Vous êtes dans la rubrique : Associations - Politiques -Institutionne
mardi 11 août 2020

Le tourisme enfin libéré, sauf Paris et sa région

 

Le 1er Ministre l’a annoncé il y a quelques minutes : l’épidémie est « sous contrôle » ce qui permet de rendre à la liberté son statut de normalité et de rendre la restriction l’exception.

En métropole, la région Ile-de-France passe du rouge à l’orange, les autres régions rouges passent au vert

L’orange signifie quelques restrictions sur l’ouverture des hébergements de types village vacances, parcs de loisirs, camping et surtout les salles des restaurants et des cafés. Seules les terrasses des cafés et restaurants seront autorisées à ouvrir, toujours dans le cadre du respect de règles de distanciation et de port de masque.

L’outremer en général a des dispositions particulières plus ou moins contraignantes, tout particulièrement Mayotte, la Guyane ou les territoires du Pacifique.

La fin de la limite des 100 kms

La levée de cette restriction s’accompagne d’un message de prudence et n’a pas vocation à générer l’exode de millions de français sur les routes, dans les trains ou les avions.

Néanmoins c’est le préalable nécessaire au départ en vacances et weekends des français en France.

Les villages-vacances, les campings, les centres de loisirs, les bars et les restaurants en zone verte peuvent ouvrir au 2 juin

C’est une excellente nouvelle pour le tourisme en général.

Bien évidemment des règles strictes demeurent en matière de distanciation et de port du masque, tout particulièrement en environnement clos : 1 mètre de distance entre les tables, 10 personnes maximum par table, port du masque obligatoire pour le personnel mais aussi pour la clientèle quand elle se déplace.

L’accumulation des contraintes d’hygiène mais surtout de traçabilité accélèrent la digitalisation

Pour les restaurants, les initiatives de cartes jetables ou de cartes consultables sur smartphone par le biais d’un QR-Code sont nombreuses : plus d’une douzaine de communiqués sont parvenus à TH en ce sens, par exemple www.safe-menus.com.

Pour les hôtels, les consignes de sécurité et d’hygiène ont complexifié les procédures de ménage et de contact. Si ce virus pouvait mettre fin à l’aberration des entreprises de nettoyage qui font régulièrement les gros titres, y compris dans de grandes maisons, ce serait une avancée indéniable. Côté hygiène, les applications et outils digitaux dédiés à la gestion des étages sont de vrais plus car ils permettent une traçabilité et évitent au personnel de traverser des zones désinfectées pour aller chercher ses consignes. Côté contact client, il paraît évident à toutes et tous que tout ce qui permet de limiter le contact physique avec le client est à favoriser. Mais avant d’avoir des clients, il va falloir aller les chercher et sur ce point, les outils digitaux de marketing et de pricing intelligents permettront de faire la différence. (Voir ou revoir Hôteliers & prestataires technologiques sont dans le même bateau)

Les labels en hôtellerie

On ne peut que déplorer l’absence d’un consensus global d’hygiène par l’ensemble des grandes chaînes hôtelières mondiales auquel auraient pu se greffer les indépendants. Elles n’ont pas su se mettre d’accord pour annoncer en même temps qu’elles cessaient d’utiliser des pailles en plastique (voir ou revoir Les grandes chaînes hôtelières atteintes de panurgisme) alors parler d’une même voix de l’hygiène aurait été utopique.

Néanmoins, vu la cacophonie des « recommandations », chaque groupement ayant choisi la propre liste, sans oublier les opportunistes qui ont sauté à pieds points dans la création de pseudo labels d’hygiène, le client sera fatalement au mieux inquiet, au pire perdu.

Hotelbeds a récemment annoncé la création du critère « Safe Stay » dans les outils mis à disposition de ses revendeurs.

Pour l’instant TripAdvisor, Booking, Expedia ou Google sont restés discrets sur le sujet. Il ne fait aucun doute que la puissance de leur marque et la confiance de LEURS clients les poussera à prendre la place de « juge de paix » laissée vide par cette guerre d’égos très masculine.

Conclusion

Les quelques hôtels déjà ouverts constatent un afflux plus important de réservations directes, souvent par téléphone. C’est gérable tant que la demande est limitée. Là où les volumes vont monter, par exemple sur le littoral, passer 30 minutes par téléphone puis faire un ou deux longs emails à chaque client va vite devenir compliqué à gérer. Les premiers qui prendront le rôle de « juge de paix » reprendront leur place d’intermédiaire.

C’est quand même couillon de ne pas avoir anticipé ce qui était pourtant une évidence !

 
 
 
Dans le cadre strictement privé (voir les CGU) de la reproduction partielle ou intégrale de cette page, merci d’insérer la marque "TendanceHotellerie" ainsi que le lien https://suiv.me/13549 vers sa source ou le QR Code accessible à l'adresse https://suiv.me/13549.qr. Voir le mode d'emploi.
 
 

 
 
 

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

 
 
Si vous pensez que TendanceHotellerie.fr a toute sa place dans le paysage de l’hôtellerie francophone, n’hésitez pas nous soutenir. C’est simple et (...) En savoir plus »
Nous avons la volonté de faire correspondre ce webzine à vos attentes. Nous sommes très intéressés de recevoir vos avis et suggestions pour (...) En savoir plus »
Faire de la publicité ?  Vous voulez annoncer sur TendanceHotellerie ? Nous proposons aux fournisseurs de services, solutions et produits à destination de l’hôtellerie de (...) En savoir plus »