dimanche 29 novembre 2020

Yann Couvreur pâtisserie annonce une levée de fonds de 1,9 millions d’euros

 

Au total, onze investisseurs ont rejoint l’aventure ;
Les fonds levés serviront à accélérer la transformation digitale opérée par la maison de pâtisserie, à développer celle-ci à l’international et en province, ainsi qu’à ouvrir une nouvelle boutique parisienne.

Des investisseurs issus de domaines variés.
Pour cette première levée de fonds, coordonnée par Yann Couvreur et ses deux co-fondateurs – Benjamin Guedj et Jordan Zeitoun – pas moins de 1,9 million d’euros ont été récoltés. Les onze investisseurs ? Des profils variés issus de domaines très différents : le retail, le digital ou encore la finance. Tous ont voulu investir dans une marque prometteuse, et ont été choisis sur le volet par les trois cofondateurs pour former une véritable équipe. « L’idée, depuis le départ, était de développer une marque de pâtisserie, un groupe. Nous avons attendons de trouver nos repères et notre positionnement pour faire cette levée de fonds, et ainsi demander à des experts de nous faire confiance », explique Yann Couvreur.

Parmi les onze investisseurs : Bertrand Bailly. Co-fondateur et président de la société Davidson consulting, il a choisi de soutenir le projet de Yann Couvreur Pâtisserie pour plusieurs raisons. D’abord, j’aime beaucoup le travail de Yann Couvreur. il n’utilise pas de colorants et privilégie les produits naturels dans ses multiples créations. Ensuite, il se renouvelle constamment et a un potentiel de développement très important – surtout à une époque où la gastronomie française retrouve un dynamisme fou. Pour finir, j’ai eu un coup de cœur pour l’équipe, qui fait preuve d’envie et de détermination pour développer l’énorme potentiel de la marque Yann Couvreur Pâtisserie, confie-t-il.

Philippe Pauze, qui a dirigé Picard pendant six années, s’est également associé au projet. Je suis un passionné de gastronomie. Mon grand-père livrait les restaurateurs de la région Rhône-Alpes, explique-t-il, précisant qu’il est lui-même originaire de Saint-Étienne, où l’on retrouve un certain nombre de bonnes brasseries et de restaurants étoilés. J’aime les choses premium, qui ont une bonne valeur ajoutée et un excellent rapport qualité-prix. Ce que l’on retrouve chez Yann Couvreur, qui a une humanité forte et qui prend le temps de former ses collaborateurs. Il a une vision très intéressante de la pâtisserie, développe-t-il.
Mylène Romano, aujourd’hui dirigeante de Trans Opéra, est quant à elle une entrepreneuse dans l’âme. Après avoir investi dans pas moins de huit sociétés (dont le site internet Ventes Privées), elle a choisi de soutenir Yann Couvreur Pâtisserie. J’ai une vision circulaire de la société et du monde dans lequel on vit. Un de mes critères d’investissement est le respect de la parité au sein d’une entreprise, et c’est le cas chez Yann Couvreur. J’ai d’abord craqué en le suivant sur Instagram, parce que les photos de ses gâteaux sont magnifiques. Puis, j’ai tout goûté, précise-t-elle.

Une transormation digitale inédite.
Depuis l’ouverture de sa première boutique parisienne, en 2016, Yann Couvreur a su s’imposer dans le monde de la pâtisserie en France. Il souhaite donner à son talent et à sa vision un nouveau souffle grâce à un virage 3.0. « Il faut s’adapter aux tendances en utilisant les nouveaux outils, comme les applications. Nous avons beaucoup observé les millenials, qui ont un mode de vie bien différent des générations passées », confie Yann Couvreur. Le concept ? Ouvrir des « dark labo » partout en France. Au total, 22 villes de province sont ciblées – Lille, pour commencer, en 2020, suivie de près par Lyon, Nice ou encore Bordeaux. Pour s’offrir les créations de Yann Couvreur Pâtisseries, les gourmands devront passer commande sur l’application YC : en effet, le principe est d’opter pour une offre 100% digitale, avec un principe de click&collect dans les ateliers ainsi que les mini laboratoires, ouverts au public. Des espaces où seront organisées des « masters class », afin de partager le savoir-faire propre au pâtissier. Une technique largement développée dans le domaine du prêt à porter, mais qui reste complètement inédite dans le milieu de la pâtisserie.

