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lundi 18 juin 2018

Airbnb assignée au tribunal par le procureur général de New York car 2/3 des logements sur Airbnb y sont hors la loi

 
 

A peine quelques jours après fait l’actualité en rejoignant le club très fermé des sociétés valorisées 10 milliards de dollars ou plus, Airbnb fait de nouveau l’actualité en étant assignée au tribunal par le procureur général de New-York, Eric Schneiderman, qui estime qu’environ deux tiers des 19.500 logements disponibles contreviennent aux dispositions autorisées par la ville de New-York.

En effet 64 % des annonces sur New-York correspondent à des logements entiers mais surtout ne correspondent pas au règlement new-yorkais imposant au résident permanent d’être présent s’il loue son appartement entier (ce qui correspond de facto à de la sous-location) moins de 30 jours par an.

Une société du New Jersey a relevé l’intégralité des offres dans un document remis à la cour. Cette extraction a mis en lumière le fait que 200 annonces émanaient de seulement 5 hôtes... Pourtant Airbnb affirme partout que ceci n’arrive jamais !

La semaine dernière le New York Post révélait que des appartements sur Airbnb servaient de bordel. En louant un appartement sur Airbnb les prostituées économisent plusieurs centaines de dollars par nuit de travail.

Les documents transmis à la cour affirment qu’Airbnb alimente une industrie clandestine d’hôtels illégaux ce qui a conduit à une forte augmentation des plaintes concernant du vomi est des bagages éparpillés dans les couloirs. Les détracteurs d’Airbnb affirment qu’après la prostitution, Airbnb va devenir le support du jeu clandestin et de la drogue.

Dans le plus pur esprit de propagande comme savent le faire les multinationales du web, Airbnb dévoilait lundi sur son blog avoir retiré 2.000 logements new-yorkais ne répondant pas à l’esprit Airbnb. On pourrait presque pleurer devant une telle grandeur d’âme qui sauve littéralement l’économie locale. Si on met de côté le fait qu’Airbnb prélève seulement 6 à 12 % au locataire et 3 % à l’hôte, on pourrait croire que ceci est tout à fait désintéressé. Quant à cette liste de 2.000 logements, en fait elle émane du bureau du procureur général...

Voici donc les villes américaines qui montrent qu’Airbnb ne peut pas faire tout et n’importe quoi. A quand des réactions similaires dans de grandes villes européennes ?

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    Les commentaires


    Dans le cas présent, il me semblait qu’airbnb était assigné, non pour avoir mis en place une plate-forme permettant aux citoyens d’accueillir des hôtes, dont certains certainement évadent leurs responsabilités fiscales, sécuritaires, ... , mais pour avoir refusé de fournir aux autorités les données privées de TOUS ses hébergeurs Newyorkais, qu’ils soient dans le cadre de la loi locale ou non.

    N’est-ce pas un peu comme si Peugeot ou Renault refusaient de dévoiler à la Cour les données que tous leurs clients leur ont confié sous prétexte que certains ont un jour roulé trop vite, sans permis, sans assurance, alcoolisés ou drogués ? Peut-être bien plus que les 2/3 de leurs clients, même !

    Je ne suis pas sûr que votre titre "Airbnb assignée au tribunal par le procureur général de New York car 2/3 des logements sur Airbnb y sont hors la loi" soit adapté, même s’il fera plaisir à bien des hébergeurs.

    Airbnb propose un service qui me semble intéressant : de l’humain, de la collaboration, de l’échange, de l’accueil, de l’hospitalité même, comme dirait... airbnb. A une époque où l’on remplace les salariés de l’hôtellerie les uns après les autres par des bornes automatiques ou des smartphones qui gèrent le check-in, le room service, c’est sympa et semble être apprécié.

