Tourisme 2026 : des voyageurs toujours présents, mais beaucoup plus sélectifs
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Résumé généré par ChatGPT à partir du dossier de presse IFTM « Les tendances du tourisme en France et dans le monde »
br>Sécurité, pouvoir d’achat, intelligence artificielle, nouvelles habitudes de réservation, voyages d’affaires, MICE, durabilité : le dossier « Les tendances tourisme 2026 by IFTM » dessine le portrait d’un secteur qui résiste malgré les crises, mais dont les équilibres évoluent rapidement. Les voyageurs n’ont pas renoncé au voyage. Ils arbitrent davantage, recherchent de la valeur et privilégient de plus en plus la proximité, la flexibilité et la confiance.
La France reste attractive, portée par les clientèles internationales
La Destination France conserve une dynamique solide auprès des visiteurs étrangers. Entre janvier et fin juillet 2026, les recettes du tourisme international atteignent 49,5 milliards d’euros. Pour le seul mois de juillet, elles s’élèvent à 9,4 milliards d’euros, en hausse de 3,7 % par rapport à 2025.
Les arrivées aériennes internationales progressent également, notamment sur plusieurs marchés long-courriers : +14 % pour le Mexique, +10 % pour le Canada, +5 % pour la Chine, +4 % pour le Japon et +3 % pour les États-Unis.
Atout France anticipe ainsi plus de 80 milliards d’euros de recettes internationales sur l’ensemble de l’année et une fréquentation supérieure à 100 millions de touristes internationaux. :contentReference[oaicite:1]index=1
La situation est plus contrastée pour la clientèle française. 84 % des Français partis en vacances ont choisi la France, mais les contraintes économiques les conduisent à arbitrer davantage leurs dépenses, notamment en matière de restauration, d’activités et d’achats de souvenirs.
Autre évolution importante : la saison touristique continue de s’étaler. Le taux de départ en juin passe de 15 % à 18 % et les intentions de départ en septembre progressent de 20 % à 22 %. Sur l’ensemble de la période juin-septembre, le taux de départ resterait ainsi stable à 72 %. :contentReference[oaicite:2]index=2
Une géographie touristique qui évolue
Le littoral demeure le premier espace touristique français avec 43 % des séjours, devant les villes à 33 % et la campagne à 32 %. La montagne représente désormais 15 % des séjours et poursuit sa progression. Dans les Alpes du Nord, la fréquentation a notamment augmenté de 16 % en août.
Le dossier met également en avant la progression de pratiques qui contribuent à mieux répartir les flux sur le territoire : vélotourisme, randonnée, tourisme de savoir-faire, œnotourisme ou encore spiritourisme. :contentReference[oaicite:3]index=3
Sécurité, budget et proximité redessinent les choix
L’un des principaux enseignements de 2026 concerne l’importance prise par la sécurité dans le choix d’une destination.
Selon les données compilées par IFTM, 90 % des voyageurs français considèrent désormais la sécurité et la stabilité politique comme des critères essentiels. 7,5 % ont déjà annulé un voyage et 11 % ont changé de destination en raison du contexte international.
La contrainte budgétaire constitue l’autre grand filtre. Le voyage n’est pas nécessairement supprimé : il est optimisé. Les voyageurs privilégient des destinations moins lointaines, réduisent parfois la durée du séjour et recherchent davantage le rapport qualité-prix.
Cette recherche de proximité profite notamment à l’Europe du Sud et à la France, qualifiée de « valeur refuge » par certains acteurs du marché.
Les comportements de réservation deviennent parallèlement plus difficiles à anticiper, avec une coexistence entre anticipation et dernière minute.
Les voyages à forfait ont résisté à un printemps difficile
Chez les tour-opérateurs membres du SETO, l’activité a fortement décroché après le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, avec une chute de 20 % des réservations entre mars et mai.
La reprise à partir de juin a permis de limiter les dégâts. Pour la saison allant du 1er mai au 31 octobre 2026, le volume d’affaires recule de 4,3 % et le nombre de clients de 5,1 %, tandis que la recette unitaire reste stable.
