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dimanche 21 octobre 2018

Le comité d’entreprise du groupe hôtelier JJW France a saisi le tribunal de commerce de Paris pour l’alerter sur la situation de l’entreprise

 
 

Le comité d’entreprise du groupe hôtelier JJW France, détenu par le prince saoudien Cheikh Mohamed Bin Issa Al-Jaber, a saisi le tribunal de commerce de Paris pour l’alerter sur la situation de l’entreprise. Endettée, elle accumule les retards de paiement.

Selon des sources concordantes, le comité d’entreprise (CE) de l’entité JJW France, qui réunit l’essentiel du parc de JJW dans l’Hexagone, soit 31 hôtels de catégorie économique (enseigne Stars, 2 étoiles), moyen de gamme (Median, 3 étoiles), ou haut de gamme (Amarante, 4 étoiles), a en effet saisi au début du mois le tribunal afin de l’alerter « sur la situation financière préoccupante » du groupe. Cette décision grave apparaît comme l’épilogue d’une longue mobilisation des représentants du personnel en vue d’obtenir une indispensable et significative injection de fonds propres de la part du propriétaire.

Ainsi, le CE de JJW France a déjà exercé son droit d’alerte en juillet dernier et mandaté un cabinet d’audit, Axia Consultants, afin d’établir un état des lieux sur la situation de l’entreprise. Remis en novembre dernier, le rapport, établi sur la base des comptes 2008 et des huit premiers mois d’activité pour 2009, est pour le moins alarmiste. Faisant état d’un endettement de 111,4 millions d’euros au 31 décembre 2008, le document, que « Les Echos » se sont procurés, indique que « le groupe est dans l’incapacité de faire face à ses échéances de remboursement. De plus, compte tenu des résultats 2009, la situation financière va se dégrader ». Axia Consultants évoque aussi une situation « inextricable » et l’éventualité d’une cessation de paiement avant de mettre en exergue deux options : un apport important de l’actionnaire ou la cession d’actifs.

La situation apparaît tout aussi inquiétante du côté des trois établissements haut de gamme parisiens du Cheikh Al-Jaber, à savoir les hôtels Balzac, Vigny et Tremoille. Le 8 avril, les employés des deux premiers ont ainsi menacé de faire grève afin d’obtenir le versement des salaires de mars, ce qui a été fait finalement le jour même.

Source : Les Echos

 
 
 
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    Les commentaires


    1. le 28 février 2012 à 15:34, par Sylvie Azouili

    Un cheikh saisi par le fisc

    Le Point.fr - Publié le 16/02/2012 à 15:14

    Mohamed Bin Issa al-Jaber avait été choisi par Balkany pour construire des tours de plus 150 mètres à Levallois.

    Le cheikh saoudien Mohamed Bin Issa al-Jaber, qui s’est fait connaître en s’alliant à Patrick Balkany dans le projet pharaonique de tours jumelles de 40 étages et de 164 m de haut dominant la Seine à Levallois, a quelques soucis avec le fisc. Le Trésor public lui réclame des dettes fiscales et sociales. Pour se payer, l’administration a débarqué au beau milieu d’un de ses hôtels, Amarante à Cannes, pour en saisir les meubles et les faire vendre aux enchères. Le milliardaire possède près d’une trentaine d’hôtels en France.

    Une enquête sur la situation financière de JJW, son entreprise, a été diligentée par le tribunal de commerce de Paris. Contactés par téléphone, JJW France et maître Ardavan Amir Aslani, avocat des principaux créanciers, se sont refusés à tout commentaire.

    C’est sans doute en raison de ses déboires que les investissements à Levallois ont capoté. En juin 2008, Mohamed Bin Issa al-Jaber avait acheté 240 millions d’euros les droits à construire ces futurs immeubles qui devaient être livrés en 2012, selon La Gazette des communes. Accumulant les retards de paiement, le cheikh saoudien a été débarqué par Balkany, qui l’avait pourtant choisi trois ans auparavant.

    Et vendredi dernier, le tribunal de commerce de Paris a condamné le magnat saoudien à payer 20 millions de dommages et intérêts à la ville.

    Par Aziz Zemouri

 
 

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