    Effectivement cela crée des problèmes dont un coupable semble évident : airbnb. Les hôteliers en souffrent. Sans vouloir dire qu’airbnb est sans reproche, le problème me semble plus venir du système fiscal et légal mondial qui est totalement inadapté à notre monde globalisé et à cette situation. Largué, même.
    Déjà qu’il est bien difficile de savoir si l’utilisation de leur service est légal dans ma commune et quelles sont mes obligations qui en découlent (même mon inspecteur des impôts a dû vérifier tout en haut), imaginez la tache d’airbnb au niveau mondial s’il devaient gérer cela et s’assurer que tous ses listings sont légaux ! Demande t’on à Renault de reprendre les véhicules des utilisateurs dans l’illégalité ?

    Casser du bois sur airbnb, tout comme sur les chambres d’hôtes il y a peu, c’est se tromper de cible. Si l’on tapait ainsi sur l’hôtellerie, sous prétexte que certains font du black, ce serait identique.

    Le problème est bien là. On peut effectivement interdire l’hébergement chez l’habitant et certains seront ravis. Pas sûr que cela fasse avancer notre société dans la meilleure direction.
    L’hôtellerie croule sous les règlementations.
    L’hébergement chez l’habitant n’est pas assez contrôlé.
    Où est le problème ?

    ouh la la, ya du travail pour corriger la propagande de ces multinationales du web déesses de l’asservissement des entreprises et des gens.
    La presse américaine est plus mitigée que vous sur les motifs. Si un webzine pro-hôtelier ne peut plus racoler avec un titre qui ne ment pas pour autant, qui peut le faire ?
    Pourquoi dire que Peugeot devrait donner la liste de ses clients ? D’une part ça n’a strictement rien à voir, d’autre part les véhicules ont leur propre carte d’identité qui s’appelle une carte grise...
    Quand Renault vend une voiture, elle a passé des tests pour savoir si elle était conforme la loi, et ceci marché par marché. Pourquoi Airbnb ne pourrait-il pas simplement demander au propriétaire d’un logement son certificat de conformité ? Simple, pas de prise de tête et si un faux document passe à travers les mailles, on ne tiendra pas Airbnb pour responsable si des efforts ont été menés pour l’éviter.
    Dans une société moderne on ne peut pas au nom du dieu dollar jeter toutes les législations, normes, réglementations à la poubelle parce que des petits malins ont trouvé le moyen de couper court et se gaver comme des cochons. Pendant ce temps l’économie réelle est en péril et de vrais entrepreneurs au milieu du guet. Le modèle de société que nous vendent Google, Tripadvisor, Uber, Airbnb ... n’est qu’un monde de comte de fées. A la fin ce sont toujours les mêmes cons qui paient, les gens normaux !

    Il y a du travail des 2 côtés, alors ;-)
    S’il est peut-être vrai que les 2/3 des hôtes de NY sont dans l’illégalité - cela n’a d’ailleurs pas été jugé - airbnb n’est pas envoyé devant le tribunal pour cette raison mais pour refus de communiquer toutes les données demandées. C’est peut-être jouer sur les mots, mais cela veut tout de même dire que, heureusement ou malheureusement, ce n’est pas le modèle airbnb qui est en cause aujourd’hui. La presse que j’ai lue semble claire sur ce point, même si elle évoque largement les problèmes que génère cette situation.
    Les hébergeurs et leurs logements ont aussi généralement une identification claire, tout comme les voitures et leurs chauffeurs. Les propriétés sont habilités à recevoir des habitants (on ne parle pas de taudis) et les hébergeurs habilités à vivre ou exercer aux US (ce ne sont pas des sans-papiers).
    Qu’airbnb demande le certificat de conformité du logement ne va pas empêcher les fraudeurs de frauder. Nous avons affaire à des personnes physiques ou morales qui ne respectent pas la loi et qui, pour ce faire utilisent le site airbnb comme outil. La responsabilité de l’outil a des limites.
    Je ne connais pas les obligations légales d’airbnb à NY, mais, apparemment, la requête de toutes ces données pose des questions légales et morales qu’airbnb souhaite clarifier. Vu les abus sur les données privées, je m’en réjouis.
    Airbnb, tout comme ebay pour la contrefaçon ou YouTube pour la propriété intellectuelle, doit faire des efforts pour freiner la fraude et, pourquoi pas, participer au système déclaratif. Attention cependant à ne pas leur faire endosser le rôle de contrôleur et de juge. Il faut surtout s’attaquer aux fraudeurs eux-mêmes et adapter les outils légaux et répressifs pour les contrer. Comme pour les usagers de la route, les autorités pourraient contrôler, effectuer des réservations et se présenter chez les hébergeurs, verbaliser fortement et médiatiser les pénalités. Nul doute que la presse s’en réjouira tout comme notre trésor public.
    Je suis aussi entrepreneur, con, au milieu du gué. Je vois notre société changer et en laisser plus d’un sur le bord de la route. Je vois ces groupes poser leurs pions et prendre contrôle de notre société alors que politiques et législateurs se préoccupent de leur prochaine ré-élection.
    Taper sur airbnb plaira votre lectorat, c’est surtout un bouc émissaire. Pourquoi ne pas vous attaquer à la cible ?

