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samedi 10 avril 2021

Sortie de confinement en vue, épisode 2 : les précisions de Jean Castex

 

Dans la foulée de l’allocution du Président de la République du 24 novembre, le gouvernement apporte des précisions pratiques concernant la sortie de ce 2e confinement.

Revoir la conférence de presse sur les mesures contre la Covid-19 avec les membres du gouvernement

Conférence de presse sur les mesures contre la Covid-19 (durée : 1 h 15 min 40 s)

Le calendrier

Rien de nouveau par rapport aux annonces du Président (voir ici) avec 3 dates clés :

  • 28 novembre 2020 : réouverture des commerces (protocole sanitaire renforcé) jusqu’à 21h maximum et assouplissement des mesures de confinement (rayon de 1km et 1h passant à 20km et 3h)
  • 15 décembre 2020 : transformation du confinement en couvre-feu de 21h à 7h sauf les nuits des 24 et 31 décembre, réouverture de certains lieux de culture : cinémas, théâtres, musées et surtout la possibilité de se déplacer librement
  • 20 janvier 2021 : réouverture des restaurants et des salles de sport

Les stations de ski

La douche est restée glacée pour les acteurs de la montagne qui ont appris que les stations pouvaient ouvrir mais pas les remontées mécaniques.

Le seul espoir qui subsiste est celui de la concertation promise entre les gouvernants de l’Union Européenne dont la Suisse ne fait pas partie : l’Allemagne et la France sont pour la fermeture pendant les vacances de fin d’année, l’Autriche est pour l’ouverture. A suivre...

Dans le contexte de la fermeture nationale des bars et restaurants, la vie nocturne en montagne perd beaucoup de son attrait habituel. On peut penser que la surcharge prévisible et habituelle des urgences par des « blessés » des activités de montagne dans un contexte Covid a pesé lourdement dans cette prise de décision. Il n’est pas inutile de se souvenir que le virus de la Covid-19 « adore » le froid.

Les aides concernant les hôteliers

Bruno Lemaire faisait ce matin le point des aides aux entreprises :

Les entreprises de plusieurs secteurs et qui ne sont pas fermées administrativement et qui ont perdu au moins 50% de leur CA auront des aides à hauteur de :

  • soit 10.000 € par mois
  • soit 15 ou 20% du CA du même mois 2019, soit une aide capée à 100.000 € 200.000 € (modifié le 29/11/2020)
    • 15% si la perte est comprise entre 50 et 69%
    • 20% si la perte est supérieure à 70%

Les entreprises en difficulté mais ne rentrant pas dans ces dispositifs pourront souscrire à d’autres fonds comme l’a évoqué Bruno Lemaire dans l’émission C à vous hier soir.

Passer la crise exige du sang froid des patrons

Avant même que le 1er Ministre ne s’exprime sur les détails techniques consécutivement aux annonces du Président de la République, on a pourtant pu lire des torrents de messages disant peu ou prou « les hôtels peuvent bien crever ». Ce n’est pourtant pas la 1re fois que la mécanique est la même :

  • le Président s’exprime de manière généraliste un jour J
  • le 1er Ministre rentre dans le détail à J+2 ou J+3

C’est également oublier un peu vite le travail des organisations patronales du secteur que la Covid a amenées à travailler ensemble et à parler d’une seule voix.

Lors de la prochaine annonce du Président de la République qui n’abordera pas TOUS les détails de TOUTES les mesures, il ne servira à rien de s’énerver et décrédibiliser une filière avec des mots parfois excessifs.

Les salariés des entreprises impactées attendent de leurs patrons qu’ils agissent avec sang froid en période de crise, pas comme des forcenés. Et pourtant, jamais l’alibi du « mes salariés » n’a autant été utilisé par des patrons du secteur alors que beaucoup d’entre eux pensent avant tout à leurs propres problèmes qui pour le coup sont réels : les salariés sont bien mieux couverts que beaucoup de patrons qui non seulement ne prennent pas ou peu de rémunération, mais risquent en plus de perdre leurs économies et leurs autres biens en cas d’activation de leur caution solidaire si leur entreprise périclite.

La psychologie de la pseudo-libération des français pour les vacances de fin d’année

Comme l’expliquait parfaitement Alain Bauer, professeur de criminologie et expert en gestion de crise, dans C dans l’air du 25 novembre (à partir de la 9e minute environ), le système de « stop-and-go » dans le contexte du démantèlement du système de santé après le H1N1 (antérieurement à 2017 NDLR) va sans aucun doute conduire en janvier à un 3e pic de contamination dont tout le monde, y compris le gouvernement, espère qu’il ne sera pas trop fort et n’obligera pas à reconfiner.

Lâcher du lest pour les vacances était psychologiquement essentiel pour que les français tiennent jusqu’au 15 décembre puis acceptent le couvre-feu pendant les vacances (hormis les 24 et 31 décembre) et ne relâchent pas les efforts des dernières semaines. Ce lest relatif, notamment celui des rencontres familiales et avec les amis à l’occasion de ces fêtes, conduira inévitablement à des contaminations : il n’y a pas besoin d’avoir fait de grandes études pour comprendre qu’il est essentiel que chacun prenne ses propres responsabilités. Tenir la montre du vaccin et de la remontée des températures, ce que n’aime pas le virus de la Covid, en mai ou juin est une course de fonds, ne l’oublions pas.

Le très probable futur scandale sanitaire des universités

En effet, des présidents d’universités exigent de leurs étudiants qu’ils passent leurs partiels de décembre en présentiel dans des amphithéâtres bondés, mal aérés et pour des durées de plusieurs heures : masque ou pas masque, 1 seul cas positif parmi 500 étudiants entassés dans un amphi mal aéré pendant plusieurs heures conduira forcément à des dizaines de contaminations, juste avant les fêtes, ce moment où les générations dont les plus âgées et les plus sensibles à la Covid se côtoient.
Un article d’El País d’octobre 2020 explique clairement les mécanismes de contamination en espace clos.
Il ne manque pourtant pas de grandes salles dans les villes universitaires (palais des congrès, hôtels, salles de réception, etc...) qui permettraient de délester les amphis en augmentant drastiquement le nombre de mètres carrés par étudiant. Cerise sur le gâteau, utiliser ces salles donnerait un peu de boulot à des salariés et intérimaires privés de revenus et dont certains ont du mal à survivre.

Conclusion

Qu’on le veuille ou non, il va bien falloir suivre le calendrier fixé par l’exécutif et qui est d’ailleurs proche de celui d’autres pays européens.

Il reste encore des situations particulières à résoudre et les organisations professionnelles sont votre accès au gouvernement.

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin... Il est donc essentiel de faire preuve d’unité et de solidarité, sans pour autant basculer du côté sombre de la loi.

#sortezcouvert

 
 
 
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