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jeudi 21 juin 2018

Communiqué : L’UMIH et le GNC rencontrent Axelle LEMAIRE, secrétaire d’Etat en charge du Numérique

 
 

L’UMIH (Union des métiers et des industries de l’Hôtellerie), la première organisation professionnelle du secteur de l’hôtellerie-restauration, fédérant 85% des professionnels syndiqués indépendants sur tout le territoire français, et le GNC (Groupement national des Chaînes Hôtelières) ont rencontré aujourd’hui Axelle LEMAIRE, secrétaire d’Etat en charge du Numérique, afin d’échanger avec elle sur les dossiers numériques du secteur.

Cette rencontre, qui intervient une semaine après l’annonce du Gouvernement d’assigner Booking devant le Tribunal de Commerce, a permis à l’UMIH et au GNC d’exposer les difficultés et obstacles spécifiques auxquels sont confrontés les métiers de l’hôtellerie et de la restauration dans le « monde du numérique ».

Parallèlement aux actions menées par l’UMIH depuis plus de deux ans pour rééquilibrer les relations commerciales entre les hôteliers et les centrales de réservation en ligne afin que ces dernières ne considèrent plus les hôtels comme des « fournisseurs de supermarchés du web » mais comme de vrais partenaires, les deux organisations professionnelles ont rappelé à la ministre l’impérieuse nécessité pour les hôteliers de retrouver la maitrise de la fixation du prix de leurs chambres.

« Nous espérons que l’action menée par le Gouvernement contribue à clarifier les relations entre les hôteliers et les centrales de réservation. De plus, le client est manipulé : il a une fausse perception du prix en croyant que les OTA’s proposent le meilleur prix, notamment parce que ces dernières jouent sur l’affichage en omettant d’indiquer la taxe de séjour, la TVA, les frais, ou encore en affichant de fausses promotions avec des prix barrés… Seule la réservation directe à l’hôtel garantira au consommateur le meilleur prix et la meilleure offre. Il faut qu’il le sache. », ont indiqué Roland HEGUY, Président confédéral de l’UMIH et Jacques BARRE, Président du GNC.

Ils ont également demandé à la ministre la modernisation de la règle d’affichage des prix dans les hôtels, qui date de 1988 ! Ces dispositions statiques ne sont plus adaptées aux modes de consommations actuels, à l’affichage dynamique et en temps réel d’internet, et surtout, elles sont préjudiciables à l’hôtel puisque le consommateur n’y comprend plus rien et perd la perception du prix juste.

Ensuite, l’UMIH et le GNC ont rappelé la nécessaire immatriculation au registre des agents de voyage des OTA’s, et ce afin de renforcer les droits des consommateurs (garantie financière, transparence, informations, etc.).

Enfin, l’UMIH et le GNC ont alerté la ministre sur le processus d’attribution de nouvelles extensions de noms de domaines dont le « .hotel » qui risqueraient d’être exclusivement opérées par des acteurs mondiaux d’internet, alors qu’elles constituent l’identité même de nos territoires et de la destination France. La ministre, déjà très active sur le sujet, a assuré les professionnels de son soutien.

« La gouvernance de l’Internet et la distribution en ligne de l’hôtellerie sont des sujets structurants pour notre secteur, mais également pour notre pays, pour en préserver sa diversité ! Au-delà des nombreuses actions contentieuses que nous avons menées pour rééquilibrer les relations avec les OTA’s, nous participerons à la création d’outils innovants ! » ont conclu Roland HEGUY et Jacques BARRE.

L’avis de TH :

On ne peut que se réjouir de lire que l’UMIH diversifie son répertoire avec de vraies questions de fonds. Dommage que leurs actions n’aient commencé qu’il y a deux ans, mais surtout dommage que les autres syndicats n’aient pas été présents...

