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jeudi 15 octobre 2026

Alexis Jolly veut libérer l’investissement pour préserver la compétitivité du tourisme de montagne

 

À l’approche des Jeux olympiques d’hiver de 2030, le tourisme de montagne français se trouve à un tournant. Malgré une fréquentation record de 56,1 millions de journées-skieurs durant l’hiver 2025-2026, les stations doivent faire face au vieillissement de leurs hébergements, à la multiplication des contraintes réglementaires et aux difficultés de financement de leurs investissements.

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, le Député de l’Isère Alexis Jolly a présenté, le 14 octobre, son avis budgétaire consacré au tourisme, avec un rapport thématique sur les conditions nécessaires à la compétitivité de la montagne française.

À l’issue de plusieurs semaines d’auditions auprès des collectivités, des exploitants de domaines skiables, des professionnels de l’hébergement et des organismes de financement, Alexis Jolly dresse un constat clair : la montagne française dispose d’atouts économiques considérables, mais l’accumulation des contraintes administratives, juridiques et financières freine les investissements dont elle a besoin pour préparer son avenir.

Le rapport formule 12 recommandations pour lever ces blocages, notamment en adaptant le Zéro artificialisation nette (ZAN) aux besoins de renouvellement des stations, en simplifiant les procédures de rénovation des remontées mécaniques, en allongeant la durée des financements publics et en donnant davantage de visibilité aux dispositifs de soutien. Il préconise également de préserver le régime fiscal du loueur en meublé non professionnel (LMNP), de soutenir l’investissement hôtelier indépendant et de faciliter les mobilités en montagne.

Pour Alexis Jolly, l’enjeu est aussi économique que territorial. Le tourisme de montagne représente environ 20 milliards d’euros de dépenses des visiteurs pour l’ensemble des massifs français. Chaque euro investi dans les remontées mécaniques génère des retombées importantes pour les commerces, les hébergements, les restaurants et les entreprises locales. Freiner l’investissement, c’est donc fragiliser l’ensemble de l’économie des stations et des vallées.

À l’heure où les Jeux olympiques de 2030 approchent, Alexis Jolly appelle à agir sans attendre : la priorité doit être de rénover les équipements, de remettre en activité les hébergements touristiques, de préserver les lits existants et de mieux relier les vallées, plutôt que de multiplier les contraintes qui retardent les projets. Il défend des réformes pragmatiques, permettant de sécuriser les investissements sans renoncer aux exigences environnementales.

Pour Alexis Jolly, la France ne peut pas se contenter de ses performances actuelles. Elle doit donner aux acteurs du tourisme un cadre stable, lisible et adapté aux réalités du terrain pour leur permettre d’investir sur le long terme.

Il appelle ainsi à faire de la compétitivité touristique une véritable priorité économique, au service de l’emploi, de l’activité locale et de l’avenir des territoires.

Résumé réalisé par ChatGPT à partir des 30 pages du Rapport budgétaire Tourisme PLF2027
Tourisme : un rapport parlementaire alerte sur les freins à l’investissement dans la montagne française
Dans son avis budgétaire sur le projet de loi de finances pour 2027, présenté au nom de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le député Alexis Jolly souligne les difficultés structurelles auxquelles fait face le tourisme français, particulièrement dans les territoires de montagne. Le rapport met en évidence un manque de lisibilité des financements publics, une réduction des moyens d’Atout France et des obstacles réglementaires et financiers qui compromettent la modernisation des stations.

Atout France : une nouvelle baisse des moyens en 2027
Le projet de budget prévoit une diminution de 2,7 % de la subvention de fonctionnement d’Atout France, qui passerait de 22,99 millions d’euros en 2026 à 22,36 millions d’euros en 2027. Le plafond d’emplois de l’opérateur serait également ramené de 215 à 188 équivalents temps plein travaillés.

