mercredi 27 mai 2026

Rapport Booking[.]com - Plus de deux tiers des voyageurs français prennent en compte les risques météorologiques

 

L’incertitude climatique redessine les voyages : plus de deux tiers des voyageurs français prennent en compte les risques météorologiques

La moitié des voyageurs français considèrent les événements météorologiques extrêmes comme une source de stress, entraînant une évolution des destinations et des périodes de réservation.

  • Les voyageurs français déclarent prendre en compte les risques liés aux conditions météorologiques extrêmes dans le choix de leur destination (68 %) et du moment de leur voyage (70 %). 17 % déclarent avoir dû annuler ou modifier leurs projets de voyage en conséquence.
  • Dans ce contexte, 38 % des voyageurs français envisagent de voyager hors haute saison et 22 % privilégient des destinations plus fraîches.
  • Enfin, 75 % déclarent que les voyages plus durables sont importants ou très importants à leurs yeux. En 2025, plus de 100 millions de nuitées ont été réservées sur Booking.com auprès de partenaires d’hébergement disposant d’un certificat de durabilité tiers.

Booking.com a publié son 11e rapport annuel de recherche sur les attitudes des consommateurs et leur compréhension de l’impact social et environnemental des voyages [1]. Basé sur les données de 32 500 voyageurs dans 35 marchés à travers le monde, le rapport révèle que les conditions météorologiques extrêmes modifient activement les choix de destination et le calendrier des voyages.

L’impact des conditions météorologiques sur les voyageurs et les partenaires

Le rapport met en évidence une tension croissante dans les décisions de voyage. Plus des deux tiers des voyageurs français interrogés déclarent prendre en compte les risques de conditions météorologiques extrêmes dans le choix de leur destination (68 %) et du moment de leur voyage (70 %). 17 % ont annulé un voyage en raison de ces risques, souvent avant même le départ.

Cette préoccupation est déjà bien ancrée dans la réalité : 1 voyageur français sur 5 (20 %) a déjà été confronté à des conditions météorologiques extrêmes ou à une catastrophe naturelle lors d’un voyage au cours des 12 derniers mois. La moitié (50 %) indique que ces risques sont source de stress lors de la planification d’un voyage, tandis que 32 % estiment que l’imprévisibilité météorologique rend difficile le choix du moment idéal pour partir.

Alors que la haute saison touristique se concentre traditionnellement entre juin et août, les données montrent une évolution des comportements : 38 % des voyageurs français prévoient de partir hors saison et 22 % recherchent des destinations plus fraîches. Cette tendance est renforcée par le fait que plus de la moitié (58 %) estiment que certaines destinations sont trop chaudes pour être visitées aux périodes souhaitées. Par ailleurs, 65 % déclarent éviter les destinations connues pour leurs conditions météorologiques extrêmes, et 41 % ont déjà renoncé à certaines destinations figurant dans leurs projets de voyage en raison d’actualités liées aux aléas climatiques ou à des catastrophes naturelles.

L’impact des perturbations climatiques sur le voyage est également visible du côté des partenaires d’hébergement. Selon une enquête de Booking.com [2] menée auprès de 3 715 partenaires dans 18 pays, 40 % déclarent avoir déjà ajusté leurs opérations en raison des risques climatiques, notamment des vagues de chaleur ou des tempêtes. Près d’1 sur 4 (24 %) indiquent avoir subi des perturbations dans les arrivées ou départs des clients liées à des événements météorologiques extrêmes, et 23 % rapportent des désagréments ayant directement conduit à des avis négatifs.

La réflexion sur le moment et le lieu du voyage témoigne d’une approche élargie du tourisme durable en 2026, au-delà du choix d’hébergement et des pratiques déjà connues (réduction des déchets, économie d’énergie, préservation de la faune). Ainsi, en plus de l’impact du climat, 41 % des voyageurs français souhaitent éviter les destinations surfréquentées. Parmi eux, 53 % cherchent à éviter de contribuer au surtourisme et 27 % à réduire la pression exercée sur les destinations, reflétant une prise de conscience croissante de l’impact du voyage sur les communautés locales et l’environnement.

