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samedi 20 octobre 2018

Communiqué : Journée mondiale du tourisme : l’industrie touristique québécoise présente ses recommandations en matière de main-d’œuvre

 
 

Le tourisme : un employeur majeur et un vecteur de développement économique régional incontournable

Au Québec, le tourisme est un axe majeur de développement et une source de diversification économique qui bénéficie à l’ensemble du territoire. En 2017, les recettes touristiques augmentaient de 7,7 % pour franchir le cap des 15 milliards de dollars, et pas moins de 32 000 entreprises dépendaient de ce secteur. L’industrie touristique est le troisième produit d’exportation du Québec. Elle génère actuellement 376 000 emplois non délocalisables, et sa croissance est soutenue. On prévoit la création de 50 000 emplois dans ce secteur au Québec d’ici 2020, dont 60 % dans nos régions.

Le contact humain : un élément distinctif du Québec
La population locale et le savoir-être de la main-d’œuvre sont déterminants dans la qualité de l’expérience touristique. Le facteur humain est celui qui forge la personnalité unique et donne tout son charme au Québec en tant que destination de calibre mondial. La richesse humaine du Québec est un avantage concurrentiel indéniable.

Un constat alarmant : des ressources insuffisantes pour répondre à la demande
Malgré les opportunités que présentent la croissance mondiale du tourisme et les forces de notre destination, des enjeux récurrents reliés à la rareté, à l’agilité et à la compétence de la main-d’œuvre viennent freiner de façon importante le développement touristique, et donc empêcher des retombées économiques pour le Québec.
Le manque est tellement majeur, qu’au-delà de la qualité, il affecte tout simplement la disponibilité de l’offre. La situation est alarmante et fait boule de neige. La demande pour le Québec est en hausse et les clients sont au rendez-vous, mais faute de personnel pour assurer le service, les opérateurs sont contraints d’écourter leurs heures d’ouverture, ou encore de carrément fermer leurs portes à certaines périodes.
Et l’état des choses tend à empirer. À eux seuls, les groupes d’âge de 15 à 24 ans (actuellement en décroissance) et de 45 ans et plus (départ éventuel à la retraite) représentent 69 % de la main-d’œuvre totale en tourisme. La diminution imminente de leur contribution est une inquiétude majeure de l’industrie.

Contenu sponsorisé :

Remédier à la rareté de main-d’oeuvre : l’industrie touristique présente aux futurs élus 10 recommandations concrètes pour que le Québec s’adapte mieux à la réalité terrain

  1. Calendrier scolaire des cégeps. Fixer le début du calendrier collégial plus tard en septembre représenterait une opportunité économique considérable par un prolongement de la haute saison estivale. La main-d’œuvre touristique est composée à plus de 30 % par des étudiants à temps plein. La rentrée des classes à la mi-août entraine un manque majeur de ressources humaines, et d’un ralentissement des opérations, malgré une demande soutenue. Pour les étudiants-travailleurs, il s’agit également d’une perte de revenus alors que les besoins sont beaucoup plus grands en septembre comparativement aux mois d’avril et mai. La fin des classes pourrait donc être plus tard au printemps pour compenser.
  2. Immigration, temporaire et ciblée. Assouplir les critères et délais d’immigration pour les travailleurs temporaires ayant un profil compatible avec le domaine touristique offrirait une réponse immédiate à la demande. L’assouplissement des règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires faciliterait le recrutement ciblé d’employés disponibles à l’étranger, compétents et hautement motivés à intégrer des emplois au sein du tourisme québécois. À plus long terme, considérer le secteur touristique comme une priorité dans le recrutement des immigrants serait, selon nous, porteur pour le Québec. Ce secteur économique est dynamique, diversifié, vital pour nos régions et un facilitateur d’intégration, entre autres par la pratique du français.
  3. Incitatifs pour les travailleurs plus âgés. Bonifier le montant maximal de crédit d’impôt aux employés d’expérience œuvrant dans l’industrie touristique, puis élargir le programme aux travailleurs de 60 ans et plus serait un engagement clair face à la rareté de main-d’œuvre associée au vieillissement de la population. Cela permettrait également de maintenir actifs nos travailleurs expérimentés qui le désirent, sans nécessairement exiger d’eux qu’ils occupent un poste permanent. Et quels meilleurs ambassadeurs de la destination que ceux qui y ont vécu toutes ces années !
  4. Étalement des heures de travail. Répartir la semaine normale de travail sur une base minimale de 30 à 45 jours. L’industrie touristique est soumise à des impératifs et des conditions exogènes, qui sont indépendants de sa volonté. Les enjeux météorologiques et la saisonnalité sont déterminants de l’affluence des voyageurs.
  5. Durée de la semaine normale de travail. Permettre d’établir, comme dans d’autres industries saisonnières comparables, la semaine de travail à 47 heures serait de mise. La foresterie ou la scierie, qui connaissent des défis similaires, bénéficient de ce type d’accommodation. (L’article 53 de la Loi sur les normes du travail prévoit cette possibilité.)
  6. Valorisation des carrières touristiques et du travail saisonnier. Mettre en place les conditions législatives nécessaires à la reconnaissance du travail saisonnier valoriserait ce secteur. Bien que la promotion et le soutien au développement des carrières, dans une optique d’attraction et de rétention des travailleurs, soient déjà positionnés dans les engagements en matière de main-d’œuvre (issus du Plan de développement de l’industrie touristique 2012-2020), le Québec doit accélérer les actions. Les emplois saisonniers sont de qualité à la base d’une vibrante activité socioéconomique qui se répète d’année en année, et ce, aux quatre coins du Québec.
  7. Maintien du lien d’emploi. Faire en sorte que les travailleurs ayant trouvé un emploi dans un autre secteur, alors qu’ils étaient temporairement mis à pied en tourisme, puissent retourner sans pénalité à leur poste saisonnier d’origine. Cette flexibilité éviterait une prise en charge systématique par l’État et faciliterait l’agilité de ses travailleurs.
  8. Jumelage d’entreprises et stabilisation des emplois. S’assurer que les secteurs saisonniers puissent compter davantage sur des ressources permanentes au sein d’Emploi Québec pour les accompagner de manière proactive dans l’identification d’opportunités de jumelage constituerait une voie structurante de développement.
  9. Innovation. Miser sur l’innovation par des programmes de soutien financier adaptés à la réalité des entreprises du secteur abaissera la pression sur la main-d’œuvre. Déjà, des établissements hôteliers permettent aux clients de procéder eux-mêmes à leur enregistrement, au paiement et à leur départ, une alternative efficace pour mieux utiliser la rare et précieuse ressource humaine. Il ne s’agit là que d’un exemple parmi plusieurs avenues.
  10. Accès à la formation. Modifier les règles d’accessibilité afin que les travailleurs saisonniers puissent, et soient encouragés à, poursuivre la formation. Dans le contexte actuel de rareté de main-d’œuvre, la formation des employés est souvent une des clés majeures pour assurer la résilience des opérations et l’amélioration continue dans l’industrie.

