mercredi 28 juillet 2021

Enquêtes VVF Vacances et pandémie : 365 jours entre incertitude et résilience - Quels enseignements sur l’évolution des vacances des Français ?

 

Depuis le premier confinement en mars 2020 VVF Ingénierie [1], filiale de VVF, interroge les Français pour savoir comment ils envisagent leurs vacances. A travers les 6 enquêtes menées depuis un an, elle a notamment mesuré les évolutions de leurs projets, de leur état d’esprit, de leur budget, de leurs envies et comment leur perception des vacances a été modifiée. Pour comprendre comment la pandéie et ses conséquences ont impacté leurs projets et leur perception, VVF met en exergue ces grands changements à la lumière des étapes clés de cette année.

Contexte : 6 études à 6 moments clés depuis avril 2020

  • 1er confinement - Après 40 jours de confinement - enquête du 20 au 29 avril 2020
  • Phase de déconfinement et premières annonces pour les vacances - enquête du 22 au 28 mai 2020
  • Mitan des vacances d’été, recrudescence du COVID et évocation de reconfinement localisé - enquête du 21 au 23 juillet 2020
  • Retour des vacances d’été - bilan - enquête du 7 au 10 septembre 2020
  • 2e confinement - approche des vacances de fin d’année - enquête du 16 au 19 novembre 2020
  • remontée de la contamination - bilan des vacances de février et projection pour Pâques - enquête du 21 février au 3 mars 2021 , avant le 3e reconfinement du 2 avril 2021

Etat d’esprit des Français : une inquiétude sous-jacente à peine chassée par les vacances

De la fin du premier confinement au début des grandes vacances 2020, l’état sanitaire et les annonces rassurent : l’incertitude diminue et l’optimisme augmente. Les taux d’occupation des locations estivales ont été bons uniquement en août et la mer a conservé sa suprématie.

Le répit est de courte durée : au mitan des grandes vacances, avec la recrudescence de la COVID, l’inquiétude fait un bond à 31 %.

L’optimisme rechute au second confinement de novembre, les Français ayant peur d’être toujours confinés à Noël. Un quart d’entre eux se refusent à partir malgré leurs habitudes et 44 % envisagent de réserver au dernier moment s’ils sont libres.

Février 2021 ne sera pas plus favorable avec une baisse de 58% des départs d’une année sur l’autre.
96% des partants sont toutefois heureux d’avoir profité de ce moment bien qu’ils vivent mal la fermeture des remontées mécaniques et activités saisonnières (42 %) ainsi que des restaurants (29%).

JPEG

Contamination et reconfinement : les deux motifs d’inquiétude en fil rouge

La peur du reconfinement et celle de la contamination ont été les premiers freins aux départs tout au long de cette année. Pourtant fin mai 2020, les Français affichent une vraie confiance dans les mesures sanitaires déployées (64%). Mi-novembre 2021, la lassitude se fait sentir. Un peu plus de la moitié des Français accepterait un confinement pendant les vacances d’hiver si cela permet de sortir de la crise pandémique. Plus d’un quart estime que la mesure serait exagérée et 17 % qu’il serait injuste de les priver de vacances.

Le non-remboursement : une crainte progressivement levée
Les professionnels du tourisme ont rapidement levé les craintes liées à un non-remboursement des vacances en cas d’annulation. Si cette crainte était élevée en avril 2020, elle a rapidement diminué dès le mois de mai (passant de 47% à 34%).

JPEG

Une difficulté accrue à prévoir ses vacances

Entre report, annulation et incertitude, depuis septembre 2020, les vacances des Français ont été contrariées, chaque confinement pesant plus lourdement sur le moral des Français.

A la fin du 1er confinement (fin avril 2020), 38 % des Français avaient réservé leurs vacances. En mai les annonces gouvernementales rassurent sur la possibilité de se déplacer librement et on arrive à un taux de 43 % de réservations.
Fin juillet, les 2/3 des Français ont pu terminer leurs vacances comme prévu, mais les chiffres de la COVID augmentent et plus d’un quart (27%) ont quitté leur villégiature pour un lieu moins exposé et 6 % ont écourté leur séjour.
Quant à ceux qui s’apprêtent à partir : 63 % maintiennent leur projet initial, 11 % préfèrent les changer pour se rendre dans une région moins touchée par le virus, 12 % les reportent et 12 % les annulent.
Au retour des vacances d’été, les Français se projettent plus difficilement : 28 % envisagent de s’évader le temps d’un week-end, 27 % à la Toussaint, un quart pour Noël et à peine plus pour février.
Le deuxième confinement de novembre fait craindre à 74 % des Français qu’il perdure pendant les congés de Noël et 24 % abandonnent l’espoir de partir.
Après des vacances de février qui ont été marquées par une baisse des séjours (21% sont partis vs 36 % en 2020), les annulations et les changements de destination sont principalement dus à la fermeture des restaurants et remontées mécaniques. Mais c’est également la première fois que les préoccupations financières pèsent lourdement dans la balance avec 42 % des Français qui déclarent diminuer leur budget vacances. Pourtant ils gardent espoir et 57 % prévoient de partir à Pâques... espoir déçu par le 3e confinement annoncé le 31 mars.