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    Les commentaires


    tiens tiens... l’UMIH et le GNC bougent... enfin font semblant de bouger ! parce que tout le monde sait bien que s’ils avaient voulu le faire avant, avec les 85 % d’hoteliers indépendants qu’ils clament, ils avaient largement les moyens de le faire...
    Non, disons les choses clairement :l’ UMIH et le GNC ç’est la même chose : les 2 syndicats roulent pour les grosses cylindrées et des petites structures ils s’en moquent bien. Au contraire, si par leur jeu de complaisance avec les OTAS ça pouvait permettre de les éradiquer, et laisser de plus grosses parts aux chaînes, Umih et GNC s’en frotteraient les mains...
    Cette soudaine agitation et cette rencontre avec un responsable de l’Economie Numérique arrive (comme par hasard ...) au moment même où le Ministre Montebourg a assigné Booking.com, après le travail réalisé par le Synhorcat, et le GNI notamment... Ca sent le réchauffé cette préoccupation subite de l’Umih et du GNC... Alors évidemment les autres syndicats n’étaient pas présents à cette séance de rattrapage ... Gageons qu’ils n’avaient pas été invités non ?

    A la lecture des demandes de l’Umih, je me pose quelques questions :
    - Pourquoi faudrait-il que des OTA ( hollandaise, américaine ou même française) soient immatriculées au registres des agences de voyages ? il s’agit de place de marché, qui n’encaisse rien de la part du consommateur. Un place de marché met en relation le consommateur avec le fournisseur non ?
    - Existe-t-il une preuve matériel du fait que Booking.com par exemple pratique de fausse promo avec prix barré sur un hôtel ? a-t-on une capture d’écran de cela ? Il me semble que par leur channel manager, ou directement dans l’outil web, les hôtels décident du prix affiché ( je ne parle pas de la parité bien sûr).
    Il serait interessant de prouver un quelconque algo qui modifierait les prix de façon factice avec une sorte de 10 % en fonction des dates, visites, prix,stocks etc...
    C’est dès l’adwords que Booking fait croire à un prix plus bas.
    - Modernisation de l’affichage des prix ???? N’est il pas possible de les faire varier même une fois affichés ? ( là j’avoue mon incompétence)
    - Si l’OTA manipule le client sur la perception des prix, peut-être que le site internet de l’hôtel n’est pas assez explicite sur les prix et les avantages du direct ?

    Bien a vous
    Christophe....très motivé par la question

    @HotelCorse permettez nous de répondre à la place de l’UMIH car sinon on y est encore dans 3 mois :) :
    - immatriculation : le débat dépasse largement l’hôtellerie puisque le cas est identique pour Uber versus les sociétés immatriculées et aux règles hyper strictes, ou bine Airbnb versus les agences immobilières qui ont (pour certaines d’entre elles) pour métier de louer des meublés. On ne va pas régler le problème à coups de décrets bâclés, mais plutôt avec une vraie concertation à un stade supérieure : l’Europe
    - fausses promos : les faits sont avérés mais on n’a pas encore vu le moindre constat d’huissier sur la question par un syndicat. C’est pourtant simple à faire. Les abus d’affichages concernent : "dernière résa...", prix barré de référence basé sur le prix le plus cher pratiqué il y a X jours (en plein salon de l’Agriculture) alors que là on est en période creuse, etc... Parfois on mélange même les types de chambres : on barre le prix de la suite 350 € pour afficher 70 % de remise pour la chambre éco (exemple à peine exagéré)
    - modernisation affichage : on impose à l’hôtelier d’afficher ses prix sur la façade, dans la chambre, à la réception et sur son site web suivant des règles figées en 1988. Depuis les prix font le yoyo et le prix affiché à la réception ne veut plus dire grand chose puisque le prix réel évolue en temps réel. La DGCCRF contrôle et dresse des PV basés sur ces textes qui sont obsolètes
    - dernier point : alors là vous prêchez dans la bonne direction. Mais combien l’ont compris ?

 
 

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