jeudi 24 septembre 2020

Charentes Tourisme - Covid-19, besoin urgent de décisions claires pour un plan de sauvetage économique à la hauteur du péril imminent des professionnels du tourisme

 

Charentes Tourisme alerte le Gouvernement et appelle à des réponses précises, concrètes et rapides face à la situation catastrophique des entreprises du secteur du tourisme des Charentes. Ces remontées d’informations du terrain proviennent des dirigeants des TPE PME du tourisme qui ont mis en exergue un besoin d’accompagnement crucial pour assurer la pérennité de leur activité.

A l’heure où l’on parle de maintien de l’emploi, de récession, d’une dépendance moindre aux effets de la mondialisation, d’économie à recentrer sur l’Hexagone, les chiffres sont éloquents :

  • L’activité touristique des Charentes pèse 1,9 milliard d’euros de chiffres d’affaires par an (1er secteur économique de Charente-Maritime), 16 700 emplois (soit 4,9 % de l’emploi total de ce territoire, davantage qu’en France métropolitaine 4 %) et regroupe plus de 5 000 entreprises toutes activités touristiques confondues.
  • La perte de chiffre d’affaires des acteurs touristiques des Charentes s’élève à 270 millions d’euros pendant la période de confinement de mi-mars à mi-mai mettant en grandes difficultés professionnelles et personnelles des femmes, des hommes et des familles de manière irréversible si rien n’est fait rapidement.
  • Si les hébergeurs, restaurateurs, gérants de lieux de visites devaient par exemple attendre mi-juin pour pouvoir ré ouvrir, la perte sera de 440 millions d’euros. Enfin, si l’activité touristique générale était ensuite réduite de 50% de mi-juin à fin juillet (faute de clientèle internationale, de Festivals, d’accès limités etc…), la perte au total serait certainement supérieure à 700 millions d’euros.

Une catastrophe pour tous les acteurs du tourisme des Charentes, une catastrophe sociale et pour l’emploi imminente, une catastrophe pour un secteur emblématique des Charentes.

Un plan de sauvetage doit donc être à la hauteur du péril annoncé par :

1. Un besoin de visibilité : un calendrier urgent et des conditions d’ouvertures

La date (sous conditions) d’un déconfinement partiel à partir du 11 mai annoncée par le Chef de l’État exclut l’ensemble de l’activité économique de la filière touristique (hébergements, restaurants, sites de loisirs, etc…) qui reste sans informations. Cette date manque toujours autant de visibilité ce qui n’est plus tenable pour les acteurs touristiques. Il ne s’agit, évidemment pas, de réclamer la date du déconfinement total mais de demander qu’une date butoir avant laquelle rien ne sera possible soit officialisée. Ce serait une avancée notoire évitant d’engager maintenant des dépenses qui seraient inutiles et surtout permettant aux responsables de redevenir (un peu) acteurs de leur trajectoire.
Dans le même temps le Chef de l’État engage les entreprises à reprendre leur activité en appliquant toutes les mesures nécessaires à la protection des salariés. Mais comment reprendre le travail sans pouvoir s’héberger, se restaurer en déplacement professionnel ? Il est
nécessaire que les hébergements, les restaurants, sous réserve d’adapter leur capacité d’accueil et de mettre en place les mesures sanitaires idoines, puissent choisir de ré ouvrir. L’attente sera également forte des Français de pouvoir à nouveau profiter des restaurants, bars, sites de visites ou encore s’offrir des vacances pour « revivre un peu ».

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2. Un décalage de la rentrée scolaire de septembre d’une semaine

La rentrée scolaire des enseignants est prévue le lundi 31 août 2020. Si la rentrée est décalée au mardi 08 septembre elle permettra de prolonger et rattraper les vacances estivales et de rattraper les mois de confinement, tout en réduisant d’une semaine les vacances de la Toussaint dont l’impact économique (toutes destinations confondues) est beaucoup plus limité.

