Les dynamiques de l’emploi en France : Silae dévoile les résultats de la deuxième édition de son Baromètre social, en partenariat avec Ouest France
| Tweet |
L’analyse des bulletins de paie anonymisés de plus de 7,5 millions de salariés révèle un marché du travail où la stabilité est conditionnée notamment par l’âge et la qualification.
br>Silae, acteur français de référence dans le domaine des logiciels de paie et de gestion des ressources humaines, publie la deuxième édition de son baromètre social trimestriel, en partenariat avec Ouest-France, premier quotidien francophone au monde et l’un des principaux sites d’information français. Après une première édition consacrée à l’égalité salariale femmes-hommes, le Baromètre social de Silae explore désormais les dynamiques de l’emploi sous trois angles complémentaires : l’accès au CDI, les modalités de rupture de contrat et les mécanismes de fidélisation des salariés.
Fondée sur l’analyse anonymisée de plus de 7,5 millions de bulletins de paie traités chaque mois entre janvier 2024 et avril 2026, issus de plus d’un million d’entreprises – principalement des TPE et PME – et couvrant plus du tiers des salariés du secteur privé, cette étude confirme l’existence d’un marché du travail à plusieurs vitesses, dans lequel la stabilité contractuelle, les modalités de rupture de contrat et les mécanismes de fidélisation demeurent inégalement répartis.
Pierre Cesarini, Directeur Général de Silae, a déclaré : « Derrière les statistiques agrégées de l’emploi en France, il y a des parcours très différents selon l’âge, l’entreprise et la qualification. Notre maillage territorial, la profondeur des données traitées par nos solutions et la force de notre réseau de partenaires, experts-comptables et intégrateurs de solutions RH, nous permettent de documenter ces réalités avec une granularité inédite. La paie est le meilleur miroir des réalités du monde du travail, et ces réalités doivent être partagées pour éclairer le débat public. »
Céline Bardy, Rédactrice en chef de Ouest-France, a déclaré : « Après l’égalité salariale, cette deuxième édition consacrée aux dynamiques de l’emploi en France confirme la richesse des données de Silae pour décrypter les grandes tendances du marché du travail. Nos journalistes y trouvent une base d’analyse unique pour éclairer nos lecteurs sur des sujets qui concernent le quotidien de chacun et ouvrir la discussion sur les thématiques qui comptent. »
| Indicateur | Résultat | |
|---|---|---|
| Salariés analysés | Plus de 7,5 millions | |
| Taux de CDI | Taux global : | 82,5 % |
| Moins de 30 ans : | 62,8 % | |
| Ancienneté en CDI | Ancienneté moyenne : | 6,6 ans |
| Dans les TPE : | 8,8 ans | |
| Dans les grandes entreprises : | 4 ans | |
| Ruptures de contrats | Démission : | 61,4 % |
| Rupture conventionnelle : | 22,4 % | |
| Licenciement : | 16,1 % | |
| Conversion de CDD en CDI | 5,3 % | |
| Démissions avant 1 an | 40,7 % | |
Principaux indicateurs Les quatre principaux enseignements du baromètre
- La stabilité est loin d’être un acquis : elle est concentrée chez les 30 ans et plus, dans les grandes entreprises, dans les secteurs industriels, et chez les rémunérations supérieures à 2 000 €. Pour 1 jeune actif sur 3, l’expérience contractuelle d’entrée n’est pas le CDI.
- L’alternance est la voie d’insertion la plus efficace et devance largement le CDD qui ne tient la promesse de conversion que dans environ 1 cas sur 19. La hiérarchie des contrats d’insertion se révèle l’inverse de leur image sociale.
- L’accès à la séparation négociée est très inégal : avec 2,5 ruptures conventionnelles pour 1 licenciement chez les cadres, contre 0,8 chez les ouvriers, le niveau de qualification s’établit comme le principal critère d’accès au dispositif de séparation par accord.
- La fidélisation obéit à des logiques différentes selon la taille : les TPE retiennent leurs salariés deux fois plus longtemps que les grandes entreprises, mais offrent une progression salariale moindre. La fidélisation s’y opère donc par d’autres leviers que le salaire.