La France progresse néanmoins de 3,5 % en nombre de clients. Le moyen-courrier résiste mieux que le long-courrier, tandis que les États-Unis enregistrent une forte baisse.
Les premières réservations pour l’hiver 2026-2027 donnent toutefois quelques signes encourageants : à fin août, 640 millions d’euros de volume d’affaires étaient déjà réservés, soit une hausse de 1,7 %, avec une recette unitaire de 2 618 euros, en progression de 4,7 %. La France affiche pour ces premières réservations une croissance de 8 %. :contentReference[oaicite:4]index=4
Voyage d’affaires : les dépenses augmentent beaucoup plus vite que les déplacements
Le même phénomène d’arbitrage apparaît dans le voyage d’affaires.
En France, les dépenses T&E devraient atteindre 31,6 milliards d’euros en 2026, en progression de 2,3 %. Elles pourraient atteindre 32,7 milliards en 2027, soit une nouvelle hausse de 3,5 %.
Mais cette croissance est largement alimentée par les prix. Les entreprises continuent de voyager tout en devenant plus sélectives dans leurs déplacements.
À l’échelle mondiale, la GBTA prévoit 1 710 milliards de dollars de dépenses de voyages d’affaires en 2026, soit +7,2 %, pour environ 1,84 milliard de déplacements. Le nombre de voyages n’augmenterait, lui, que de 1,3 %.
L’écart est révélateur : les entreprises ne renoncent pas au déplacement professionnel, mais cherchent davantage à mesurer la valeur de chaque voyage. :contentReference[oaicite:5]index=5
Cette évolution transforme également le métier de travel manager. Au-delà des achats et de la négociation avec les fournisseurs, son périmètre s’étend désormais à la donnée, au paiement, à la sécurité, à la RSE, aux systèmes d’information et à l’accompagnement des voyageurs.
MICE : les entreprises réduisent les dépenses plutôt que les événements
Le marché du MICE présente une tendance comparable. Malgré les tensions budgétaires, les entreprises continuent d’investir dans le présentiel, tout en concentrant leurs moyens sur les événements considérés comme les plus stratégiques.
En 2025, les séminaires résidentiels représentent 35 % des événements organisés mais concentrent 56 % des dépenses événementielles. Leur coût moyen atteint 397 euros par participant, contre 384 euros un an auparavant.
Les entreprises arbitrent notamment sur les activités, dont le budget moyen par participant recule de 12 %.
La dimension environnementale progresse parallèlement : 34 % des événements ont été organisés dans un lieu labellisé RSE en 2025, contre 31 % en 2024.
Plus largement, l’événementiel professionnel reste un secteur économique majeur en France : 1 200 salons et foires, 2 300 congrès et 380 000 événements d’entreprises réunissent chaque année environ 77 millions de participants et génèrent près de 20 milliards d’euros de retombées touristiques.
L’intelligence artificielle entre dans les usages quotidiens
2026 apparaît également comme une année d’accélération de l’adoption de l’intelligence artificielle.
Selon le baromètre du Club tourisme et technologie cité dans le dossier, 90 % de ses membres utilisent désormais l’IA au quotidien, contre 48 % en 2025. ChatGPT arrive en tête des outils utilisés, devant Claude et Gemini.
À l’échelle plus large de la profession, 57 % des professionnels français du tourisme interrogés déclarent utiliser l’IA chaque jour. La rédaction, la synthèse et la recherche d’informations figurent parmi les principaux usages.
Les entreprises commencent également à structurer ces pratiques : environ 45 % des répondants du Club tourisme et technologie indiquent que leur entreprise dispose désormais d’une politique d’utilisation de l’IA.
Les applications dépassent la simple génération de contenus. Automatisation des tâches administratives, qualification des prospects, personnalisation, recherche, recommandations ou assistants conversationnels commencent à produire des gains de productivité mesurables.
Mais le dossier souligne également un paradoxe : à mesure que l’IA facilite l’accès à l’information, la valeur humaine se déplace vers l’expertise, la vérification, la personnalisation et la relation de confiance.
