 18:11, par Jerome

    devant tant de détails, je pensait apprendre les mensurations de Sophie...

 
 

Un avis, un commentaire ?


À savoir avant de poster votre avis...

Modération à priori. Ne sont notamment pas publiés :
- Les messages à caractère publicitaire
- Les messages postés avec une fausse adresse email
- Les messages comportant des liens sortants promotionnels et/ou non pertinents avec l'article.
- ...
Lire les CGU

Qui êtes-vous ?
Votre message

Message limité à 5000 caractères.

 
 
Si vous pensez que TendanceHotellerie.fr a toute sa place dans le paysage de l’hôtellerie francophone, n’hésitez pas nous soutenir. C’est simple et (...) En savoir plus »
Nous avons la volonté de faire correspondre ce webzine à vos attentes. Nous sommes très intéressés de recevoir vos avis et suggestions pour (...) En savoir plus »
Vous voulez annoncer sur TendanceHotellerie ? Nous proposons aux fournisseurs de services, solutions et produits à destination de l’hôtellerie de communiquer avec les lecteurs de (...) En savoir plus »