    Enfin, concernant les commissions demandées par airbnb pour son service, elles sont en grande partie présentées au visiteur (c’est vrai, un peu tard) avant de confirmer sa réservation. Il est alors à même de décider si ce service est rémunéré justement ou non. Pas mal quand beaucoup d’autres acteurs majeurs les cachent, parfois sous de gros mensonges.

    Pourquoi Airbnb ne devrait pas dévoiler le nom de ses membres et les sommes collectées quand on lui demande officiellement ? De quel droit une entreprise peut-elle décider seule que c’est normal de ne pas répondre à une demande officielle dans le cadre d’une enquête du procureur ou du fisc ? On marche vraiment sur la tête... ou alors il faut que 100 % des gens et 100 % des entreprises puissent répondre f--- à une demande officielle.

    A NY la sous-location est réglementée et n’est autorisée que pour des longs séjours : pour des courts séjours le propriétaire doit être présent, point barre. Ce n’est pas à Airbnb ni à quiconque de juger si la législation est bonne ou stupide. Si on n’est pas d’accord avec la législation, on vote et on la change. Pourquoi Airbnb devrait s’exonérer de se conformer aux lois en vigueur dans les villes où sont diffusées des annonces ? Avec un raisonnement comme celui là, n’importe qui peut vendre n’importe quoi n’importe où : de la drogue, des gens, des enfants... Il est donc normal qu’Airbnb se fasse taper sur les doigts s’il facilite l’illégalité.

    Pour info youtube se fout royalement des droits d’auteur et google de la propriété ou des marques.

    Dans d’autres domaines, celui qui apporte sa contribution à un fraudeur (ou un assassin) voit sa responsabilité engagée. Sur Internet c’est la foire la plus totale.

    Avec Internet on refuse de prendre le temps de réfléchir, d’analyser, on fonce tête baissée alors que dans d’autres domaines on applique le principe de précaution.

    Il y a un jour où il faudra réconcilier le vrai monde du monde virtuel de l’internet, ou disons plutôt les entreprises du réel et les gens d’un côté avec les entreprises du web de l’autre. Au rythme où tout se déroule, ce sont les mêmes qui paient et surtout qui paieront au profit des autres.

    Le monde d’aujourd’hui s’est construit doucement et on ne peut pas tout jeter à la poubelle pour faire plaisir à quelques petits malins. En tous les cas c’est une décision qui n’appartient pas à quelques individus mais à toutes et tous. C’est ce qui sépare la démocratie de la dictature

    y’en a marre de tous ces sites nord-américains qui ne respectent rien et qui sont tous liés aux services de renseignements américains (NSA). Où va notre liberté ? Quand les Etats vont-ils réagir ? US GO HOME

    Il semble qu’aux USA, mais aussi en France, il soit possible de mettre en cause une décision officielle et de demander à ce que le système judiciaire se prononce sur sa légalité. N’est-ce pas ce qui se passe ?

    Je peste aussi contre ces groupes qui prennent le contrôle. Mais s’ils continuent à prospérer, c’est qu’ils s’efforcent, avec une armée d’avocats, de fiscalistes et de lobbyistes, à rester dans et à utiliser au maximum le cadre des lois. C’est à cela qu’il faut s’attaquer si l’on veut résoudre les problèmes.