Cette évolution accompagne une réorganisation de l’agence, qui doit retrouver l’équilibre financier en 2027, rationaliser ses implantations internationales et accroître ses ressources propres. Le rapporteur regrette parallèlement l’absence de vision consolidée des dépenses publiques consacrées au tourisme, réparties entre de nombreux programmes budgétaires.

Les dépenses fiscales bénéficiant à la restauration, à l’hébergement et aux chèques-vacances sont évaluées à 3,56 milliards d’euros en 2027, dont 2,51 milliards pour le taux réduit de TVA dans la restauration et 965 millions pour l’hébergement.

La montagne française : une position de leader à préserver
Avec 56,1 millions de journées-skieurs pendant l’hiver 2025-2026, la France retrouve la première place mondiale en fréquentation des stations de ski. Le tourisme de montagne représente environ 20 milliards d’euros de dépenses de clientèle et génère des retombées importantes pour les économies locales.

Cette performance masque néanmoins de profondes disparités entre les massifs. Les investissements se concentrent dans les Alpes, tandis que les stations de moyenne montagne doivent composer avec un enneigement plus incertain, le vieillissement des équipements et la nécessité de diversifier leur activité.

Le rapport attire particulièrement l’attention sur la dégradation du parc immobilier touristique et la multiplication des « lits froids », ces logements peu occupés ou retirés de la commercialisation. La transformation d’hôtels en résidences secondaires contribue également à réduire les capacités d’accueil marchandes.

Douze recommandations pour relancer l’investissement
Le rapporteur préconise une adaptation des règles d’urbanisme, des procédures administratives et des mécanismes de financement aux spécificités des territoires de montagne.

Il propose notamment de rendre le diagnostic de performance énergétique (DPE) non contraignant pour les meublés touristiques et résidences secondaires de montagne, d’assouplir l’application du zéro artificialisation nette (ZAN) pour permettre le renouvellement des hébergements existants et le logement des saisonniers, ainsi que de réduire les délais contentieux des projets touristiques.

D’autres mesures concernent l’allongement des délégations de service public des remontées mécaniques jusqu’à 40 à 50 ans, la possibilité de prêts publics de plus de vingt ans, la pérennisation des dispositifs de soutien aux investissements et l’amélioration des mobilités en station.

Le rapport défend également le développement ciblé de l’enneigement de culture dans les secteurs déjà aménagés et aux altitudes les plus résilientes, considérant que les revenus du ski restent essentiels au financement de la diversification touristique quatre saisons.

Hôtellerie indépendante et meublés touristiques : préserver les deux modèles
Le rapport souligne la complémentarité entre les hôtels et les meublés touristiques dans les stations de montagne. Il recommande le maintien intégral du régime fiscal des loueurs en meublé non professionnels (LMNP), tout en proposant deux dispositifs spécifiques à l’hôtellerie :

  • Un crédit d’impôt pour l’investissement hôtelier indépendant en montagne, destiné notamment à la rénovation énergétique, à l’accessibilité, à la sécurité et à la modernisation numérique.
  • Un dispositif fiscal facilitant la transmission des hébergements touristiques professionnels, articulé avec le pacte Dutreil et conditionné au maintien de l’activité pendant quinze ans.

Les Jeux olympiques de 2030 comme échéance
À l’approche des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2030, Alexis Jolly appelle à accélérer les investissements, en privilégiant la rénovation des équipements, la remise sur le marché des hébergements touristiques et l’amélioration des transports plutôt que l’extension systématique des domaines skiables.

Le message central du rapport : préserver la compétitivité internationale de la montagne française nécessite moins de nouveaux programmes de dépenses publiques qu’une meilleure visibilité des financements et une adaptation des règles aux réalités économiques des territoires.

Source : Avis budgétaire sur le projet de loi de finances pour 2027, mission « Économie – Tourisme », présenté par Alexis Jolly, député, au nom de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Document de 30 pages, version portant encore des mentions provisoires de numérotation et de date.


 
 
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