Le surprenant paradoxe des générations

L’étude met en évidence un décalage entre discours et pratiques : si les jeunes générations expriment des intentions fortes en matière de voyage durable, celles-ci se traduisent moins souvent en actions concrètes, tandis que les générations plus âgées déclarent davantage de comportements effectifs.

Par exemple, au sein de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), parmi les personnes interrogées qui prévoient de voyager plus durablement l’année prochaine, près de deux tiers des Baby-boomers (65 %) déclarent qu’ils réduiront leurs déchets, contre 56 % pour la génération X, 50 % pour la génération Y et 43 % pour la génération Z. 60 % des Baby-boomers déclarent qu’ils prévoient de réduire leur consommation d’énergie (par exemple en éteignant la climatisation et les lumières en quittant leur chambre), contre 52 % pour la génération X, 46 % pour la génération Y et 38 % pour la génération Z. Enfin, 58 % des Baby-boomers déclarent qu’ils privilégieront davantage les commerces locaux et indépendants, contre 56 % pour la génération X, 46 % pour la génération Y et 40 % pour la génération Z.

Cela dit, les jeunes générations se distinguent dans d’autres domaines. Plus d’un quart de la génération Z (30 %) et de la génération Y (27 %) ont participé, au cours des 12 derniers mois, à une activité permettant de découvrir ou d’échanger avec des populations autochtones, contre 22 % pour la génération X et 17 % pour les Baby-boomers. Par ailleurs, 22 % de la génération Z et 20 % de la génération Y ont participé à une activité contribuant à la santé ou à la conservation des écosystèmes locaux ou de la faune et de la flore, contre 12 % pour la génération X et 8 % pour les Baby-boomers.

Le rapport Travel & Sustainability [3] de cette année montre que, si les générations n’abordent pas toutes de la même manière ce qu’est un voyage durable, l’adaptation aux conditions météorologiques extrêmes et l’évitement des foules sont désormais des comportements largement partagés, déclare Danielle D’Silva, Directrice Durabilité chez Booking.com. En tant qu’acteur mondial du voyage, nous voulons faciliter les choix durables afin que chacun puisse continuer à profiter pleinement du voyage, tout en contribuant à préserver l’attractivité des destinations pour les visiteurs comme pour les résidents.

A propos de Booking.com :
Booking.com, qui fait partie de Booking Holdings Inc. (NASDAQ : BKNG), a pour mission de rendre la découverte du monde plus accessible à tous. En s’appuyant sur la technologie, l’entreprise met en relation des millions de voyageurs avec un large choix d’hébergements, d’options de transport et d’expériences, tout en aidant ses partenaires de toutes tailles à toucher une clientèle internationale. Pour plus d'informations, suivez @bookingcom sur les réseaux sociaux ou rendez-vous sur le site globalnews.booking.com.
Sa page annuaire

[1Cette étude, commandée par Booking.com et menée de manière indépendante, a été réalisée auprès d’un échantillon de 32 500 personnes interrogées dans 35 pays et territoires (dont 1 000 en France).
Pour participer, les répondants devaient être âgés de 18 ans ou plus, avoir voyagé au moins une fois au cours des 12 derniers mois, prévoir un voyage en 2026 et être le décideur principal ou participer à la prise de décision concernant leurs voyages. Cette enquête a été réalisée en ligne en janvier 2026. Les tranches d’âge retenues pour chaque génération étaient les suivantes : génération Z : 18-28 ans ; milléniaux (génération Y) : 29-44 ans ; génération X : 45-60 ans ; baby-boomers : 61 ans et plus.

[2Enquête auprès des partenaires, commandée par Booking.com, réalisée auprès de 3 715 partenaires en France, Allemagne, Australie, Autriche, Brésil, Chine, Croatie, Espagne, États-Unis, Grèce, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Portugal, Royaume-Uni et Thaïlande, entre le 3 et le 16 février 2026.

[3Rapport de durabilité 2025 de Booking Holdings (publié le 21/04/2026)

 
 
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