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lundi 18 juin 2018

Communiqué : Anne Hidalgo veut-elle vraiment tuer l’hôtellerie parisienne ?

 
 

Contrairement à toutes leurs promesses, Anne Hidalgo et les élus parisiens ont arrêté, ce jour, deux projets de délibération sur les taxes réglées par les hôtels à Paris :
-  en retenant le montant maximum de la taxe de séjour prévu par la Loi de finances 2015, en maintenant une taxe forfaitaire et en diminuant l’abattement à seulement 10 %, contre 40 % actuellement.
-  en instaurant une taxe supplémentaire dite « taxe additionnelle départementale » de 10%.

Dans un contexte économique morose, fragilisé par les attentats de début janvier qui ont accentué la chute des réservations, cette décision, si elle est confirmée, va indubitablement ébranler l’économie touristique de la capitale. Face à cette menace, le Synhorcat, principal syndicat de l’hôtellerie parisienne, dénonce un projet de décision pris sans concertation et annonce qu’en cas d’adoption, il appellera tous hôteliers parisiens au boycott de la taxe de séjour.

Taxe de séjour à Paris : la ville prévoit une augmentation des recettes de plus de 120 % en pleine crise économique

Cette décision sera lourde de conséquences pour le secteur hôtelier parisien et l’attractivité touristique de Paris. Avec un taux forfaitaire d’occupation de 90 %, les hôteliers parisiens devront payer une taxe de séjour même sur les chambres vacantes puisque le taux moyen réel d’occupation est de 80 %. Cette absurdité économique va faire lourdement chuter la compétitivité des hôtels et toucher de plein fouet l’économie de la ville. Concrètement, cette taxe qui rapportait 40 millions d’euros en 2014, va ponctionner 50 millions supplémentaires à l’industrie hôtelière, soit une augmentation de plus de 120 %.

En outre, la décision prévoit l’instauration d’une taxe de séjour additionnelle, dite « départementale » de 10%, soit 8 millions d’euros supplémentaires payés par les hôteliers. Cela va obliger les hôteliers à augmenter mécaniquement le prix de leurs chambres alors que l’économie est en déflation. En renchérissant ainsi le prix d’un séjour touristique à Paris, Anne Hidalgo envoie un message extrêmement négatif aux touristes alors même que Laurent Fabius cherche lui, à promouvoir le tourisme en France.

Par ailleurs, cette situation tend à aggraver la concurrence déloyale existante dans le secteur hôtelier face aux nouvelles pratiques tel que les meublés touristiques, qui bénéficient de la taxe de séjour au réel.

Une décision qui bafoue la promesse de la Ville de Paris d’instaurer une taxe de séjour au réel

Ce projet d’arrêté est, en l’état, aux antipodes des promesses réitérées effectuées depuis l’été 2014. A deux reprises au cours de ces derniers mois, la ville de Paris avaient pris des engagements forts salués à l’époque par les professionnels du tourisme :
– Le 30 juillet 2014, Mathias Vicherat, directeur de cabinet d’Anne Hidalgo avait promis une taxe de séjour au réel, en présence de Laurent Fabius Ministre des Affaires Etrangères et du Développement International.
– Cet engagement avait été réitéré par Jean-François Martins, élu chargé du tourisme à Paris, lors du congrès du Synhorcat, le 6 novembre 2014.
A l’évidence la parole donnée n’a pas de valeur pour les élus parisiens à commencer par Anne Hidalgo.

« Les hôteliers parisiens n’ont pas vocation à être la vache à lait de la mairie de Paris. Le Synhorcat ne peut accepter de tels reniements et demande instamment que les promesses faites soient respectées. A défaut et devant la menace que représente cette taxe pour l’économie hôtelière parisienne, le Synhorcat appellera au boycott de cette taxe par tous les hôteliers de Paris » a déclaré Didier Chenet, Président du Synhorcat.

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