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En parallèle, divers outils seront mis en place pour notamment faciliter l’expérience consommateur, à l’instar de tablettes qui faciliteront le passage en caisse. L’aspect digital aura lui aussi droit à quelques transformations.
Davidson, via son agence digitale Colorz, va mettre en œuvre un certain nombre de recommandations liées aux réseaux sociaux, au référencement (SEO) et à l’amélioration du parcours client en ligne, précise Bertrand Bailly.
À terme, le but est de créer une immense base de données : les informations des clients seront systématiquement collectées grâce aux tickets de caisse dématérialisés. Cela permettra, entre autres, de les fidéliser en mettant en place des promotions aux moments de fêtes : anniversaires, mariages, naissances. Il faut maintenir la qualité et innover, tout en rendant la pâtisserie de luxe accessible à tous : par les prix, d’abord, mais également par l’accessibilité, via les click&collect, précise Mylène Romano.

Un développement à l’international et en province.
Avec les années, le chef pâtissier a confirmé son talent et s’est définitivement positionné comme une référence en matière de création. Témoignage de son succès, ses trois boutiques parisiennes. En décembre, une nouvelle adresse Yann Couvreur Pâtisserie a ouvert ses portes à Londres, dans le plus beau magasin du monde : Harrod’s. Les aficionados de la marque pourront retrouver leurs pâtisseries favorites dans deux points de vente situés au cœur du grand magasin, mais également dans une boutique indépendante.

La pâtisserie est un monde qui bouge énormément. Et la pâtisserie française est à l’honneur dans beaucoup de pays du monde. C’est donc un marché en plein développement, qui demande un travail d’orfèvre. De plus, le consommateur est de plus en plus éduqué au niveau du palais : on le fait saliver plus facilement aujourd’hui, déclare Philippe Pauze.

Dans le reste du monde, on retrouvera le concept sous forme de franchise, notamment en Asie et au Moyen-Orient. Des destinations qui n’ont pas été choisies au hasard puisque les touristes issus de ces pays constituent une grande partie de la clientèle des boutiques parisiennes. Des formats de vente multiples verront le jour : charrettes ambulantes, salons de thé ou encore coffee shop. L’objectif est de développer la notoriété de la marque via l’ouverture de franchises à l’international.

Une nouvelle boutique.
C’est dans le XVIIe arrondissement de Paris, au cœur des Batignolles, que sera inaugurée la prochaine boutique Yann Couvreur Pâtisserie. On y retrouvera les créations-phares qui ont fait le succès du chef pâtissier, très suivi sur les réseaux sociaux (plus de 270 000 abonnés) : des desserts hauts de gamme, forts en goût, sans colorants et légers en sucre. Le tout vendu à des prix abordables. De quoi augmenter la clientèle parisienne : aujourd’hui, pas moins de 45 000 clients – dont le panier moyen s’élève à 10 euros – se pressent chaque mois pour découvrir (ou redécouvrir) les créations de Yann Couvreur.

Ce que propose Yann Couvreur, c’est finalement le dessert trois étoiles, mais au coin de la rue. Évidemment, c’est un peu plus onéreux. Mais manger mieux, et moins, c’est autre chose, résume Bertrand Bailly.
Parallèlement à tous ces développements, Yann Couvreur Pâtisserie souhaite doubler sa surface de production afin de répondre à la demande de plus en plus importante. Signe du succès sans appel du pâtissier : le nombre de salariés de l’entreprise a été multiplié par 16 en l’espace de trois ans, passant de 4 à 65 entre 2016 et 2019. Ici, le but est de se développer tout en conservant la qualité de nos produits, un travail du quotidien. Cela se traduit par des viennoiseries fraîches et des pâtisseries toujours pauvres en sucre et sans colorants. Nous souhaitons devenir une référence de la pâtisserie à l’international, tout en gardant la maison-mère en France, là où tout s’est construit, conclu Yann Couvreur.