3. Un accès élargi aux Chèques Vacances

Compte tenu de la double nécessité de consommer français et de faciliter les départs en vacances pour les catégories plus vulnérables de la population et qui devront se « reconstruire » après une période de confinement qui laissera des traces sur les budgets des ménages, l’accès aux chèques vacances devra être élargi et leur valeur augmentée. Cette mesure serait un moyen efficace pour doper la consommation nationale pour un tourisme plus solidaire.

4. Une contribution nécessaire des Compagnies d’Assurances

Les pertes d’exploitation vont être très importantes et les Compagnies d’Assurances s’abritent derrière le fait que cette crise sanitaire n’est pas « classée » en catastrophe naturelle pour ne pas couvrir les pertes d’exploitation.
2 scenarii :

  • soit le classement en catastrophe naturelle est décidé,
  • soit les Compagnies d’Assurances doivent, elles aussi, contribuer fortement à l’effort national en couvrant tout de même les pertes d’exploitation ou en abondant de manière conséquente (en milliards d’euros) le fond de solidarité.

5. Un accroissement des mesures de soutien de l’Etat

Les deux mois de confinement (et peut-être plus) qui s’abattent sur l’économie touristique nécessitent un plan de sauvetage majeur (chômage partiel, annulation de charge, report massif d’échéances, apports en capitaux, etc…) notamment pour les auto-entrepreneurs, les loueurs non professionnels, les TPE et PME, les structures sportives et culturelles qui constituent l’écrasante majorité de la filière.

6. Une sécurisation de la survie des TPE PME en 2021 et 2022

Plusieurs enquêtes récentes évoquent un risque de défaillance voisin de 30 % du tissu des petites entreprises liées à la filière (restauration, hébergement, sites ...) dépendant directement des chiffres d’affaires de cet été (dont on sait qu’ils seront de toutes les façons beaucoup plus faibles du fait de la suppression de grands évènements, de l’absence des clientèles étrangères, etc.).
Le statu quo entraînera la disparition de certaines entreprises, d’autres passeront le cap grâce à leurs fonds propres, mais la dégradation forte de leur rentabilité va impacter au minimum leurs futures capacités d’investissements pour plusieurs années. Restent toutes celles qui n’ont pas un haut de bilan suffisant en raison par exemple d’un endettement récent et que la crise fait plonger malgré un potentiel réel. Le renforcement des fonds propres des entreprises est la clé pour l’avenir.

Depuis le début de la crise, Charentes Tourisme :

  • a mis en place dès le 24 mars un baromètre de l’impact du COVID-19 sur l’activité touristique
  • a créé un espace d’informations règlementaires et pratique depuis le 26 mars en temps réel centralisant toutes les démarches que les acteurs du tourisme peuvent suivre,
  • a ouvert une ligne téléphonique dédiée aux professionnels pour répondre aux interrogations et faire l’état des besoins des acteurs,
  • a relayé auprès des pouvoirs publics les besoins des pros pour peser dans les décisions,
  • propose une série de 22 webinaires gratuits pour tous les acteurs en partenariat avec les offices de tourisme du territoire et l’expertise de KPMG Avocats afin de compléter utilement les mesures du Gouvernement, intensifier l’accompagnement et le conseil juridique des acteurs et pour identifier les prestataires en plus grande difficulté, entre le 17 et le 30 avril,
  • dessine le cadre d’un plan de relance global, concerté en plusieurs phases qui vise un objectif unique, celui d’accompagner au plus près les acteurs.
Charentes Tourisme
Charentes Tourisme est l’Agence de Développement Economique et Touristique dédiée aux professionnels du tourisme et aux collectivités de Charente et de Charente-Maritime chargée de préparer et de mettre en œuvre la politique interdépartementale du tourisme et de dynamiser la performance économique et la compétitivité de l’ensemble des acteurs touristiques par différents leviers. L’agence étudie, analyse le marché et restitue ces données très utiles pour les professionnels, crée des solutions d’accompagnement et des outils afin que les opérateurs du tourisme des Charentes soient plus performants dans différents domaines comme le digital, la qualité, la certification, la distribution, la communication. Elle s’appuie sur des intermédiaires et prescripteurs
(journalistes voyages, blogueurs, tour-opérateurs ou éditeurs) pour développer l’attractivité de la destination.
 
 
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