Engagement de l’industrie : travailler avec les élus pour trouver des solutions
Le gouvernement qui prendra le pouvoir la semaine prochaine, de même que tous les élus de l’Assemblée nationale, doivent viser haut pour le Québec, une destination attractive de calibre mondial. Le tourisme, troisième secteur d’exportation de la province, doit être reconnu comme tel. Avec des recettes touristiques en provenance des marchés hors-Québec en hausse de 12,4 %, à 5,1 milliards de dollars, l’industrie contribue largement à l’essor économique de la province, mais connaît également des défis de taille. Nous sommes disposés à collaborer activement pour attaquer de front ces enjeux de main-d’œuvre dès le 2 octobre et nous avons des idées concrètes pour y parvenir ensemble.

Signé par :

  • Alliance de l’industrie touristique du Québec
  • ARF-Québec
  • Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand
  • Association des professionnels de congrès du Québec
  • Association des restaurateurs du Québec
  • Association Hôtellerie Québec
  • Association maritime du Québec
  • Association québécoise des spas
  • Association des stations de ski du Québec
  • Association touristique du Nunavik
  • Aventure Écotourisme Québec
  • Camping Québec
  • Croisières du Saint-Laurent
  • Fédération des clubs de motoneigistes du Québec
  • Fédération des pourvoiries du Québec
  • Fédération des transporteurs par autobus
  • Festivals et Événements Québec
  • Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec
  • Kéroul, tourisme et culture pour personnes à capacité physique restreinte
  • Office du tourisme de Québec
  • Regroupement des événements majeurs internationaux
  • Société des attractions touristiques du Québec
  • Société des musées du Québec
  • Société du Réseau ÉCONOMUSÉE
  • Tourisme autochtone Québec
  • Tourisme Abitibi-Témiscamingue
  • Tourisme Baie-James
  • Tourisme Bas-Saint-Laurent
  • Tourisme Cantons-de-l’Est
  • Tourisme Centre-du-Québec
  • Tourisme Charlevoix
  • Tourisme Chaudière-Appalaches
  • Tourisme Côte-Nord | Duplessis
  • Tourisme Côte-Nord | Manicouagan
  • Tourisme Eeyou Istchee
  • Tourisme Gaspésie
  • Tourisme Îles de la Madeleine
  • Tourisme Lanaudière
  • Tourisme Laurentides
  • Tourisme Laval
  • Tourisme Mauricie
  • Tourisme Montérégie
  • Tourisme Montréal
  • Tourisme Outaouais
  • Tourisme Saguenay–Lac-Saint-Jean
 
 
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