Les résultats complets sont à retrouver sur le site de ouest-france.fr.
Accès au CDI en France : un panorama contrasté
Le CDI reste le contrat de référence du marché du travail français : 82,5 % des salariés du périmètre analysé sont en CDI, soit plus de 6 millions de personnes. Mais ce chiffre masque des écarts considérables, notamment en termes d’âge. Les moins de 30 ans n’affichent que 62,8 % de CDI, soit près de 30 points de pourcentage de moins que leurs aînés. Dès 30 ans, le taux se stabilise autour de 90 %. La précarité contractuelle est donc d’abord une précarité d’entrée dans la vie active : un jeune actif sur trois débute dans un contrat précaire.
En termes d’accès, l’alternance reste le tremplin le plus efficace, avec un taux de maintien en CDI dans l’entreprise d’accueil de 10,3 % à 12 mois, soit près du double du CDD (5,3 %). Le stage se hisse au deuxième rang (9,6 %). Lorsqu’elle a lieu, la conversion issue de l’alternance est quasi immédiate : 85,4 % des CDI sont signés dans le mois suivant la fin du contrat dans l’entreprise d’accueil. À l’inverse, dans 94,7 % des cas, le CDD débouche sur autre chose qu’un CDI dans l’entreprise d’accueil.
Plus révélateur encore, le taux de renouvellement des CDD atteint 32 %, soit six fois plus que le taux de conversion en CDI. Ce constat est particulièrement marqué chez les seniors (41,8 % de renouvellement, 4,8 % de conversion) et les cadres (47,2 % de renouvellement, 3,1 % de conversion) : plus la qualification est élevée, plus le renouvellement est fréquent, et plus la conversion en CDI est rare.
Modalités de rupture : cartographie des séparations
L’analyse des sorties de CDI depuis janvier 2024 dessine un paysage des séparations plus structuré qu’il n’y paraît. La démission y est largement majoritaire (61,4 %), devant la rupture conventionnelle (22,4 %) et le licenciement (16,1 %) : la fin du CDI est donc, dans près de deux tiers des cas, à l’initiative du salarié.
Parmi les ruptures qui ne sont pas des démissions, la rupture conventionnelle l’emporte largement à 58,3 %, contre 41,8 % pour le licenciement. Mais l’accès à la voie négociée demeure très inégal : les cadres affichent un ratio de 2,48 ruptures conventionnelles pour 1 licenciement, contre 0,78 pour les ouvriers (chez qui le licenciement redevient majoritaire). Même clivage selon la taille d’entreprise : un ratio de 2,04 dans les TPE, contre 0,45 dans les entreprises de 250 salariés et plus.
Par ailleurs, nous observons que le taux de licenciement parmi les sorties de CDI est passé de 14,4 % en janvier 2024 à 20,8 % en février 2026, soit une progression de 6,4 points de pourcentage en deux ans. Dans le même temps, le ratio rupture conventionnelle versus licenciement a reflué d’une moyenne de 1,4 (2024-2026) à 1,0 en février 2026, soit un point d’équilibre inédit depuis la généralisation du dispositif en 2008.
Enfin, la fidélisation semble se jouer dès la première année : 40,7 % des démissions de CDI interviennent avant un an d’ancienneté, et cette proportion atteint 27,5 % chez les moins de 30 ans. L’hébergement-restauration se distingue avec un taux de démission avant un an de 28,1 %, signal d’une rotation rapide du personnel dans ce secteur.
Fidélisation des salariés : ancienneté et progression salariale
L’ancienneté moyenne en CDI s’établit à 6,6 ans sur le périmètre analysé. Mais derrière cette moyenne se dessine l’un des écarts les plus contre-intuitifs du baromètre : les TPE retiennent leurs salariés 8,8 ans en moyenne, contre 4 ans pour les entreprises de 250 salariés et plus, soit plus du double. Ce résultat est aligné à celui observé sur le turnover : les grandes entreprises affichent un taux mensuel de 5,0 %, contre 3,0 % dans les TPE.
