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vendredi 24 mars 2017

Selon le consensus d’un panel d’experts, les essuie-mains sont la manière la plus hygiénique de se sécher les mains, par ETS

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Les professionnels de l’horeca devraient proposer des essuie-mains dans leurs sanitaires pour offrir aux clients une protection maximale contre l’infection, dit un panel de scientifiques européens.

D’éminents microbiologistes et hygiénistes hospitaliers européens* ont publié une déclaration de consensus tendant à prouver que l’utilisation d’essuie-mains est associée à la présence, sur les mains et dans les sanitaires, d’un nombre de microbes inférieur à celui lié à l’usage de sèche-mains à air chaud ou à air pulsé. La déclaration de consensus prodigue des conseils avisés pour les restaurants, les hôtels et l’ensemble des professionnels du secteur de l’hébergement et du tourisme, désireux de proposer un environnement sanitaires qui assure le meilleur service aux clients et aux hôtes, tout en respectant les normes d’hygiène les plus élevées.

Les six experts, issus des centres hospitaliers et universitaires de Belgique, d’Allemagne, d’Italie, de Suède et du Royaume-Uni, ont approuvé un consensus en huit points - Hand drying : an important part of hand hygiene : Le séchage des mains : élément important de l’hygiène des mains. Conclusions dégagées par un panel de scientifiques européens lors de sa réunion du 20 mars 2013
- L’importance du lavage des mains dans la prévention de la propagation des infections est largement reconnue par le monde scientifique. Leur séchage en revanche a fait l’objet de beaucoup moins d’attention.
- Certains microbes restent sur les mains après que celles-ci ont été lavées, et ils sont plus faciles à propager si les mains ne sont pas convenablement séchées.
- Un séchage approprié des mains complète le geste d’hygiène en réduisant le risque de transmission de microbes.
- Les méthodes de séchage des mains généralement disponibles dans les sanitaires publics sont fondées, soit sur le principe de l’absorption de l’eau (essuie-mains en papier et en textile à usage unique), soit sur celui de la dispersion de celle-ci par plusieurs moyens (sèche-mains à air chaud, sèche-mains à air pulsé).
- Divers éléments tendent à prouver que l’utilisation d’essuie-mains est associée à la présence, sur les mains et dans les sanitaires, d’un nombre de microbes inférieur à celui lié à l’usage de sèche-mains à air chaud ou à air pulsé.
- Les sécheurs à air chaud sont moins efficaces pour sécher les mains que d’autres méthodes. Des mains humides sont plus susceptibles de propager les microbes.
- Les sécheurs à air pulsé sont particulièrement susceptibles de propager les microbes parce qu’ils soufflent des mains, de l’eau porteuse de microbes. Ces microbes pourraient contaminer à la fois l’utilisateur, d’autres personnes et les sanitaires environnants.
- Ces points ont des implications pour la prévention de la prolifération des microbes et des infections potentielles, tout particulièrement dans les installations où l’hygiène est très importante. Par conséquent, le choix des méthodes de séchage des mains devrait prendre en compte le risque de contamination des mains, des autres personnes ou de l’environnement.

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Ce document met en évidence l’importance du séchage, après un lavage minutieux des mains, et il fait remarquer que les sèche-mains à flux d’air à grande vitesse soufflent des mains, l’eau porteuse de microbes susceptibles de contaminer d’autres personnes présentes dans les sanitaires. Les six scientifiques ont examiné un large corpus de documents tirés de la littérature scientifique, ainsi que les études parrainées par l’European Tissue Symposium, en particulier celles entreprises par Eurofins-Inlab, en Allemagne, et l’Université de Westminster, en Grande-Bretagne.**

« Selon les résultats que nous avons examinés, il apparaît qu’un risque supérieur d’exposition aux microbes pourrait être associé à certains types de sèche-mains. Un niveau accru de contamination microbienne a été constaté sur et derrière les sèche-mains à air, particulièrement ceux à air pulsé. Ces constatations ont des implications pour la prévention de la prolifération des microbes et des infections, et elles pourraient aussi avoir des répercussions bénéfiques d’un point de vue économique en contribuant à éviter des maladies et à diminuer l’absentéisme », a déclaré Marc Van Ranst, professeur de virologie et chef du Département de Microbiologie et d’Immunologie à l’Université de Leuven, en Belgique, et l’un des experts ayant validé la déclaration de consensus. « Nous appelons instamment à ce qu’elles fassent l’objet d’études plus approfondies par le secteur de l’horeca et au-delà. » (Si vous désirez voir la vidéo avec le Professeur Marc Van Ranst cliquez ici)

L’hygiène des mains est reconnue comme la mesure normalisée la plus importante pour prévenir la contamination croisée ou la transmission d’infections nosocomiales, c’est-à-dire contractées dans un établissement de santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’utilisation d’essuie-mains à usage unique dans son affichette sur l’hygiène des mains. Il est à espérer que la déclaration de consensus va inciter à la poursuite des recherches et orienter les politiques applicables en matière d’hygiène des mains. Cet effort inclurait également le secteur de l’horeca, aussi bien dans les stades de sports, les écoles et les aéroports que dans les cafés, les restaurants et les hôtels, où l’hygiène manuelle est d’autant plus cruciale que des travailleurs sont impliqués dans la préparation d’aliments.