Un budget vacances de plus en plus impacté au fil des mois

Dès la fin avril 2020, le premier confinement a pesé sur le pouvoir d’achat des Français et 19 % précisent que leur budget a été entamé par la crise. Un mois plus tard, ce pourcentage monte à 23 %. Mi-novembre, ils sont toujours 23 % à indiquer ne pas avoir le budget pour partir et 19 % préfèrent économiser par peur de l’avenir. Fin février 2021, 21 % des Français craignent ne pas avoir les finances suffisantes pour partir à Pâques.

JPEG

Un budget en constante diminution pour ceux pouvant partir

Sans surprise, même ceux qui décident de partir diminuent leur budget. En avril 2020 ils sont 19 % à restreindre leurs dépenses, 27 % un mois plus tard et comme l’enquête l’a précédemment révélée : 42 % en novembre 2021.

JPEG

Les Français tiennent à leurs vacances mais ils sont obligés de renoncer à certaines activités. Le poste restauration est le premier impacté suivi de celui des loisirs. En novembre 2021, ils sont même 19 % à indiquer qu’ils feront des économies sur le logement et 2% sur l’alimentation.

Des changements conjoncturels dans la façon de vivre les vacances : des réservations d’ultra dernière minute

Les « montagnes russes » entre espoir, résilience et résignation ont changé la façon dont les Français envisagent les vacances.
Certains changements sont directement liés à la conjoncture :

  • La France est plébiscitée : alors qu’en avril 2020, 87 % des voyageurs prévoyaient de rester en France, ils seront finalement un peu plus (90 %) à l’avoir fait durant l’été. Mais cela a été vécu comme une contrainte par 21% des vacanciers qui déclarent choisir l’étranger en 2021. Le pourcentage de ceux qui sont restés sur le territoire national ne cessera d’augmenter pour atteindre 98 % en février 2021. Les Français ont en effet peur d’être reconfinés et de ne pouvoir rejoindre leur foyer (40 % en avril 2020 vs 19 % en février/mars 2021). Mais la fermeture de certaines frontières et les conseils de limiter les déplacements ont également compté dans leurs choix.
  • La destination : la montagne a souffert cet hiver de l’absence des fans de ski suite à la fermeture des remontées mécaniques (61 % ont changé de projet suite à cette fermeture et près d’un quart des 23 % qui ont annulé leurs vacances l’ont fait pour cette raison).
  • L’hébergement : que ce soit pour raison budgétaire ou par confiance dans les mesures sanitaires prises par les professionnels du tourisme, les campings, clubs et villages vacances se classent tout au long de l’année devant les hébergements proposés par des particuliers que ce soit via une plateforme ou en direct.
  • Les réservations de dernière minute sont devenues un marqueur de la crise : c’est véritablement un tournant pour l’industrie touristique qui doit s’adapter en permanence.
    En avril 2020, à quelques jours du déconfinement, 17 % déclaraient qu’ils réserveraient à la dernière minute. En mai, ils sont encore 46 % à être dans l’expectative et près d’un quart indiquent qu’ils se décideront au dernier moment. En septembre, dans la perspective des week-ends, de Toussaint et des vacances de février, les Français sont 42 % à opter pour une décision 1 semaine ou moins avant le départ. Pour février on atteint 67 % dont 6 % qui ont retenu seulement 24H avant.

Des changements profonds : partir moins loin, moins souvent, moins longtemps mais favoriser le tourisme durable et responsable, les destinations nationales

Le changement de comportement lié à la crise modifie aussi la perception des Français sur les vacances. En novembre, 75 % déclarent que leur perception des vacances est dorénavant différente et 26 % renoncent à partir. Pour les vacanciers, se tenir à l’écart de la foule devient primordial.

Pendant les vacances d’été, 73% ont envie de favoriser les activités de plein air loin de la foule. En mars/avril 2021, ils sont 83 % à avoir envie de la fuir lors de leurs prochains séjours et 72 % à confirmer qu’ils recherchent des vacances « plus natures ».