À propos de Yann Couvreur
Après avoir fait ses armes dans quelques-uns des plus grands hôtels de la région parisienne (le Trianon Palace de Versailles et le Park Hyatt Paris-Vendôme), Yann Couvreur s’envole vers Saint-Barthélémy pour officier en tant que chef pâtissier à l’Eden Rock. De retour en France, il rejoint les brigades du Burgundy, puis du Prince de Galles. Il se fait connaître grâce à ses propositions pâtissières audacieuses. En 2014, il remporte même le titre du « dessert de l’année » (décerné par le Guide Lebey) grâce à un millefeuille à la vanille des Comores, sa pâtisserie-signature. Quelques passages télévisés dans des émissions dédiées à la gastronomie et à la pâtisserie finissent d’asseoir sa renommée en France. En 2016, il ouvre sa première boutique. En 2017, il se lance dans l’aventure de l’édition et sort un ouvrage : « La Pâtisserie de Yann Couvreur », préfacé par Pierre Hermé.
À propos de Yann Couvreur Pâtisserie
La première boutique a ouvert ses portes avenue Parmentier, dans le 10e et rencontre un franc succès. Deux autres boutiques ouvrent rapidement : l’une rue des Rosiers, dans le Marais, l’autre aux Galeries Lafayette Gourmets, boulevard Haussmann. Le matin, on y trouve des boissons chaudes, des jus frais et des viennoiseries roulées. Sur les coups de onze heures, les papilles s’éveillent et les différentes boutiques proposent aux gourmands des éclairs audacieux, des entremets ou encore des tartes pensées autour des fruits de saison. L’offre s’est, depuis la première ouverture, largement diversifiée : on peut désormais goûter aux mets salés élaborés par le chef, de la quiche à la focaccia, en passant par les tartes. Le tout soigneusement emballé dans des boîtes griffées d’un renard, l’animal-totem de Yann Couvreur.
À propos de Davidson
Bertrand Bailly débute sa carrière chez Alcatel-Lucent en tant qu’ingénieur. En 1998, il devient chef de projets chez Radiocommunications, puis ingénieur d’affaires et directeur associé chez SIVAN consulting. En 2005, il co-fonde Davidson Consulting, société dont il est aujourd’hui le président. Par le biais de son entreprise, il réalise des missions de conseil en expertise et management, liées à la transformation digitale, en rapport avec l’Homme connecté et les données qu’il génère par son activité sur la planète. Cette entreprise, présente en France mais également à l’international (Canada, Suisse, Espagne ou encore Émirats Arabes Unis) accompagne d’ores et déjà une dizaine de start-ups innovantes et focalisées sur les domaines suivants : l’IoT, le E-commerce, la Data Science ou encore les Blockchain. Davidson a reçu, en 2017, les prix Français et Européens de l’entreprise où il fait bon travailler.
À propos de Philippe Pauze
Après avoir travaillé 31 ans pour le groupe Carrefour, il a rejoint les rangs de Panavi – spécialiste du pain et de la viennoiserie surgelé. Lorsque l’entreprise, qu’il avait développer avec son directeur, a été rachetée par une société belge, il décide de partir. C’est chez Picard qu’il retombe sur ses pattes, quelques mois plus tard en 2009, en devenant le président directeur général de la marque. Depuis son départ à la retraite en 2015, il ne cesse de s’investir dans de nouveaux projets. Par le biais de Périfem, qu’il a lancé en 2012, il conseille des entreprises dans les domaines liés à l’économie d’énergie, la sécurité des biens et des personnes ainsi que le développement durable. Le tout, en lien étroit avec les différents ministères concernés.
À propos de Mylène Romano
Cette entrepreneuse dans l’âme débute sa carrière à la Bourse, dans les années 80. Avec son mari de l’époque, elle développe deux sociétés, dont l’une dépose le bilan dans les années 90. Elle investit au début des années 2000 dans venteprivées.com et devient peu de temps après Juge au tribunal de commerce de Paris. Elle se tourne ensuite vers l’associatif (l’ONG Elise Care). Depuis, elle a investit entre 50 000 et 200 000 euros dans pas moins de huit sociétés.
 
 
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