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dimanche 23 juillet 2017

Après San Francisco, New York et l’Allemagne, la Belgique et la Catalogne encadrent les locations type Airbnb

 

La Catalogne a récemment encadré la location de chambres faite par des particuliers sur les sites de type Airbnb. En effet la location est limitée à deux chambres au maximum et à une durée maximale de quatre mois. Enfin une taxe est désormais applicable pour ces locations : de 0,45 € par nuit pour les logements hors de la ville et 0,65 € par nuit pour les logements en ville.

En Belgique où six catégories d’hébergements touristiques cohabitent (hôtels, apparts-hôtels, résidences de tourisme, hébergement chez l’habitant, hébergement de tourisme social et camping), un particulier qui souhaite mettre son logement en ligne devra au préalable obtenir un numéro d’enregistrement. C’est d’ailleurs ce que réclament les syndicats hôteliers français. En supplément, diverses obligations s’imposent aux loueurs, notamment en terme de transmission des statistiques de fréquentation aux instances gouvernementales ou en terme de sécurité incendie.

Après San Francisco où une taxe de séjour de 14 % s’applique désormais ainsi que l’obligation de déclaration du logement, New York où la location de moins de 28 jours n’ai pas autorisée si le propriétaire n’est pas présent, l’Allemagne où ce type de location est simplement interdit en attendant une éventuelle nouvelle loi, le monde politique est seulement en train de rattraper et encadrer l’innovation sauvage.

Comme l’écrivait très bien Christine Bokobza, présidente de la Fédération des professionnels parisiens de la chambre d’hôtes, dans un article des Échos intitulé Airbnb ou l’illusion du partage, Airbnb est "un site de location de logements qui repose sur une économie de rentiers", une économie qui écarte les locataires des centres-villes, une économie qui enrichit les propriétaires, mais surtout une économie qui ne redistribue pas du tout ou si peu.

Mais que fait le gouvernement français quand les sites type Airbnb :
- suppriment en masse des logements locatifs au cœur des villes, alors que le pays fait face à une pénurie chronique de logements
- sanctuarisent des quartiers entiers : adieu habitants et donc écoles, commerces de proximité, emplois de proximité... bienvenue aux boutiques, restos branchés, bars... Adieu les prolos, vive les bobos !
- industrialisent le blanchiment de revenus des loueurs, revenus qui échappent à l’impôt
- font une concurrence déloyale aux professionnels qui respectent la loi et la fiscalité, surtout en France où les obligations légales ont pesé très lourd ces dernières années
- industrialisent l’expatriation et la non-imposition de leurs revenus générés en France sur des biens immobiliers français : la rémunération d’Airbnb fait le tour du monde avant d’arriver en Californie. Dans un autre registre de taxe, celui de la TVA, le lieu d’imposition est le lieu de l’immeuble, et ceci est valable à travers toute l’Europe et même au-delà. Il ne serait donc pas du tout illogique que le lieu d’imposition des revenus générés par Airbnb sur des immeubles français soit... la France. Et ceci pourrait également s’appliquer aux OTAs

Nombreux sont les concurrents d’Airbnb dans son propre cœur de métier, et voici que Booking entre de plein fouet dans le domaine des "homestays" comme le citait récemment Tnooz. Ce qui manque à Booking sur cette niche, c’est son incapacité à encaisser l’argent du client : autant un professionnel est équipé de la VAD, autant un particulier est démuni quand on lui communique le numéro de carte de crédit de son locataire.

L’idée de départ d’Airbnb était un matelas dans le salon, disons l’hébergement occasionnel d’un tiers dans une pièce inoccupée. On était bien dans l’économie du partage. Depuis Airbnb fait son beurre avec de vrais beaux logements, plus vraiment avec des matelas dans le salon. Sur un plan éthique, ce qui n’étouffe pas beaucoup les patrons d’Airbnb et de bon nombre de startups arrogantes, continuer à se revendiquer de l’économie du partage est un mensonge. Quand en plus on voit la façon dont Airbnb gère les frais d’annulation, on comprend bien que ce n’est qu’une question d’argent et uniquement d’argent, plus d’aider son prochain.

PS : N’hésitez pas lire cet excellent article de Michel Bauwens : « Uber et Airbnb n’ont rien à voir avec l’économie de partage »

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