Les intermédiaires ne disparaissent pas, leur valeur se déplace
Cette transformation concerne directement les agences de voyages et les distributeurs.
Le bouche-à-oreille, la famille et les amis restent la première source d’influence citée par les professionnels interrogés, à 47,7 %, juste devant les réseaux sociaux à 43,1 %. L’intelligence artificielle atteint déjà 31,1 %.
Dans cet environnement, l’agence n’est plus nécessairement le premier endroit où naît l’envie de voyager. Elle intervient davantage au moment de transformer cette envie en projet concret.
L’intermédiation se déplace ainsi de l’accès à l’information vers la personnalisation, la vérification, le conseil et l’accompagnement. L’IA automatise une partie des tâches, mais augmente simultanément la valeur de l’expertise humaine sur les dossiers complexes.
La durabilité entre dans une logique de preuve
Autre évolution mise en avant par IFTM : les engagements environnementaux et sociaux doivent désormais être mesurés.
La logique évolue du discours vers la preuve, avec une multiplication des indicateurs, labels et outils permettant aux entreprises et aux destinations d’évaluer concrètement leurs impacts.
La valeur d’un voyage ne se limite ainsi plus à son chiffre d’affaires direct. Le dossier invite à considérer simultanément ses effets économiques, territoriaux, sociaux, environnementaux et humains : emplois créés, achats locaux, fiscalité, mobilité, acceptabilité par les habitants ou encore contribution au maintien de services et d’infrastructures.
L’Ouzbékistan, illustration d’une nouvelle géographie touristique
Pays à l’honneur d’IFTM 2026, l’Ouzbékistan illustre également l’émergence de nouvelles destinations.
Le pays investit dans sa connectivité aérienne et ferroviaire, son offre hôtelière et le MICE. Il développe parallèlement ses partenariats internationaux, notamment avec la France.
Les groupes hôteliers participent à cette évolution. Accor est notamment présent à travers Mercure, Mövenpick, Swissôtel, ibis et Novotel, avec plusieurs projets à Tachkent, Samarcande et Charvak.
L’Ouzbékistan développe également son positionnement sur les congrès et événements internationaux et a rejoint l’International Congress and Convention Association (ICCA).
Cette stratégie commence à se traduire dans les chiffres : le pays figure parmi les destinations enregistrant les plus fortes progressions mondiales des arrivées internationales au premier trimestre 2026, avec une hausse de 37 %.
Un tourisme mondial résilient, mais profondément exposé à la géopolitique
À l’échelle internationale, le tourisme continue de progresser, mais avec de très fortes disparités régionales.
L’Europe et l’Afrique bénéficient notamment d’une partie du report des flux. À l’inverse, les arrivées internationales au Moyen-Orient ont chuté de 14 % au premier trimestre 2026.
Le phénomène se retrouve dans l’aérien : le trafic international progresse de 4 % au premier trimestre, mais recule de 16 % au Moyen-Orient.
En mars, le taux d’occupation hôtelier mondial atteint 64 %. Il s’établit à 65 % en Europe, dans les Amériques et en Asie-Pacifique, à 56 % en Afrique et à seulement 48 % au Moyen-Orient, contre 75 % dans cette dernière région en janvier.
Voyager reste une priorité, mais la valeur doit désormais être démontrée
Le principal enseignement du dossier IFTM 2026 est peut-être moins un recul de l’envie de voyager qu’une transformation de la manière de décider.
Loisirs, affaires ou MICE : les voyageurs et les entreprises continuent de se déplacer, mais arbitrent davantage. Prix, sécurité, proximité, flexibilité et utilité du déplacement prennent une place croissante dans la décision.
Dans le même temps, l’intelligence artificielle redistribue les rôles sans faire disparaître l’intermédiation humaine. Elle automatise ce qui peut l’être et renforce, par contraste, la valeur de l’expertise, de la confiance et de la relation.
Pour les professionnels du tourisme et de l’hôtellerie, l’enjeu n’est donc plus seulement de générer davantage de voyages ou de nuitées. Il devient de démontrer la valeur créée par chaque déplacement : pour le client, pour l’entreprise, pour le territoire et pour ceux qui y vivent.
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