    Je râle que vous fassiez un article sensationnel exclusivement à charge sur airbnb sans critiquer les utilisateurs qui fraudent, sans reprocher le manque de contrôle des hébergeurs par les autorités, sans évoquer la jungle règlementaire inadaptée et sans parler de l’expérience fabuleuse qu’est l’hébergement chez l’habitant. Je souhaitais donc aussi évoquer ces autres aspect. C’est fait. Merci.

    Peu de lecteurs ayant probablement été jusque là, et étant passé dessus à l’instant, je me permet de copier ici l’information qu’airbnb donne aux hébergeurs dans l’extranet propriétaires :

    " Remarque à propos de votre législation locale
    Il est important que vous compreniez comment s’appliquent les lois dans votre ville.

    Certaines municipalités ont mis en place des législations qui restreignent le droit d’héberger des voyageurs à titre payant sur de courtes périodes. Ces textes font souvent partie des codes administratifs ou s’appliquant à certaines zones d’une ville. Dans de nombreuses municipalités, vous devez vous enregistrer, obtenir un permis ou une autorisation avant de publier votre annonce ou d’accepter des voyageurs. Certains types de réservations de courte durée peuvent même être interdits. Les autorités locales appliquent de façon très différente ces textes. Les sanctions peuvent comprendre des amendes ou toute autre mesure coercitive. Ces règlements peuvent prêter à confusion. Souvent, même les responsables locaux parviennent difficilement à les expliquer.

    Nous travaillons avec les gouvernements du monde entier pour clarifier ces règlements de sorte que chacun puisse les comprendre. En attendant, merci de vérifier la législation locale qui s’applique à votre logement avant de publier votre annonce sur Airbnb. En acceptant nos conditions générales et en mettant en ligne une annonce, vous vous engagez à respecter vos lois et réglementations locales."

    S’il y a une chose qui avance régulièrement c’est l’économie de marché.
    Les vieux pays ont beaucoup de difficultés à adapter leurs législations à la marche de l’économie,surtout lorsque celle ci se globalise et s’accélère grâce aux outils de communication.

    L’Uberisation de l’économie est en marche et chercher à édifier des barrages législatifs est vain.
    La protection des frontières est illusoire car il n’y a plus de frontières.

    Pour ce qui concerne Airbnb ,les hôteliers cherchent à constituer des lobbies de lutte mais ne se trompent ils pas ,au moins partiellement ,de cible ?
    La cible est elle Airbnb et ses clônes ou les législations ,normes et taxes galopantes qui empêchent les hôteliers patentés de travailler.

    L’hôtellerie professionnelle aura toujours ses clients et la concurrence des milliers de loueurs uberisés doit les inciter à adapter leur offre,à moderniser leurs outils et ils le font relativement bien,voire très bien.

    En revanche,un même effort de modernisation et d’imagination commerciale doit être effectué chez les législateurs/normateurs pour accompagner et ne pas entraver.Et ce n’est pas du tout dans leur culture !
    Les professionnels de l’hôtellerie seront d’autant plus actifs et concurrentiels face à l’armée des petits loueurs qu’ils auront les coudées plus franches pour se battre.
    Les associations de "défense" qui sont en train de fleurir devraient d’avantage s’attaquer à reconquérir leur liberté qu’a vouloir entraver celle de Airbnb.

    Benoit Aucouturier
    Hôtelier parisien

    "De l’humain, de la collaboration, de l’échange, de l’accueil, de l’hospitalité même, comme dirait... " pour reprendre le premier article
    on voit que cette personne n’a jamais voyager avec airbandb car en trois semaine aux etas unis et un changement de logement tous les 4 jours, je n’ai vu que des cadenas avec les clefs de l’appartement enferméez à l’interieur et aux mieux deux mexicaines entrain de faire le menages a la hates
    on vous vend de l’échange et de l’humain alors que vous achetez une prestation de location professionnelle
    essayez pres de Washington le airbandb harbor il y a quelque 1500 chambres !!!

 
 

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