De ce fait, Paris et les grandes villes touristiques ont attiré seulement 4 % des intentions de visites sur cette année écoulée.

La crise économique (42 % ont diminué leur budget vacances en mars/avril 2021), les craintes de reconfinement avec les tracas engendrés par les reports ou annulations de location, l’incertitude de pouvoir rentrer chez soi facilement ont également eu des conséquences : les Français déclarent vouloir partir moins loin (70%), moins souvent (60 %), moins longtemps (42%) et fractionner plus leurs congés (40%).

Une prise de conscience
Le 2e confinement en novembre a permis aux Français (à 63 %) de prendre conscience de l’importance du tourisme pour l’économie (qui représente 8% du PIB). 68 % se disent prêts à favoriser les destinations touristiques nationales et 72 % à privilégier leurs achats dans les petits commerces sur leur lieu de séjour. Enfin, 59 % souhaitent favoriser le tourisme durable et responsable.

Il ne fait aucun doute que la pandémie change en profondeur le mode de consommation des Français, les délais de réservation, les choix de destinations, la volonté d’acheter des produits locaux sont des marqueurs d’une transformation durable du tourisme. Mais cette envie de s’orienter vers un tourisme durable va-t-elle perdurer ? Entre contraintes budgétaires, envie de se faire plaisir, les Français résisteront-ils à la tentation du all inclusive low cost qui demeure un tourisme de masse ? Pour autant, les Français ont envie d’échapper à la foule et de retrouver le plaisir de vacances sans entraves. Les opérateurs nationaux devront, pour garantir leur pérennité, résoudre cette contradiction en s’adaptant et en proposant de nouveaux services tout en prenant en compte les fortes contraintes budgétaires auxquelles sont soumis les foyers. Les prochaines vacances d’été seront décisives pour les acteurs du tourisme qui ont survécu à cette année noire. analyse Stéphane Le Bihan, DG VVF.

À propos de VVF
VVF depuis plus de 60 ans, est le premier opérateur touristique familial solidaire et durable en France. VVF est un groupe associatif à mission qui contribue au développement économique et social des territoires et propose des séjours et des vacances et les loisirs accessibles pour tous. VVF propose plus de 100 destinations sport culture et nature, en montagne, moyenne montagne, campagne et littoral partout en France. L’association accueille 450 000 Vacanciers en proposant des activités pour les parents et les enfants dans des villages vacances, des gîtes, des campings et des résidences de tourisme. Premier opérateur engagé dans le tourisme durable depuis 2014 sur la norme RSE ISO 26 000, VVF est la première organisation touristique reconnue depuis 2014 d’utilité sociale (agréement ESUS), c’est un acteur majeur de l’économie sociale et solidaire des territoires. Tous les VVF sont des propriétés de biens publics qui appartiennent aux collectivités territoriales ou aux comités d’entreprise. Ces dix dernières années VVF a investi 130 millions d’euros pour leur rénovation. VVF c’est aussi 650 salariés permanents et 2 400 saisonniers chaque année.
 

[1VVF Ingénierie est un cabinet-conseil, spécialiste d’études et de conduite de projet d’équipements touristiques durables (filiale de VVF)

 
Note au lecteur :
Ceci est le contenu copié-collé du communiqué de presse officiel de son émetteur qui en assume l'entière responsabilité. TendanceHotellerie n'approuve ni ne désapprouve ce communiqué. Ce communiqué a néanmoins fait l'objet d'une vérification ce qui peut parfois conduire à un décalage de mise en ligne de quelques heures ou jours.
 
 
 
Note à l'émetteur du communiqué de presse :
Des renseignements concernant l'insertion de votre lien et/ou votre logo et/ou votre image sont accessibles ici.
 
 
Dans le cadre strictement privé (voir les CGU) de la reproduction partielle ou intégrale de cette page, merci d’insérer la marque "TendanceHotellerie" ainsi que le lien https://suiv.me/15352 vers sa source ou le QR Code accessible à l'adresse https://suiv.me/15352.qr. Voir le mode d'emploi.
 
 

 
 
 

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

 
 
Si vous pensez que TendanceHotellerie.fr a toute sa place dans le paysage de l’hôtellerie francophone, n’hésitez pas nous soutenir. C’est simple et (...) En savoir plus »
Nous avons la volonté de faire correspondre ce webzine à vos attentes. Nous sommes très intéressés de recevoir vos avis et suggestions pour (...) En savoir plus »
Faire de la publicité ? Vous voulez annoncer sur TendanceHotellerie ? Nous proposons aux fournisseurs de services, solutions et produits à destination de l’hôtellerie de (...) En savoir plus »