Sectoriellement, les écarts varient de près de 1 à 4 : l’Hébergement-Restauration enregistre un turnover mensuel de 6,8 %, tandis que l’Administration publique affiche le taux le plus faible (1,9 %). Les départements à forte saisonnalité touristique (Hautes-Alpes, Savoie, Landes) figurent ainsi en tête du classement du turnover, quand les territoires ruraux (Ardèche, Cher, Haute-Loire) affichent les anciennetés les plus élevées.
La progression salariale à 24 mois apporte un éclairage complémentaire : elle s’établit en moyenne à +7,4 % (soit + 125 € net), mais décroît régulièrement avec l’âge : +9,7 % chez les moins de 30 ans, +5,2 % chez les 50 ans et plus. Les cadres cumulent salaire d’entrée élevé et progression supérieure (+9,3 %), amplifiant mécaniquement les écarts entre catégories socioprofessionnelles.
Méthodologie
Le Baromètre social de Silae repose sur un protocole d’analyse statistiquement rigoureux. Cette deuxième édition s’appuie sur plus de 7,5 millions de bulletins de paie traités chaque mois, issus de plus d’un million d’entreprises, principalement des TPE et PME, sur la période de janvier 2024 à avril 2026. Le périmètre du volet CDIsation porte sur 7 323 451 salariés. Les ventilations sont opérées par croisements multiples (genre, âge, catégorie socioprofessionnelle, secteur, département, taille d’entreprise). L’ensemble du dispositif est anonymisé et agrégé en conformité avec le RGPD.
Silae est un éditeur français spécialisé dans la gestion de la paie et des ressources humaines depuis 15 ans. Sa mission est de concevoir des solutions digitales intégrant les obligations de conformité réglementaire et facilitant la gestion des ressources humaines des entreprises. Aujourd’hui au service de plus de 6 000 partenaires (cabinets d’expertscomptables et cabinets intégrateurs de solutions RH), Silae génère plus de 7,8 millions de bulletins de paie par mois pour près d’un million d’entreprises en France. Silae est devenu un acteur majeur des RH en France avec une ambition claire : devenir la plateforme européenne de référence pour la RH. Historiquement installé à Aix-en-Provence, Silae dispose d’un fort maillage territorial avec environ 550 salariés répartis sur une dizaine de sites régionaux (Aix-en-Provence, Lyon, Paris, Nantes, Brest, Bordeaux, Rennes, Rouen, Montpellier, Toulouse). Depuis juillet 2020, Silae est majoritairement détenu par des fonds conseillés par Silver Lake, leader mondial de l’investissement dans les technologies, avec plus de 100 milliards de dollars d’actifs sous gestion et des investissements dans des entreprises telles qu’Alibaba, Airbnb, Twitter, Skype, ainsi que Cegid, Meilleurtaux et Mirakl en France.
Ouest-France appartient à l’Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste (ASPDH), association à but non lucratif garante des valeurs du groupe et de sa mission : éclairer, informer et relier les citoyens pour faire progresser le bien commun dans le respect de la dignité de chacun. Premier quotidien francophone au monde et dans le top leader des sites d’actualités, tourné vers le monde et la diversité de ses territoires, la marque Ouest-France rassemble chaque mois près de 22 millions de lecteurs en version papier ou numérique. Chaque jour, la rédaction de plus de 780 journalistes se mobilise pour être un acteur puissant du vivre ensemble et mettre en avant les initiatives des femmes et des hommes qui œuvrent pour construire un avenir plus responsable, plus solidaire, pour une société plus juste et plus égalitaire.
Ceci est le contenu copié-collé du communiqué de presse officiel de son émetteur qui en assume l'entière responsabilité. TendanceHotellerie n'approuve ni ne désapprouve ce communiqué. Ce communiqué a néanmoins fait l'objet d'une vérification ce qui peut parfois conduire à un décalage de mise en ligne de quelques heures ou jours. br>
Des renseignements concernant l'insertion de votre lien et/ou votre logo et/ou votre image sont accessibles ici. br>
Dans le cadre strictement privé (voir les CGU) de la reproduction partielle ou intégrale de cette page, merci d’insérer la marque "TendanceHotellerie" ainsi que le lien https://suiv.me/25713 vers sa source
ou le QR Code accessible à l'adresse https://suiv.me/25713.qr. Voir le mode d'emploi. |
| Tweet |