« Un papier hygiénique absorbe l’eau et les micro-organismes », dit Roberto Berardi, président de l’European Tissue Symposium. « Il est essentiel que les sanitaires proposent une méthode de séchage des mains qui réduise au maximum le risque de recontamination des mains tout en évitant de souffler des microbes sur la personne, sur autrui et sur les surfaces environnantes », conclut-il. « Ce consensus scientifique est une étape importante en soutien de nos efforts visant à promouvoir les essuie-mains à usage unique en tant que solution de séchage des mains la plus hygiénique. »

*
Professeur Silvio Brusaferro, DM, Professeur de santé publique, Université d’Udine, Italie
Professeur Bertil Kaijser, DM, Professeur et Consultant senior en bactériologie clinique, Université de Sahlgrens, Suède
Dr Ralf Kämmerer, Expert senior chez TÜV Rheinland, Allemagne
Keith Redway, Senior Academic en microbiologie, département des sciences biomédicales, Université de Westminster, Royaume-Uni
Prof. Dr Marc Van Ranst, Professeur de virologie et chef du Département de Microbiologie et d’Immunologie à l’Université de Leuven, Belgique
Professeur Mark Wilcox, DM, Consultant en microbiologie au centre hospitalier Leeds Teaching Hospitals, Royaume-Uni, Professeur de Microbiologie médicale à l’Université de Leeds (Leeds Institute of Molecular Medicine), et chef de travaux sur le Clostridium difficile à l’Agence britannique de la santé publique (Public Health England).

**
http://www.europeantissue.com/hygiene/scientific-literature-on-hygienic-hand-drying/

Méthodologie :
Le consensus scientifique a été atteint après examen approfondi de nombreuses sources, y compris des études commanditées par ETS auprès de l’Université de Westminster, Royaume-Uni, 2008, sur le décompte microbiologique sur les mains, et d’Eurofins-Inlab, Allemagne, 2012, sur le décompte microbiologique sur les sèche-mains et les sols. Les principales conclusions sont les suivantes :
Décompte microbiologique sur les mains :
• Après lavage et séchage des mains par le sécheur à air chaud, il a été constaté que le nombre total de bactéries augmentait en moyenne de 194 % sur la pulpe des doigts et de 254 % sur les paumes.
• Le séchage par sécheur à air pulsé résultait en une augmentation moyenne du nombre total de bactéries de 42 % sur la pulpe des doigts et de 15 % sur les paumes.
• Après lavage et séchage des mains à l’aide d’un essuie-mains en papier, le nombre total de bactéries avait diminué en moyenne de 76 % sur la pulpe des doigts et jusqu’à 77 % sur les paumes.
Décompte microbiologique sur les sèche-mains :
• En moyenne, l’utilisateur d’un sèche-mains à air pulsé est susceptible d’être exposé à 1 000 fois plus de micro-organismes que celui utilisant distributeur d’essuie-mains en papier.
• En moyenne, l’utilisateur d’un sèche-mains à air pulsé est susceptible d’être exposé à environ 800 fois plus de staphylocoques potentiellement plus nocifs que celui d’un distributeur d’essuie-mains en papier.
• Plus de la moitié des sèche-mains à air pulsé étaient contaminés par des coliformes, alors que l’examen des distributeurs d’essuie-mains en papier n’a permis d’en trouver aucun.
Décompte microbiologique sur les sols :
• Les sols sous les sèche-mains à air pulsé présentaient en moyenne des niveaux de contamination 20 fois supérieurs à ceux des sols situés sous les distributeurs d’essuie-mains en papier.
• Les sols sous les sèche-mains à air pulsé présentaient en moyenne des niveaux de staphylocoques 27 fois supérieurs à ceux des sols situés sous les distributeurs d’essuie-mains en papier.
• Des coliformes (une classe de bactéries présentes dans les matières fécales) ont été détectés dans 46 % des échantillons prélevés sur les sols situés sous les sèche-mains à air pulsé, alors que 10 % seulement des échantillons prélevés sur les sols situés sous les distributeurs d’essuie-mains en papier contenaient des coliformes.
• Le sèche-mains à air pulsé, qui souffle des flux d’air hors de l’appareil à une vitesse annoncée de 692 km/heure, s’est révélé capable de propulser des micro-organismes provenant des mains et de l’appareil jusqu’à 2 mètres de distance, entraînant la contamination potentielle des autres utilisateurs des sanitaires et des surfaces environnantes. L’utilisation d’un sèche-mains à air chaud a pour effet de propager les micro-organismes jusqu’à 0,25 mètre de l’appareil. Les essuie-mains ne provoquent aucune prolifération significative de micro-organismes.

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